Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 est un film de 2017, avec des incrustations d’images de synthèse. Il peut y avoir plusieurs évènements en même temps. La première séquence nous montre la Terre en 1980, puis on reviendra 34 ans plus tard. Qualité impressionnante, images bluffantes, bonne immersion (le premier combat est vraiment incroyable dans l’immersion). Rythme souvent rapide, beaucoup de personnages et de situations qu’il faut réussir à intégrer en peu de temps (surtout si vous n’avez pas vu le premier film), les amateurs de Marvel vont y trouver leur compte, les autres vont devoir faire des efforts pour s’accrocher. Ellipses. Comme d’habitude dans les productions Marvel, à la fin du générique une scène supplémentaire ( même qu’ici, il y en aura cinq en tout). Caméo de Stan Lee.

MESSAGES

Combattre

Les Gardiens doivent se battre, ils ripostent plus qu’ils attaquent et l’on va se retrouver à apprécier lorsqu’ils dominent. Des situations où des personnes se font blesser, tuer, et l’on peut se retrouver à apprécier cela, parfois même en rire. La musique peut être utilisée pour procurer un effet de décalage. Sacrifice de soi. Yondu va sauver Quill et mourir dans l’espace après lui avoir donné le matériel pour survivre. Quill accepte de perdre ses pouvoirs divins pour tuer ce père qui voulait détruire toute chose. Un bon combattant est un combattant qui risque sa vie pour son objectif.

Équipe

On nous montre plusieurs personnes fonctionnant ensemble, plus que des amis, ils vont se considérer comme une famille. Coopération. On nous montre un groupe qui sait qu’il doit fonctionner ensemble pour bien réussir. Règle. Pour faire partie d’un groupe, il faut en accepter les règles. Appartenance. Importance de faire partie d’un groupe, regretter ses actions lorsque l’on modifie trop son groupe en osant faire des critiques, besoin de réparation. Rédemption.

Dispute

Jouer au dur, ne pas pouvoir montrer son coeur et aller dans le sarcasme, les vannes. On voit des conflits dans le groupe, surtout à cause de Rocket qui doit régler son agressivité. Vouloir être le meilleur et prendre le commandement. Agressivité. Intéressant de constater que celui qui se montre agressif (Rocket est celui qui utilise le plus les armes, mais Gomora ou sa soeur Nebula ne sont pas en reste), a des choses à régler, une souffrance qui provient de l’enfance, avec une mauvaise estime de soi en lien avec les parents, le besoin d’être apprécié. Un travail est nécessaire sur son mauvais caractère.

Fratrie

Nebula ose avouer qu’elle avait besoin de sa soeur et qu’elle s’est perdue dans des histoires de confrontation où Gamora gagnait tout (ce qui a créé des problèmes dans le lien au père). Le parent a une responsabilité dans le lien entre deux enfants. Importance de se faire un hug.

Amour parental

Différents héros ont des choses à régler avec leurs parents. Quill va retrouver son père et espérer qu’il s’occupera enfin de lui. Adoption. Quill reconnait Yondu comme son père adoptif (il comprend qu’il a toujours voulu le protéger), ce que l’on recherche est devant nos yeux (pas besoin d’aller chercher notre parent biologique, l’adoptant est déjà bien). Il réalise comme il a pu être compliqué en étant adolescent (surtout avec la scène postgénérique qui nous montre un Groot ado). Amour. La force de l’amour est plus puissante que l’intellect ou que la force brute, c’est en utilisant son coeur que Quill retourne la situation (en fait il revit ce qui l’a fait souffrir et cela lui décuple la force).

Quête identitaire

Le père de Quill explique comment il a compris ce qu’il avait à faire de son existence, on voit bien qu’un méchant est centré sur lui tandis qu’un héros va penser aux autres.

Totalitarisme

On critique un peuple centré sur lui-même avec une monarchie incapable. On critique le grand méchant qui veut tout dominer.

Intérêt pour l’autre sexe

On voit bien des personnages être intéressés par l’autre sexe (ou pas, Drax est proche de vomir quand il s’imagine avec Mantis). Timidité. Pas facile pour Gamora d’oser concrétiser son amour avec Quill (et petit moment gênant quand Mantis révèle que l’homme est bien amoureux d’elle).

