The Elephant est un court-métrage de 2025. Histoire en trois actes, avec plusieurs animateurs, donc joue avec plusieurs styles graphiques. Le rythme peut être très rapide et nous sommes dès le départ plongés dans un monde compliqué à saisir (intéressant de découvrir que les univers qui accueillent à chaque fois nos héros ont une vie propre que l’on ne comprendra jamais entièrement). On a l’impression que les différents animateurs ont traité d’un sujet sans avoir accès aux autres (la parabole de l’éléphant).

MESSAGES

Quête identitaire

Une femme se questionne ce qu’elle est, et ce qu’est la réalité. La vie n’est pas facile, elle nous confronte à de nombreuses difficultés, mais finalement nos expériences peuvent nous permettre de ne plus se faire exploiter, et une femme va enfin trouver la personne qui lui faut. Se décentrer. On veut nous faire comprendre que notre vision nous est propre et que la réalité est bien plus large.

Voyage initiatique

À travers la parabole des aveugles et l’éléphant, que l’on voit à la fin de l’histoire, on comprend que l’humain croit comprendre une vérité, mais elle n’est saisissable que par son expérience subjective. Traverser plusieurs existences permet un petit décentrage.

Religion

Il y a une grande spiritualité dans cet animé. La narration symbolique est importante.

Exploitation

Une femme va vivre différentes vies, elle va subir la relation à des autres qui veulent à chaque fois l’utiliser. On voit que c’est compliqué pour elle (on lui demande de faire de la musique, d’exaucer des voeux, de combattre à la guerre…).

Mort

Quand on se questionne sur le sens de la vie et que l’on subit les choses, on peut en avoir assez de vivre. On parle de réincarnation. Suicide. À force de se réincarner, et de vivre des situations difficiles, une femme ne veut plus vivre, elle est prête à se donner la mort (c’est le lien avec une autre personne qui va lui faire changer d’avis). Temporalité. L’histoire semble se passer dans un futur, on avance dans le temps à coup de cycle. On ne sait même pas si ce que l’on découvre est dans le bon ordre.

The Elephant

The Elephant

Solitude

On peut être entouré de personnes et se sentir seul. Avoir besoin de quelqu’un qui nous ressemble.

Intérêt amoureux

On réalise que la souffrance de la femme qui veut mourir va s’arrêter lorsqu’elle rencontre une personne qu’elle va petit à petit apprécier. Sacrifice de soi. Si on critique l’exploitation, lorsque l’on accepte de donner à l’autre plutôt que se sentir obligé, c’est une bonne motivation à vivre que de se sentir utile.

Jeux vidéo

La première histoire est remplie de référence au jeu vidéo, et un des personnages se met à jouer alors qu’il conduit (il tente de passer des niveaux, mais se fait à chaque fois tuer, on le voit s’énerver).

Invention

Dans la deuxième histoire, un inventeur a créé un robot pour qu’il ne se sente plus seul à regarder la télévision. Une tentative de faire en sorte que la technologie pallie au relationnel.

Danse

Plaisir de la danse en club sur une bonne musique. Les gens peuvent être prêts à tout pour s’amuser et vivre leur plaisir (et quand ils n’ont plus leur musique, ils peuvent se montrer agressifs). La recherche du plaisir n’est pas que joie.

The Elephant

The Elephant

SCÈNES DIFFICILES

Mises en danger

Une femme se fait tirer dessus, elle se fait couper le bras. Elle se fait secourir par un chat en véhicule, ils doivent fuir, ils sont poursuivis par de nombreux vaisseaux. Une foule en fureur veut s’en prendre à la dame et ses deux amis, des fourches menaçantes sont brandies. Elle se retrouve dans le corps d’une personne en pleine guerre, coups de feu, sang et mort. Les parents d’un enfant découvrent la femme dans un corps étrange, le père sort son arme et va l’abattre. L’inventeur a eu un accident, on va le croire mort, il a heureusement la vie sauve, mais il ne pourra plus marcher.

Malaise

Dès le début de l’animé, on fait face à un monde étrange, il faut presque regarder plusieurs fois pour comprendre qu’un être est attaché, qu’on lui coupe ou enlève des parties de son corps pour créer d’autres corps. Un oeil se transforme et crée une femme, mais son corps n’est pas dans la norme. La femme se demande ce qu’elle est, surtout qu’on lui renvoie que c’est elle la méchante de l’histoire. Le chat n’est pas la véritable apparence du sauveur, il se trouve dans l’animal et a un visage type clown. Le bras de la femme se transforme en un être vivant. Le chat joue à un jeu vidéo en même temps qu’ils sont poursuivis. Les agresseurs arrivent dans le repère du chat, la femme meurt en voulant protéger son bras devenu vivant. On voit une ruelle sale, avec un rat qui mange une pizza dans un coin. Étrange ombre dans une ruelle qui renvoie à la dame qu’il ne faut pas vouloir chercher son identité. Elle doit donner sa boite à musique à la foule en fureur, ça provoque des modifications de son corps et elle disparait. La femme se retrouve dans un corps très étrange, elle en a assez de mourir et demande à un enfant de faire en sorte qu’elle meure pour de bon et ne revienne jamais. La femme est dans une baignoire, il lui arrive un accident et elle meurt. On voit que la femme est prête à se suicider, même si elle fait croire à l’homme qu’elle va l’attendre. Alors que tout allait être enfin accepté par la femme, elle touche son bouton d’auto-destruction, on va la croire morte et une scène étrange de monstres autour d’un éléphant semble confirmer cela.

Sexualisation de personnages

Dans la première histoire, l’héroïne est nue. Dans la deuxième histoire, on montre les fesses de la femme bien rebondies. On voit deux clubbeurs dans des habits sexualisés. La femme est dans un corps robotique qu’un inventeur à créé, elle craint qu’elle soit un objet sexuel.

VOCABULAIRE

Des personnages peuvent être vulgaires (putain, putain de merde c’est quoi ce bordel).

Un court métrage complexe et bien profond. On questionne le sens de la vie, notre fonctionnement dans notre environnement. Il y a peu de chance que des moins de 14 ans puissent comprendre quelque chose. On veut nous faire saisir que notre vision nous est propre et que la réalité est bien plus large. Il ne faut pas hésiter à le regarder deux fois.

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