Un raccourci dans le temps est un film avec des incrustations d’images de synthèse de 2018. Ellipse de quatre ans au début du film. Flash-back. Des scènes qui sont parfois rapides. Des effets parfois impressionnants, une histoire plutôt pensée pour les enfants, les adultes risquent d’être déçus.
MESSAGES
Temporalité
Un film qui va mette en scène la possibilité de changer d’univers, avec du scientifique et de l’espace-temps. Extra-terrestre. Devoir parler avec des sortes de fleurs, monter sur une créature volante fantastique. On nous explique que nous sommes une magique succession d’évènement qui ont fait ce que nous sommes. On est précieux. Science. On nous parle d’atome, d’énergie invisible, des forces qui nous relisent à d’autres dimensions (et cela part dans la science-fiction).
Voyage initiatique
Des enfants seront guidés dans un autre monde, puis laissés seuls, avec des objets magiques (qui sont surtout des conseils). Ils vont se confronter à des dangers et grandir. Estime de soi. Quand on subit une perte, on peut se sentir mal. Meg est tourmentée, on va lui dire que ses défauts sont aussi des qualités. Apparence. Ici Meg n’a plus confiance en elle, elle se trouve moche. C’est mieux d’être soi-même qu’une personne qui veut plaire et qui se la pète (on critique ceux qui ont besoin de se looker, mais on nous montre trois femmes sympathiques très maquillée et super lookée).
Famille
La famille fait bien partie de ce films à travers différents thèmes. Protection parentale. Les parents doivent penser à s’occuper de leurs enfants, il y a ici une petite critique du travail monopolisant. Relation au père. On nous montre la sympathique relation qu’un père peut avoir avec sa fille (il lui montre des expériences, s’amuse avec elle). Naissance. On nous montre comme des parents préparent leur fille à une naissance (ce n’est pas très explicite, ils lui disent qu’elle aura toujours autant d’amour). Famille monoparentale. Avec la mère qui doit élever seul ses enfants, cette maman renvoie bien à Meg qu’elle ne doit pas utiliser le souvenir du père pour remettre en cause ses décisions. Couple mixte. On voit un papa blanc avec une femme métisse (qui auront deux petites métisses). Amour parental. Importance de dire je t’aime dans la famille, entre les parents et les enfants.
Combattre
Il existe des entités malveillantes, comme Camazotz, il faut les combattre. On nous explique que c’est cette énergie noire qui rend les personnes méchantes, jalouses, égoïstes. Il ne faut pas regarder sans rien faire, mais devenir un guerrier et agir, croire en soi. Oser affronter les choses. On peut tous réussir à affaiblir le mal.
Haut potentiel
Exemple d’un petit garçon très intelligent qui n’a pas encore toutes les maitrises du relationnel. Quand on est très différent, on peut être traité de dingue. Les parents sont aussi en avance sur leur temps et risquent de ne pas être crus par leurs collègues. Intelligence : une famille ou tous les membres sont bien intelligents. On revalorise celui qui a des connaissances.
Tolérance
Les personnes différentes sont intéressantes. Multiculturel. Les héros sont d’origine africaine. Les trois êtres surnaturels : Mme Quiproquo, Mme Qui et Mme Quidam ont chacune une origine ethnique différente. On montre des enseignants bien mixés aussi, la petite héroïne est noire.
Perte
Une grosse difficulté pour l’héroïne, la disparition d’un parent. Difficile de se retrouver en ayant l’impression que le père l’a abandonné. Avoir l’impression que le monde n’a plus de sens.
Méfiance
Les apparences ne sont toujours pas ce qu’elles sont. Il faut se méfier des inconnus. On voit comme des personnes peuvent tenter, appâter avec ce qui plait pour séduire et ensuite kidnapper. Manipulation.
École
On nous montre que lorsque l’on ne va pas bien, les résultats scolaires en pâtissent. Même le respect aux autres en prend un coup. Harcèlement. Camardes de classe qui profitent de l’anniversaire de la disparition du père pour se moquer d’elle, la dénigrer. Dénigrement. Difficile de supporter que l’on critique un membre se sa famille, cela peut enclencher de la violence. Critique du jugement, de tourner l’autre en ridicule.
Espoir
Il ne faut pas abandonner, garder l’espoir.
Force du faible
Le jeune Charles Wallace est clairement celui qui lie les mondes, qui comprend les choses. Confiance. Il faudrait plus lui faire confiance, un petit peut très bien maitriser. Avec sa souffrance, Meg ne fait plus confiance, elle a de la peine à croire au merveilleux et à trouver la fréquence qui lui permet de disparaître dans un autre monde (cette fréquence c’est l’amour). Garder la magie dans son cœur.
Intérêt amoureux
On voit bien que Kalvin s’intéresse à Meg, il est tout sympa avec elle. On voit à la fin une certaine complicité, mais il ne faut pas espérer le bisou. Drague. Il tente de dire ce qu’il apprécie chez elle.
Littérature
Mme Quiproquo parle uniquement en citation littéraire (plutôt anglophone).
