Qui veut la peau de Roger Rabbit

Qui veut la peau de Roger Rabbit

À partir de 11 ans

Qui veut la peau de Roger Rabbit est un film de 1988, avec incrustation de personnages animés dans un film avec acteurs réels. Les premières minutes sont un véritable dessin animé, ensuite les personnages interagissent dans notre réalité.

MESSAGES

Amour

À priori, relation amoureuse compliquée, voire présumée à sens unique, pour avoir en fait deux histoires d’amour vrai (et l’honneur est sauf, il n’y a pas d’adultère et on apprend même que le lapin est un sacré bon coup). Jalousie. On parle de crainte de tromperie.

Tolérance

Les Toons ont aussi le droit d’avoir leur propre ville. Accepter ceux qui sont différents.

Drague

Utilité de l’humour, c’est bon d’avoir de l’humour, ça peut aider dans la vie, ça plait aux filles.

Mort

On parle de la disparition d’êtres vivants (y compris des Toons).

Deuil

Dépasser ses souffrances. Pouvoir faire le deuil d’une personne assassinée, et ne plus haïr la communauté d’où venait l’assassin. Traumatisme. On nous montre la disparition de l’autre comme un traumatisme qu’il faut pouvoir dépasser si on veut retrouver la joie de vivre.

Joie de vivre

En vivant quelque chose de difficile, on peut fermer son coeur, ses plaisirs. Ici le héros va retrouver un peu de sa bonne humeur à la fin. Les Toons existent pour créer le plaisir, pour faire rire.

Alcool

L’alcool est mauvais, on peut s’y plonger lorsque l’on est mal, mais ce n’est pas la solution.

Qui veut la peau de Roger Rabbit ?

Qui veut la peau de Roger Rabbit ?

Courage

Il faut oser se battre pour son amour, ne pas se montrer pleutre. Roger va oser faire face.

Sexualisation de la femme

Les femmes ont des rôles stéréotypés, la belle sex-symbole avec belles formes bien mises en avant ou une blonde servile, une barman grande-gueule, une laide à seins qui pendent.

Cinéma

Monde de la production de Toons, avec acteurs et producteur. On nous montre des plateaux de cinéma. On nous montre des personnages issus de différents studios (rare de voir Donald et Daffy jouer du piano ensemble).

Soucis financiers

On voit le héros au début du film qui jette ses factures à la poubelle, il est dépassé et ne gère plus rien, parvient à peine à rembourser ce qu’il doit en alcool au café.

Insécurité

La folie des Toons peut provoquer des situations étonnantes et pas vraiment maitrisables, cela peut provoquer des craintes chez certaines personnes.

Arme

Il y a beaucoup d’armes dans ce film. Si elles peuvent être réelles, elles sont parfois montrées comme marrantes (cela va du marteau à ressort au gun à balles vivantes) (il y a une certaine revalorisation du gun lorsqu’on le découvre avec ses balles).

Qui veut la peau de Roger Rabbit

Qui veut la peau de Roger Rabbit

SCÈNES DIFFICILES

Mises en danger

Quelques angoisses de Toons quand ils sont menacés par l’unique chose qui peut les détruire, la « Trempette ». On nous montre une petite chaussure qui est descendue dans le liquide qui la fait fondre, on voit ses yeux angoissés. Les deux héros sont attachés l’un à l’autre et les fouines du juge arrivent et risque de trouver le lapin, elles défoncent la porte en tirant dessus, elles ont des armes, pistolet, couteaux. Le juge va vouloir mettre le lapin dans un tonneau de trempette, on le voit bien angoissé. Course poursuite en voiture avec risque d’accident. Roger se fait assommer par quelqu’un que l’on ne voit pas. Eddy Valiant se rend chez Maroon, il parvient à lui tirer les vers du nez en se montrant plutôt agressif, mais l’homme se fera abattre de deux balles dans le dos. Eddy se retrouve à Toonville, tout en haut d’un bâtiment il tombe dans le vide, il parvient à se raccrocher et Titi lui enlève les doigts et ensuite dans sa chute, personne ne lui donne de parachute, on craint le crash. Dans la scène finale, dans l’usine ACME, avec des masques effrayants au mur, le juge attache Roger et sa femme et différents moments où un jet de trempette risque de les atteindre, combat contre les fouines, un compresseur risque d’écraser Valiant, c’est finalement le juge qui passe dessous, c’est plutôt impressionnant, mais on le retrouve finalement tout plat et il se relève, il a les yeux rouges impressionnants, qui ressortent, il se montre violent envoyant Eddy à l’autre bout de la pièce puis se rapprochant de lui avec sa main scie circulaire. Il finira dans la trempette se dissolvant petit à petit.

Malaise

Apparence et attitude détestable du juge, grand homme habillé de noir. Dure histoire du détective qui a perdu son frère à cause d’un Toon qui lui a envoyé un piano sur la tête. Des personnes peuvent faire des remarques blessantes au détective, lui renvoyant qu’il boit trop. Pathétique Betty Boop qui fait la serveuse dans un bar. Le juge utilise la manche d’un soldat qui a perdu son bras pour essuyer le tableau. On craint qu’une des personnes du bar informe le juge et dise que le lapin est dans le coin. Le juge arrive à attirer Roger. On réalise que c’est Jessica qui a assommé Roger et on pense que c’est elle qui a tué Maroon. La voiture qui aidait les deux héros se retrouve les pneus atteints par la trempette, elle est hors service.

Santé

Cigarette. La cigarette n’était pas encore bannie (quand ce sont des enfants qui fournissent le héros, ça fait bizarre). Bébé Herman est lui aussi un gros fumeur de cigares. Alcool. Un film où le détective abuse du whisky, on voit aussi un homme qui est alcoolisé à une table, il dort.

Banalisation de la violence

On reçoit des coups pour faire rire, le dessin animé du début nous montre Roger Rabbit être mis dans un four, ressortir les fesses en feu, décharge électrique, matériel sur la tête, couteaux envoyés contre lui avec finalement un gros frigo sur la tête. Moquerie. Une femme peut être montrée comme vieille et moche.

Sexualité

On nous fait croire que l’on a affaire à une relation sexuelle (sur le lit… pas ce soir… j’ai la migraine). On parle d’un  » zizi d’un gosse de trois ans », la frustration d’un acteur bébé qui aime les femmes, et donne petit coup sur les fesses.

VOCABULAIRE

Plutôt déjanté, avec un lapin limite hyperactif, quelques vulgarités (fric, ta gueule de ptit voyou, salopard, gonzesse, …).

C’est une parodie de film de détective, d’une enquête policière, mais il y a quand même des armes (dont une qui tue un personnage de chair), du glamour (et c’est peu dire vues les mensurations de Mme Rabbit), et un grand méchant qui à chaque apparition se montre détestable. La longue scène finale où nos héros risquent de se faire tuer par le grand méchant.Un film plein d’humour, mais pas vraiment pour les jeunes enfants, une histoire d’adultère et de chantage sous forme d’humour (la femme a été photographiée en faisant « Picoti-Picota », pas avec son mari). De nombreuses allusions à la sexualité, que les plus jeunes ne percevront pas forcément. Immersion dans l’Amérique de 1947, l’âge d’or du dessin animé. Petit risque de faire croire aux plus petits que les personnages de dessin animé existent vraiment.

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