Le Drôle de Noël de Scrooge est un film en performance capture de 2009, de la synthèse calquée sur des jeux d’acteurs qui peut se voir en 3D. Un film qui joue avec les souvenirs du passé, ou le futur, il n’est vraiment pas linéaire et s’embarque dans des effets de caméra parfois impressionnants (quand on visite Londres depuis un plancher transparent, quand Scooge est miniaturisé). Toujours pas crédible la performance capture (ils avaient déjà essayé pour le Polar Express), les personnages gardent leur rigidité, mais il y a une évolution, les décors, les mouvements de caméra nous immergent dans un monde impressionnant.

MESSAGES

Pour changer, il faut recevoir des coups

Ici Scooge va devoir subir trois fantômes, de vrais cauchemars qui devront lui montrer la voie de la gentillesse. L’humain doit faire sa rédemption, à travers la compréhension du passé, du présent, du futur. Avoir le recul de saisir ce que l’on est, et ce que l’on pourrait être.

Travail sur la culpabilité

Quand on ne donne pas pour les pauvres, il ne reste qu’à les voir dans le blanc de leurs yeux presque fermés parce morts de faim, un brin populiste, le riche y est montré de façon caricaturale. Altruisme.

Pauvreté

Exemple de personnes dans le besoin, et qu’il est charitable d’aider. Soucis financiers.

Rêve

Nous pouvons expérimenter des choses dans nos rêves qui nous permettent ensuite de conscientiser.

Critique de l’avarice

Cela rend égoïste, tout sec. L’amour est important, ainsi que la famille. Et Noël est là pour réunir tout ça.

Injustice

Critique des injustices entre les différentes couches sociales. Ce n’est pas bien d’avoir des riches et des pauvres. Différence de classe.

Les esprits existent

« Que Dieu vous bénisse toutes et tous » comme dira en conclusion le petit Tim (et on a vu un aperçu de l’enfer, alors il y a intérêt à être gentil dans la vie.).

Noël

Une histoire qui se déroule dans la période de Noël et qui veut traiter de thèmes qui soudent la famille.

Histoire

On découvre l’Angleterre victorienne, un peu d’histoire (comment rompre des fiançailles, la mode vestimentaire de l’époque, ce qui existait avant l’électricité).

Cupidité

Une personne riche ne l’est pas pour rien, on nous la montre avare.

Solitude

Une personne égoïste peut se retrouver seule, sans amis et sans famille.

Mort

Nous allons tous mourir un jour, autant que l’on soit bien considéré de son vivant.

Frisson

Des moments qui font peur.

Le Drôle de Noël de Scrooge

Le Drôle de Noël de Scrooge

SCÈNES DIFFICILES

Méchanceté

Scrooge est un vrai misanthrope, il incarne la laideur humaine.

Beaucoup de scènes doivent faire peur

pour que Scooge apprenne à être bon. Il va subir différents fantômes effrayants ou étranges. La première scène est la tête d’un mort dans un cercueil, et ça va aller de pire en pire. – Une véritable scène cauchemardesque, avec Scooge qui court dans Londres poursuivi par une calèche fantôme et croisant des zombies à tous les coins de rue.

Effet de surprise

Un fantôme édenté apparaît à la porte (digne d’un film d’horreur). Quand des blocs entourés de chaînes transpercent la porte.

Image de la misère

des enfants mendient dans la rue, une possible mort d’un pauvre enfant. La misère et l’ignorance symbolisée par des enfants effrayants (qui deviendront voleurs, de mauvaise vie et folle).

Mort

Les scènes où Scooge est confronté à sa propre mort.

VOCABULAIRE

Classique, mais avec souvent des cris.

Un film qui n’est pas destiné aux petits, son ambiance parfois sombre et glauque, les fantômes qui font peur peuvent créer de véritables frayeurs pour les plus jeunes. Toujours égoïste, Scooge évolue finalement parce qu’il ne veut pas mourir, parce qu’il ne veut pas être considéré comme un vieux grippe-sou, on pourrait presque le trouver suintant à la fin quand il joue au super-gentil. L’histoire est tirée du célèbre conte de Dickens qui est parfois édulcoré pour être mis à la portée des plus jeunes. Ce n’est pas le cas ici. Scrooge est durement malmené et les émotions, images et messages véhiculés sont impressionnants. Si on veut présenter ce Dickens à des moins de 10-12 ans, mieux vaut leur montrer « Le Noël de Mickey », basé sur le même conte.

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