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Descendants

DESCENDANTS

Sans dégâts dès : 7 ans - Âge conseillé : 8 ans

 

DUREE
112 minutes
MONTAGE

Téléfilm de 2015. On suit quatre personnages principaux, au début, une voix féminine explique le monde sur une tablette (oui c'est fini les livres).

MESSAGE

Quête identitaire. Définir qui l'on veut être. Apprendre à se distancer de ses parents. Libre arbitre. Se sentir libre de faire les choix que l’on veut, de décider qui l’on va être. Critique du parent qui veut imposer des choses à l’enfant (ce n’est pas bien en tout cas lorsque ces choses vont dans la direction du mal). Notre destin est entre nos mains.

Amour. On se construit dans des relations d’amour aux autres, les relations sont importantes. Les parents doivent montrer à leurs enfants qu’ils les aiment. On peut se montrer intéressé par l’autre sexe et tomber amoureux. On peut être aimé pour ce que l’on est, il n’y a pas besoin de philtre d’amour. Importance de ressentir les émotions, de pouvoir les transmettre (une enfant mal aimée aura plus de difficulté à avouer son amour). Importance d’écouter son coeur. Triangle amoureux. Histoire de jalousie quand deux filles veulent le même garçon.

Intégration. On peut faire partie d’un groupe et pouvoir compter sur ses amis, mais il faut aussi pouvoir s’intégrer aux autres. On peut avoir des différences, mais il ne faut pas vouloir toujours les mettre en avant, on peut être constitué de plusieurs choses. Ouverture sur l’autre. Même s’il peut y avoir des histoires entre deux familles, il ne faut pas s’arrêter aux conflits qui ne nous concernent pas. Égocentrique. Ne pas penser qu’à soi, son apparence, ses projets, sinon on risquera d’être considéré comme une personne centrée sur elle-même qui n’apprécie pas les autres.

Apparence. On nous montre que l’apparence est importance chez les gens (on voit des filles désirer de belles coiffures, les looks sont tous très travaillés). On renvoie quand même qu’il faut se satisfaire de son physique (petite critique de la chirurgie esthétique). Critique des beaux qui n’ont rien dans la tête. Besoin de plaire. On nous montre que les personnes qui veulent être les plus belles ne sont pas les plus gentilles. Revalorisation du beau. Tout le monde a sa chance, une petite un peu boulotte va s’accepter comme elle est, une fille en fauteuil roulant fait partie du campus, n’empêche que tous ceux auxquels on a envie de s’identifier sont des beaux en bonne santé (souci de la multiculturalité, quelques beaux ne sont pas blancs (mais ils sont aux mieux métis)).

Le mal. Il ne faut pas suivre la voie du mal, même si on nous pousse à le faire. Le bien est montré un peu comme trop gentillet, une personne normale peut suivre le bien sans être un happy naïf, la frontière entre les deux est parfois ténue. Genèse de la méchanceté. Une personne agressive ou méchante réagit souvent à quelque chose qui l’a blessé. On voit bien que les jeunes commençaient à apprécier le royaume du bien, et ont été motivés à repartir dans le mal lorsqu’ils se sont sentis rejetés. Agressivité.

Confiance en soi. On a tous des potentiels qui doivent nous rendre fiers de nous, il faut reconnaitre son talent, ne pas avoir besoin des autres. Tout est possible, une bête peut devenir un roi.

Intelligence. On peut tous développer son intelligence en travaillant, il ne faut pas tricher, ne pas se montrer plus bête que l’on est.

Donner sa chance. Il faut tenter d’aider les autres à s’en sortir, ne pas les enfermer dans des rôles de méchants souvent instaurés par l’environnement. Les bonnes écoles doivent être accessibles à tous. Bienveillance.

Devoir parental. En plus de l’amour, les parents doivent pouvoir protéger et soutenir leur enfant, ils doivent lui laisser faire ses expériences, et croire en lui.

Revalorisation du sport. On nous montre un garçon qui va canaliser son énergie et son agressivité avec le sport, qui est en plus un bon moyen de revalorisation personnelle. On peut éduquer un jeune en lui permettant de comprendre qu’il faut collaborer pour gagner.

Animal de compagnie. Les chiens sont de sympathiques animaux de compagnie, il ne faut pas en avoir peur.

Critique du vol. On ne peut pas voler, et demander à un autre de le faire, c’est mal.

SCENES DIFFICILES

Mises en danger. Maléfice parvient à s’échapper de sa prison, apparaît devant tout le monde en un nuage vert, la bonne fée ne parvient pas à l’arrêter et elle fige tout le monde. Elle se transforme en dragon et veut tuer Jayden.

Malaise. On ressent bien la pression que les jeunes ont de leurs parents, plusieurs moments où ils craignent de les décevoir. Maléfice semble hypnotiser sa fille, elle lui impose sa façon de voir. Un père fait voler son fils. Entrée par effraction de nuit dans un musée pour y voler une précieuse baguette, craindre être vu pas le gardien, ne pas trouver l’objet, déclencher l’alarme et devoir fuir sans être pris. Les jeunes se sentent agressés, ils se sentent exclus du groupe des bons, ils ne peuvent plus que réagir méchamment. On craint que Mal décide de trahir l’amour du prince et vole la baguette magique. La baguette a été prise, on est déçu de voir que Mal n’a pas pu aller du côté du bien (on réalise plus tard que ce n’était pas elle).

Méchanceté. On nous montre à plusieurs moments des vilaines choses (voler une sucette à un bébé, cracher dessus, la mettre sous l’aisselle et la lui redonner. Voler le copain d'un autre. Faire des tags).

Crainte. Il y a des méchants de Disney dans le film, pour ceux qui n’aime pas Maléfice, c’est elle qui est posée comme la pire. Effet d’éclairs derrière Maléfique et rires sardoniques.

VOCABULAIRE
Classique. Chansons en anglais qui empêchent de comprendre le ressenti des personnages pour ceux qui ne connaissent pas la langue. Pour les fans, Sofia Carson chante dans un clip "Rotten to the Core", une des chansons du film.

Commentaires: des plus jeunes pourraient voir ce film, s'ils avaient la distance nécessaire pour un film qui met en scène de méchants parents et des enfants qui peinent à échapper à leur influence. On prend le prétexte des contes de fées pour nous montrer des relations entre adolescents. Mieux vaut connaître La belle au bois dormant, les 101 dalmatiens, Aladdin, Blanche Neige, La Belle et la Bête, Mulan, pour apprécier ce film (et ne pas être trop puriste, Cruelle d'Enfer est une afro-américaine).

Thèmes. Comédie musicale. Princesse. Conte. Imposition familiale. Autonomie. Quête identitaire. Intérêt à l'autre sexe. Intégration. Égoïsme. Apparence. Sport. Animal de compagnie. Vol. Agressivité. Équipe.