L’empereur

L’empereur

À partir de 6 ans

L’empereur est un film documentaire animalier Disneynature sorti en 2017. On va nous montrer des parents qui s’occupent d’un enfant, on joue avec les flash-back qui seront nombreux dans ce documentaire. Des images impressionnantes, on est vraiment proche de ces animaux et les paysages de glace d’Antarctique sont magnifiques. Le rythme est le plus souvent lent.

MESSAGES

Manchot

Découverte de cet animal qui vit en communauté. Beaucoup d’images de lui. Si on le connaît sur terre, c’est surtout dans l’océan qu’il est le plus à l’aise.

Nature

Peu de discours écologiques, mais on nous présente un espace sans humains. On ne peut que se décentrer face à cet animal qui est parvenu à fonctionner dans un monde froid. Mer. Durant quelques images, on nous montre ce qui se trouve dans l’océan, des créatures marines étranges, une certaine tranquillité (ce n’est vraiment pas long). Contemplation. Il y a une certaine poésie et tranquillité dans ces images.

Famille

De l’apparition de l’oeuf à la gestion de l’enfant, on explique bien comme les parents s’occupent bien de leur progéniture. Être attentif à l’oeuf, mettre de l’énergie pour retrouver son poussin. Couple. Un mâle et une femelle qui se mettent ensemble. Ils se plaisent et ont un rapport sexuel (subtilement expliqués, les plus jeunes ne comprendront pas forcément). Un couple qui se sépare lorsque le bébé est suffisamment grand. Le père reste seul avec lui. Bébé. On nous montre le bébé manchot, puis son nouveau plumage. Cycle de la vie. Avec les petits qui vont pouvoir reproduire ce qu’ont fait leurs parents (« si on le veut bien », la seule phrase un peu écologique se pose à la fin du documentaire).

Protection parentale

Des parents qui s’occupent bien de leur rejeton. Don de soi. Avec un parent qui est capable d’offrir de la nourriture alors qu’il n’a pas mangé depuis 4 mois.

Parentalité

Avec une compagne qui part à la recherche de nourriture pendant que le mâle garde l’oeuf et fait naître l’enfant, un couple parental qui se partage bien le travail sans stéréotype (en dehors du titre, Empereur, qui est plutôt orienté vers le mâle).

Autonomie

L’étape du poussin qui va se retrouver seul. Ils vont rester en groupe, puis oser plonger dans l’océan même s’ils ignorent tout de ce qu’ils vont y découvrir.

Persévérance

Il ne faut pas abandonner. On suit l’exemple de parents qui vont jusqu’au bout (c’est aussi une question d’expérience). Se dépasser. Par l’exemple, on nous montre la force d’un animal qui dépasse les limites de ce qu’il semble possible de subir (en tout cas on réalise qu’un humain serait mort depuis bien longtemps dans leur environnement). Une histoire de survie.

Force

On ne peut que reconnaître la performance de cet animal. Ceux qui parviennent à faire grandir le poussin

Force du faible

Il faut se méfier des apparences. Un animal à la démarche plutôt gauche se montre impressionnant sous l’eau.

Transmission

On s’interroge sur comment ces animaux apprennent des choses, car il ne semble pas toujours y avoir de transmissions.

SCÈNES DIFFICILES

Mises en danger

Dès le début du film, le narrateur explique comme c’est compliqué pour le parent de gérer son enfant (devoir retrouver son enfant parmi tant d’autres. Un embryon qui risque de mourir dans l’oeuf s’il reste trop longtemps sur le sol gelé. « On n’imagine pas tout ce qu’ils ont vécu » (avec une grosse tempête où on les voit bien dans le froid, vers les -40°, sans avoir mangé depuis quatre mois). Des poussins laissés seuls, crevasse, vent ou froid et surtout les pétrels géants qui tournent autour (on les entend crier, puis s’approcher avec tous les petits qui tentent d’échapper, on en voit bien un qui se fait donner un coup de bec). Le couvercle de la banquise empêche au manchot de refaire surface, on peut avoir l’impression qu’il a du souci pour aller rechercher de l’air. Le bébé doit passer par-dessus des failles, on en voit un tomber à l’eau, on craint qu’il ne parvienne pas à remonter sur le bord, il est tout mouillé, on entend ses cris.

Malaise

On voit un oeuf qui est cassé au sol, on peut avoir l’impression d’y voir un embryon mort. On nous dit clairement qu’il y a eu beaucoup de morts chez les poussins. On a l’impression de voir partir le père du poussin dans une position triste (selon ce que dit le narrateur et la musique un peu triste, on peut penser qu’il part vers la mort, le dernier voyage). Scène où une autre espèce de manchot vient embêter les jeunes, on en voit un se faire pincer.

Tristesse

On nous dit que certains adultes pas assez expérimentés abandonnent leurs oeufs.

LANGUAGE

Classique. Ton calme, le narrateur ne parle pas tout le temps.

De belles images, mais dans ce documentaire, on nous parle beaucoup de la souffrance de ces animaux, et comme ils font des efforts, ils risquent leur vie (et on joue beaucoup sur le risque de perdre son enfant). Si ces difficultés n’étaient pas tellement présentes, on aurait pu mettre un âge moins élevé. Certains passages pourront paraître longs, monotones, pour les enfants qui ont l’habitude d’un rythme rapide et avec les nombreux retours en arrière, le temps n’est pas évident à suivre pour un plus jeune. Si vous pensiez que les manchots allaient retrouver leur nom, eux qui ont si souvent été traités de pingouins, ce n’est pas vraiment le cas, ici il est nommé presque toujours l’empereur. Si l’on ne présente que les animaux dans leur environnement, certains commentaires vont parfois lorgner du côté de l’anthropomorphisme, mais ce n’est pas si présent que cela.

Ce réalisateur, en 2004 avait déjà fait La marche de l’empereur (qui était un peu plus tendu pour les plus jeunes). Ce film fait partie de la série Disneynature qui nous présente différents documentaires. Les Ailes pourpres : Le Mystère des flamants. Un jour sur Terre. Océans. Pollen. Félins. Chimpanzés. Grizzly. Au royaume des singes. Nés en Chine. Ghost of the Mountains. L’Empereur. Blue.

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