La chose perdue est un court-métrage de 2011 en images de synthèse qui fait pâte à modeler. Le narrateur, dans un monologue intérieur, nous accompagne durant toute l’histoire.
MESSAGES
Tolérance
Ouverture sur la différence, sur le monde de l’autre. Importance du contact qui peut nous permettre de nouvelles façons d’appréhender notre monde, découvrir de nouvelles couleurs, s’interroger sur sa vie. Les jeunes ont plus de facilité à accepter la différence.
Liberté
Laisser l’autre partir. Même si on peut être bien ensemble, ce n’est pas toujours possible d’être avec l’autre, trop de choses nous séparent, et l’on doit accepter de se séparer.
Se décentrer
Difficulté de sortir du quotidien. Notre monde nous conditionne à fonctionner d’une certaine façon, même des rencontres hors-norme risquent de ne pas suffire à oser sortir des rails. Affiner son regard sur le monde. Il existe des choses qui ne pourront pas s’adapter à notre monde et qui doivent vivre en dehors du système. Endroit adapté. Il y a des endroits appropriés pour tous, des espaces d’épanouissement. Il suffit de les chercher. Normatif : Mettre les choses dans des cases, besoin de comprendre et de classifier. Critique du gouvernement qui tente de gérer les choses sans mettre de l’affectif. Savoir laisser tomber et accepter des choses différentes inclassables.
Altruisme
S’inquiéter de l’autre. Prendre soin de quelqu’un que l’on ne connaît pas et l’amener chez soi.
Monstre
Une chose véhicule vivante robot inclassable qui semble provenir d’un autre monde. Et qui n’est pas spécialement méchante, mais plutôt perdue.
SCÈNES DIFFICILES
Malaise
Personne ne s’inquiète de la chose, personne ne vient pour elle, on la voit perdue. Le narrateur ne sait pas quoi faire avec la chose perdue. On réalise à la fin que le narrateur risque de ne pas se sortir de sa grisaille.
Tristesse
Musique parfois triste.
VOCABULAIRE
Classique.
Un beau court-métrage sur le conditionnement à être coincé dans son monde. S’il existe au moins des lieux où les choses hors normes peuvent bien vivre, l’humain n’a pas vraiment la possibilité de sortir de sa grisaille. Critique de la ville. On nous la montre grise, carrée, régentée, stressée, tandis que le monde des choses perdues est plus rond, libre, avec ciel bleu et on imaginerait bien de l’herbe.
Il fait partie d’un film « Rose et Violette » constitué de trois courts-métrages : La chose perdue – Aleksandr – Rose et Violet