Mignon

Avec Groot devenu une petite pousse, on joue la carte du mignon durant tout le film.

Abandon

Difficile de vivre avec le sentiment d’avoir été abandonné. Difficile de laisser tomber un ami, mais c’est un choix qui peut être fait pour sauver les autres.

Vantardise

Avec la race des Souverains, on nous montre des Aliens dorés qui se considèrent comme les meilleurs, se sentent dominants.

Vol

On n’a pas vraiment de problème à revaloriser le vol. On voit Rocket, un des héros, se permettre de voler, ils seront poursuivis par les propriétaires et ne se demandent pas vraiment s’il faut rendre ce qui a été volé. On confrérie de combattants montrés comme presque sympathiques et intègres sont en fait des voleurs.

Jeu vidéo

Un peuple utilise des vaisseaux pilotés par ses habitants qui restent tranquillement à la maison.

Importance de la musique

On voit le héros prendre du plaisir, danser en écoutant de la musique. Des chansons des années 70 – 80 bien rythmées, avec des textes parfois en lien avec ce qui est montré. Copies illégales. La copie sur cassette est une petite critique aux copyrights, amusant pour un Blockbuster (et quand le walkman est détruit, on lui donne un mp3 avec 300 titres, pas certain qu’ils aient été payés).

Mort

Besoin de faire une cérémonie lorsqu’une personne appréciée meurt (pour tous les autres décédés durant le film, ils ne méritaient rien). Enterrement où on peut reconnaitre ce qui est bon chez l’autre, importance que la communauté soit présente (ici les Ravageurs sont venus rendre un dernier hommage à celui qui est réintroduit post-mortem, au groupe). À notre mort on finit en poussière.

Ouverture sur l’autre

Ici pas de racisme, on voit des héros qui fricotent avec des personnes d’autres planètes, d’autres couleurs, d’autres races. C’est les méchants qui veulent la suprématie de leurs races, et ils seront punis à la fin (Ego va perdre la vie et les Souverains perdre toutes les batailles).

Naïveté

Certains personnages n’ont pas les codes pour comprendre comment parler avec les autres. Que cela soit Drax qui est trop dans son monde ou Mantis qui n’a jamais communiqué avec des gens, leur décalage est bien flagrant (on ne peut pas dire ce que l’on ressent, il faut avoir un certain Surmoi).

Geek

Pour ceux qui aiment Pac-man ou K200, il y aura plein de références autour de cette époque.

Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2

Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2

SCÈNES DIFFICILES

Mises en danger

Nombreux combats, avec différentes armes (lasers de toutes sortes, énergie, flèche téléguidée, canon, décharges), des corps à corps qui peuvent être violents et impressionnants. Dans le premier combat avec un monstre tentaculaire, Drax se fait avaler pour le combattre de l’intérieur, on suit le petit Groot qui écoute de la musique pendant que ses compagnons se font cogner en arrière-plan. Gamora parvient à ouvrir la créature de part en part, c’est assez dégoutant. Les héros dans leur vaisseau se font tirer dessus, la race des Souverains va vouloir s’en prendre à eux jusqu’à la fin du film, ils disent vouloir tirer pour tuer, le vaisseau se fait de plus en plus détruire, Drax va sortir de l’appareil suspendu à un câble pour abattre les ennemis. Devoir traverser un champ d’astéroïdes. Atterrissage en catastrophe dans une forêt. Les Ravageurs entourent de nuit le vaisseau où se trouvent uniquement bébé Groot, Rocket et leur prisonnière, ils sont nombreux et armés (mais vont se faire rétamer par les pièges de Rocket, c’est presque jouissif de voir ces hommes se faire électrocuter, brinqueballer en l’air, descendre). Rocket et Yondu sont mis hors service par Nebula par deux tirs bien placés. Gomora voit le vaisseau de sa soeur qui lui tire dessus, elle doit fuir, tente de se cacher dans une grotte, mais Nebula lui fonce contre avec son appareil et finit par se crasher au fond, notre héroïne récupère une grosse pièce d’artillerie pour la canarder, le vaisseau risque d’exploser elle va la sauver, mais cela ne lui fait pas changer d’idée, elle continue de vouloir la tuer. Quill est embroché par de l’énergie, son visage est marbré, son père lui détruit son précieux walkman, son pouvoir est drainé et fait grandir les plantes sur toutes les planètes, elles déclenchent une sorte d’ectoplasme qui ravage tout et provoquent des moments de panique dans la population (scène tendue avec une mère qui tente de protéger son enfant). Le vaisseau s’écrase sur Ego, mais celui-ci se recompose. Sacrifice de Nebula qui est électrifiée et qui fait exploser les vaisseaux ennemis, mais l’appareil des héros se détruit et Gamora craint pour la vie de Quill. Gamora tombe en bas d’un précipice, sa soeur va l’aider. Tout semble se détruire, tremblement et déflagrations. Les héros sont tous en difficulté lors du combat contre Ego, Quill tombe inconscient, blessé sur le sol (on voit un peu de sang au visage). Le vaisseau est envoyé sur Drake par l’énergie, il parvient à s’en sortir, mais tout en portant Mantis inconsciente il se fait ensevelir, Gamora et sa soeur sont incorporés à une falaise qu’elles tentaient de remonter, Yondu a sa flèche détruite et hurle enseveli sous des pierres, larme de bébé Groot compressé dans sa caverne. Quill est transpercé de toute part par l’énergie. Gros combat au corps à corps avec des coups violents.

