Heidi, fille des Alpes est une série d’animation de 1974 avec 52 épisodes qui se suivent. L’intrigue est assez simple, mais pour la compréhension, il est nécessaire de voir les épisodes dans le bon ordre. Il peut y avoir de rares rêves ou des retours en arrière.

MESSAGES

Famille

Importance du lien, avec une petite fille et son grand-père qui vont apprendre à se connaître et s’aimer. Abandon. Difficile de se faire abandonner par celui que l’on aime.

Gentillesse

Exemple d’une petite fille serviable gentille. Grande spontanéité chez Heidi, découverte du monde avec de grands yeux. Joie de vivre.

Liberté

Contraste entre les grandes villes des débuts de l’ère industrielle et l’univers alpestre, naturel et sain quand on habite une ferme au milieu de pâturages, on voit que Heidi à le mal du pays. On critique les bouleversements sociaux qui ont lieu et qui font que les gens de la ville sont indifférents aux autres. Critique d’une intendante complètement coincée.

Découverte du monde montagnard

Les petites biquettes, les fleurs, les vaches. Le plaisir des choses simples (avoir un lit fait de paille, jouer avec les biquettes, être heureux de recevoir un tabouret fait par son grand-père, entendre chanter les oiseaux, apprendre à siffler, faire de la luge). Le lait de chèvre délicieux. Le travail est bien décrit, de la traite à la fabrication du fromage en passant par moissonner. On va voir raboter, fabriquer une luge. La découverte des saisons qui passent.

Guérison

Le bon air, la joie de vivre et les montagnes suisses vont inciter une jeune fille en fauteuil roulant, à remarcher. C’est la motivation, la force interne qui peut vaincre la maladie. C’est aussi le soutien des autres, on voit comme tout le monde veut aider Claire. Maladie.

Amitié

Lien entre Heidi et Pierre. Puis entre Heidi et Claire. Jalousie. De la part du garçon quand la petite va s’occuper d’un oiseau et le délaisser, cette jalousie réapparaîtra quand Claire arrivera à la montagne (mais elle n’est pas aussi présente que dans le roman).

Dépression

On voit Heidi qui se sent mal à la ville. Elle se sent prisonnière, elle fait des crises de somnambulisme, et tombe malade tellement la montagne lui manque et que son environnement n’est pas sain. Pression affective, elle n’ose pas partir pour ne pas faire du mal à son amie Claire.

Éducation à la dure

Critique d’une éducation stricte, avec de bonnes manières inculquées de la manière forte. Une gouvernante qui crie fort, qui punit.

Croire en l’autre

Ne pas le considérer comme incapable. Ici la gouvernante considère Claire comme une infirme, critique de la surprotection qui ne permet pas d’évoluer. Le grand-père préfère laisser les enfants se débrouiller tout seul, leur laisser l’autonomie qu’il faut. La santé s’améliore avec la bonne nourriture et le soleil, Claire finit par savoir marcher.

Amour des animaux

Il ne faut pas battre les petites biquettes, il ne faut pas cueillir les fleurs, car elles vont ainsi se faner. Vouloir aider un oisillon qui tombe du nid, et le nourrir. Critique de Mme de Rougemont qui n’aime pas les chats et autres petites bêtes.

Importance des liens

Le grand-père a voulu abandonner la vie sociale, ne plus avoir de contact avec les gens, mais Heidi lui montre que l’humain et les liens sont importants. Pression du pasteur qui veut que le grand-père laisse Heidi aller à l’école, qu’il retourne à l’église.

La religion est présente

Heidi lit les psaumes à la grand-mère.

Littérature

Personnage de fiction créé par Johanna Spyri.

SCÈNES DIFFICILES

Mises en danger

La nature peut être terrible, un orage avec éclairs qui font peur, une avalanche. Les animaux peuvent être problématiques: avoir peur que le chien Hercule mange le petit oiseau Pilou ou qu’un faucon réussisse à l’attraper. Se retrouver suspendu à une branche et le vide au-dessous. Les précipices peuvent être impressionnants, surtout si on glisse dans leur direction.

Malaise

Tromperie de la tante pour emmener Heidi loin de son grand-père, en l’appâtant avec des cadeaux. La grand-mère qui l’appelle en vain. Les pleurs de Pierre.

Tristesse

Être triste quand l’oiseau fait sa migration. Quand Heidi réalise que pour la grand-mère le monde est sans couleur (elle est aveugle). Le risque que Blanchette ne soit tuée si elle ne donne pas plus de lait. Quand les enfants du village se moquent d’Heidi parce qu’elle ne connaît pas l’alphabet. Quand le petit chat est attrapé par Mme de Rougemont et qu’elle veut s’en débarrasser. Les pains que Heidi gardait pour la grand-mère sont jetés. Grande peine quand Mme Gérard doit parti.. Claire ne parvient pas à marcher, elle ressent de la pression de tout le monde et pleure.

Rudesse des habitants

Le grand-père peut paraître dur au premier abord, un mystère règne autour de son passé, il aurait tué quelqu’un – un jeune pâtre va se battre contre Pierre en les accusant de voleur – Les enfants du village qui se moquent de Pierre, qui ne croient pas qu’il a fait une luge seul.

Vie difficile

La vie était rude à l’époque, le père de Pierre et les parents d’Heidi sont morts avant le début de l’histoire. La grand-mère de Pierre est aveugle.

VOCABULAIRE

Langage classique

Jusqu’au 16e épisode, une première partie plutôt heureuse qui est orientée nature, avec Heidi dans la montagne. Puis jusqu’au 33e épisode la vie de cette petite fille à Francfort où Heidi souffre d’être houspillée et de ne pas pouvoir voir ses montagnes ou son grand-père. Une longue histoire avec ses rires et ses pleurs. Certains épisodes méritent un accompagnement, surtout pour les plus jeunes. Ici, le film de 2015.

Partager cette page :

Lost Password