Nationalisme
Une scène qui semble critiquer le rêve américain de la maison où la maman s’occupe de l’enfant. C’est plutôt aliénant.

Un raccourci dans le temps
SCÈNES DIFFICILES
Mises en danger
Effet de tonnerre, l’enfant est dans son lit la nuit, bruit du vent, tonnerre, on ne comprend pas vraiment ce qui se passe, on vient de vivre une ellipse de quatre années, et la radio nous explique que le père a disparu depuis quatre ans. On comprend que le père est parti dans un autre monde et qu’il est en danger. Étrange voyage dans une autre dimension, on voit bien que ce n’est pas facile pour Meg, un peu comme si elle se collait contre une membrane. Impressionnant vol sur le dos d’une Alien, ils découvrent une sorte de nuage noirâtre, musique tendue, Calvin tombe de haut, il faut le secourir. Les enfants font une traversée dimensionnelle, leurs guides ne sont pas avec eux, quand elle les retrouve, on sent quelque chose de louche, elles disent qu’elles vont devoir partir sans elles, ils sont laissés dans un endroit qu’elles disent dangereux. Forêt qui pousse soudainement, Charles Wallace semble crier au loin, des arbres tombent et ils doivent courir pour échapper à quelque chose de gigantesque et grognant que l’on ne voit pas, musique stressante, tout semble s’effondrer, tremblement de terre, explosion au sol, tornade géante, scène de fin du monde. Meg a l’idée d’utiliser une souche d’arbre creuse pour s’y introduire et se faire projeter dans une zone plus calme, son camarade doit vite la rejoindre avant d’être éjecté. Charles Wallace les fait glisser et on les voit hurler, supplier. Meg se fait attaquer par le ça, une sorte de choses à tentacule branche qui s’empare à différent moment d’elle, la balançant. Son propre frère s’en prend à elle, la critique, elle tente de lui dire qu’elle l’aime pendant qu’il continue ses attaques, il a parfois une voix caverneuse. Le dernier coup l’a rendue inconsciente, Charles Wallace tente de la réveiller.
Malaise
Meg se fait moquer par des enfants à l’école, des filles souhaitent qu’elle disparaisse comme son père. Charles Wallace entend les commentaires d’enseignant qui disent que leur père a abandonné sa famille pour une femme, qu’il est bizarre. Une fille traite le frère de Meg de cinglé, elle lui répond en lui envoyant une balle en plein visage et elle doit aller voir le principal. Charles Wallace se dirige vers une maison en ruine, tout le monde s’inquiète, il y a une femme étrange à l’intérieur. On comprend que les ténèbres sont présentes, Camazotz est le méchant que l’on craint. On nous montre que l’énergie noire, le ça, avance vers la Terre, il l’a entourée et fait en sorte de s’incruster dans les gens, créant la jalousie, le jugement, anéantissant l’espoir et la joie de vivre (on nous montre la jalousie de personnes quand c’est un enseignant noir qui devient directeur, le malaise de se sentir trop grosses, des gens qui maltraitent un vieil homme, un père qui traite son enfant d’idiot même s’il est excellent à l’école). Le père ne se trouve pas, on finit par réaliser qu’il se trouve à Camazotz, il faudra s’y rendre. On craint que l’homme qui rencontre les enfants à Camazotz ne soit pas si sympathique que cela, Charles Wallace se fait embarquer et il ne veut plus donner la main à sa soeur, il change et devient méchant. L’homme montre ses yeux, ils sont rouges. Ils ne retrouvent plus Charles Wallace. Apparition dans une étrange chambre blanche. Charles Wallace a des mots durs, il sait comment dénigrer les autres. Désarticulation de l’homme aux yeux rouges qui se démembre au sol (comme une marionnette cassée). Une personne est prostrée, on ne voit que son ombre, on ne sait pas qui c’est et ça peut être tendu. Charles Wallace continue à dénigrer, il s’en prend à son père, il voit les faiblesses de chacun. Meg risque de se faire emporter par le ça, Charles Wallace a les yeux rouges. Le père veut la faire partir sans son frère, elle crie sa souffrance, revit l’abandon. Le père est prêt à abandonner Charles Wallace pour au moins sauver sa fille, mais elle n’accepte pas et veut rester. On ne sait pas où se retrouve Meg, il fait sombre. Charles Wallace semble avoir le visage fissuré. Étrangeté : on ne comprend pas bien l’apparition d’une femme plutôt décalée dans l’histoire (après on comprendra qu’elle vient d’un autre monde). Monde étrange où sont envoyés les enfants, cela ressemble a des maisons idéales américaines, avec les mamans parfaites, mais répétition du motif fait presque peur, les humains semblent presque être des robots, puis ces maisons se décomposent et une plage bondée apparaît, on craint qu’il arrive quelque chose aux enfants. Danger : le petit Charles Wallace est plutôt confiant, il s’est lié d’amitié avec des inconnus, la mère lui renvoie qu’il ne doit pas laisser quelqu’un entrer dans la maison comme cela.
VOCABULAIRE
Classique. Quelques chansons.