Malaise

Rocket se permet de voler ceux qui les avaient engagés, ça le fait plutôt rire. Yondu est rejeté par un des chefs des Ravageurs qui lui renvoie bien qu’il a été radié du groupe vu qu’il avait osé s’en prendre à des enfants. Petit sursaut lorsqu’une grosse araignée est écrasée sur un arbre (puis beurk quand elle est ensuite dégustée). Nebula veut tuer sa soeur et démembrer son père. On commence à craindre que toutes les bonnes paroles du père de Quill cachent quelque chose. Rocket demande au vaisseau de se déplacer trop loin, les corps des passagers se déforment, on peut craindre un problème. Quill apprend que c’est son père qui a injecté la tumeur à sa mère, de rage il lui tire dessus. Les héros allaient détruire le coeur d’Ego, mais l’armada des Souverains apparaît et ils doivent fuir. Pour faire exploser le coeur d’Ego, c’est le baby Groot qui doit enclencher la bombe et il n’y comprend pas grand-chose et risque d’enclencher le bouton explosion directe et tuer tout le monde. Gamora est électrocutée par Rocket pour qu’elle n’aille par mourir en allant sauver Quill.

Visuel effrayant

Nombreux monstres visuellement impressionnants de réalisme. Le gros monstre tentaculaire de la deuxième scène, avec grosse bouche avec plusieurs dents. Ego squelette qui a sa chaire qui se recompose. Sorte de petites bestioles rats d’une autre planète.

Maltraitances

Le père de Quill va expliquer à son fils que c’est lui qui a injecté la tumeur à sa mère, pour ne plus être tenté de la rejoindre, pour continuer de focaliser sur son plan. Yondu se retrouve destitué de son poste de capitaine, un moment particulièrement horrible ou son équipage est décimé (un homme est trainé à terre, il le supplie de l’aider, il sera envoyé dans l’espace sous les rires de ses bourreaux, on voit bien l’effet du vide qui tue par le froid). Bébé Groot est bien maltraité par un méchant Ravageur, on lui impose leur costume, il se fait marcher dessus, on lui verse de l’alcool sur la tête, on ressent bien cette violence contre ce petit (on le retrouve ensuite hagard) (il va se venger en tuant l’homme qui était le plus agressif avec lui). Ego a inséminé plusieurs femmes, créé plusieurs enfants pour qu’ils puissent servir à son projet, on retrouve leurs squelettes, car cela les a tous tués, cela ne lui a pas spécialement posé un problème de tuer ses enfants, il va s’en prendre à Quill qu’il veut utiliser comme pile et qu’il transperce d’énergie pour le pomper. Rocket qui doit laisser Quill à son sort. Tristesse. Forcément ces moments provoquent aussi de la tristesse.

Mort

On tue beaucoup de personnages. Quand ce sont des méchants, on peut se retrouver à apprécier cela, parfois même en rire (et pourquoi ne pas le faire en musique, c’est plus cool). Le pouvoir de se défaire de ses adversaires, c’est jouissif. Quand c’est un gentil, c’est triste (et quand c’est un méchant papa, c’est un peu pas clair). La mort de Yondu qui déclare son amour paternel à Quill est plutôt dure, il finit par périr dans l’espace après avoir donné l’unique matériel de sauvetage à son fils adoptif, on voit ses yeux se geler, souffrance de Quill, c’est glauque.

Beaucoup d’allusions sexuelles

Si c’est moins présent que dans le premier film, Quill est toujours autant chaud, mais ça reste dans des paroles (une souveraine aimerait bien bénéficier des cours de sexualité qu’il pourrait lui offrir) ou dans un visuel décalé (la bande des Ravageurs sont dans leur lupanar galactique, remplie de prostituées, on voit Yondu qui attache son pantalon et derrière lui une femme avec peu d’habits (mais ce n’est pas un problème parce que ce juste une cyborg).

Moquerie

On joue avec le positionnement de Drax qui donne son avis sans aucune retenue, mais il est souvent décalé et ça rend son discours plutôt risible, on va rire de sa parole, de ce qu’il ose affirmer (lorsqu’il parle de ses gros cacas, lorsqu’il traite une demoiselle de moche, lorsqu’il montre son plaisir sur des éléments décalés) (un personnage qui dézingue finalement aussi les autres, sous ses airs de chic type, il apporte beaucoup de dénigrement). On nous montre un vilain Ravageur qui suce son pouce en dormant. Rocket sait bien utiliser le nom de l’autre pour s’en moquer (Taserface devient ainsi risible). Un des Souverains reste seul et peut détruire le vaisseau des héros, mais il échoue et est dénigré par ses camarades. Bébé Groot ne comprend pas vraiment ce qu’on lui demande, il se trompe souvent.

VOCABULAIRE

Quelques vulgarités (j’en ai rien à battre, abrutis, crétin, bâtard, enflure, …). Une musique bien présente, avec les paroles des titres qui sont bien écoutées. Une musique bien présente, avec les paroles des titres qui sont bien écoutées.

Une succession de mises en danger et fuite en tout genre, avec une bonne dose d’humour, idéal pour les amateurs du genre qui vont bien retrouver l’ambiance du premier film (mais pour les enfants il faudra attendre un peu, la violence y est bien présente et le scénario est plutôt bien complexe et les images vraiment immersives). Placement de produit (ou référence culturelle, à vous de voir). Dans les scènes post générique, on doit fouiller pour comprendre que l’on continue de parler des gemmes (l’Adam créé par la souveraine des Souverains va certainement posséder la gemme de l’âme).

Marvel a une série de films qui font partie d’un même univers. Certains sont un peu en parallèle des autres et peuvent se voir indépendamment, mais d’autres reprennent des personnages et d’anciennes intrigues. Ils sont disposés ici dans l’ordre de leur sortie au cinéma. Iron Man. L’incroyable Hulk. Iron Man 2. Thor. Captain America : First Avenger. Avengers. Iron Man 3. Thor : Le monde des ténèbres. Doctor Strange. Captain America : Le Soldat de l’hiver. Les Gardiens de la Galaxie 1 et le 2, et la série animée. Avengers : L’Ère d’Ultron. Ant-Man. Captain America : Civil War. Des séries ont été déclinées à partir de ces films, c’est Agents of S.H.I.E.L.D. et Agent Carter.

En dehors de ces films, il existe de nombreuses séries animées qui sont centrées sur ces héros Marvel. Avengers, l’équipe de super héros. Iron Man. Iron Man: Armored Adventures. The Super Hero Squad Show. On peut aussi trouver des films d’animation. Avengers confidential. Hulk vs Thor. Hulk vs Wolverine. Iron Man, l’attaque des Technovores. Next Avengers. Planet Hulk. Thor et Loki, frères de sang.

Et il existe aussi des films sur Spiderman et les X-Mens, mais qui ne sont pas directement liés au même univers (on découvre un nouveau Spiderman dans Civil War, il va pouvoir maintenant faire partie de la franchise).

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