Pierre Lapin est un film avec des animaux en images de synthèse incrustés dans un film en prise de vue réelle, sorti en 2018. Le rythme peut être rapide, on joue avec les effets de caméra et on peut avoir des gros plans. Une scène est montrée en animation classique, avec les dessins qui ont l’apparence de ce que faisait Beatrix Potter. On apprendra à la fin de l’histoire qui est la voix off. Gag ellipse. Scène après la fin du film. On est proche parfois de briser le quatrième mur.

MESSAGES

Romance

On nous montre deux personnes qui tombent amoureuses. Ils se rapprochent malgré leur différence, on voit des moments de séduction. Drague. L’homme fait des efforts pour séduire la belle. Elle fait des sourires d’amour. Jalousie. On voit que c’est difficile pour Pierre Lapin de voir que c’est Thomas qui maintenant se fait sécher. On sent une force de jalousie entre hommes (même si un des deux est un lapin). Dispute. Il ne faut pas mentir à l’autre, cela peut créer des ruptures.

Perte

Peur de la disparition de l’autre. Pierre Lapin a  besoin de se mettre en avant, de faire le fanfaron (il a de la difficulté à laisser Thomas s’approcher de Bea) tout cela est lié à la souffrance d’avoir perdu des êtres chers (ses parents), c’est lié à des manques.

Amour parental

Cette capacité de donner de soi est infinie (des parents peuvent en donner à chacun de leur enfant). Pierre Lapin qui avait trouvé en Bea une maman de substitution ne supporte pas qu’elle s’amourache de Thomas. Parentalité. Un gag où on nous montre un coq bien dépité d’avoir fécondé des oeufs et de devoir assumer cela ensuite. On le verra submergé par tous ses enfants, mais finalement apprécier les avoir eus.

Irrévérence

Un film qui revalorise l’ego durant toute une première partie. On a un lapin, centré sur lui-même et qui va même faire un gag avec l’idée qu’il n’est pas quelqu’un de responsable (il passe sa vie à voler et s’amuser, en se mettant en danger). Vantardise. Pierre Lapin a besoin de se mettre en avant dans la fratrie, il se prend pour le héros, a besoin que la demoiselle focalise sur lui. Culpabilité. À un moment, c’est bien de réaliser que l’on fait des bêtises et vouloir réparer les choses. On peut se sentir responsable du malaise des autres. Réparation.

Responsabilité

Un film intelligent qui montre que sans les parents on peut filer du mauvais coton en ne pensant qu’à soi et à s’amuser, mais qu’il faut un moment se calmer et entrer dans le monde des adultes. On travaille ici la notion de responsabilité, du respect de l’autre, mais vaut mieux le discuter avec l’enfant, sinon il va rester au niveau des bêtises à réaliser qui sont bien présentes dans le film. Ce n’est qu’à la fin du film que Pierre Lapin et aussi Thomas acceptent de s’excuser, d’être en position basse (il faut avouer sa faute).

Vol

On excuse les vols des lapins en disant qu’ils étaient là avant les clôtures, mais cela reste des violations de propriété (et c’est encore bien plus marqué lorsque les animaux entrent dans la maison et y font une grosse fête qui dégénère). Non-respect de la propriété. Les animaux profitent de la situation et pillent le jardin n’importe comment. Ils saccagent aussi la propriété.

Transmission

Pierre Lapin a hérité de l’habit de son père à son décès. Il renvoie souvent qu’il est l’aîné, il prend sur lui une certaine responsabilité qui lui fait commander la fratrie.

Aider les autres

Bea pense à aider les petits lapins, elle prend leur défense contre le vieux Mc Gregor. Dans l’amitié, on peut aider l’autre (c’est un peu le sens du duo entre Pierre Lapin et son cousin).

Critique des fêtes sauvages

On se moque des fêtes d’étudiant ou adolescent, qui squattent une maison et qui cassent tout. Vandalisme. C’est montré comme plutôt rigolo, mais il n’empêche que les animaux se comportent comme des bêtes.

Quatrième mur

L’humour s’amuse avec l’idée que l’on voit un film (on met en évidence un moment musical où on s’étonne qu’elle soit présente à cet instant (elle l’était en fait surtout pour nous). Effet de ralenti, pour donner une impression d’évènement important, que l’on tourne en ridicule.

Aliment

Les bons petits légumes de jardins sont objets de désirs des animaux. Une bonne manière de revaloriser la bonne nourriture. Malbouffe. Crise cardiaque du vieux MacGregor. On nous explique que c’est dû à sa vie mal gérée (on voit surtout qu’il se nourrit mal). Allergie alimentaire. On nous montre qu’il peut y avoir des allergies dangereuses et des risques de mourir si on ingurgite des aliments qui peuvent être dangereux pour ceux qui sont allergiques.

Musical

On se moque un peu de l’idée des personnages qui chantent des chansons (en donnant des coups aux oiseaux à chaque fois qu’ils se mettent à chanter), mais on verra les lapins danser sur une mélodie et même à la fin, Pierre va lui-même chanter.

Travail

On voit un petit chef motivé à bien faire son travail, mais ne pas recevoir l’avancement mérité, car en Grande Bretagne ce sont surtout les pistonnés qui obtiennent des postes (et en France, on peut travailler quand on est un glandeur).

Maladie psychique

Besoin de contrôle. On nous montre une personne qui a besoin de tout régenter, qui veut maitriser le chaos (accro au nettoyage et qui a besoin que tout soit rangé à sa place). Manie. Avec de l’affection et du grand air, on voit que Thomas s’assouplit.

Animaux anthropomorphes

Des animaux à l’apparence plutôt réaliste, mais qui portent des habits, se tiennent debout et ont des comportements d’humains.

Londres

Petite publicité pour cette ville, avec un guide qui prend plaisir à la faire visiter à nos héros (qui ont pourtant autre chose à faire).

Pierre Lapin

Pierre Lapin

SCÈNES DIFFICILES

Mises en danger

MacGregor a entendu du bruit, il se dirige vers Pierre Lapin avec un râteau, il risque de se faire tuer (et quand il en réchappe, il ne fuit pas tout de suite, il veut s’amuser à mettre une carotte dans les fesses du vieil homme). Il est coincé par son habit, et risque de recevoir un coup de râteau. On voit le renard regarder d’une façon agressive le lapin, il fait un peu peur. Thomas envoie des outils de jardin contre un des lapins qui le maintient par les habits, il le prend par les oreilles, le met dans un sac, il va vouloir le jeter en bas d’un pont, dans un fleuve. Thomas veut attirer les animaux avec du beurre d’arachide posé sur des fils électrifiés, c’est la hérissonne qui reçoit les décharges, ça lui fait envoyer des piquants contre tout le monde. Thomas se fait électrocuter et est envoyé en arrière plusieurs fois, il monte sur sa maison, continue à recevoir des décharges, finira par tomber dans son jardin, on peut le croire mort. Thomas doit se faire une injection pour éviter la mort après avoir avalé une mure (il est allergique) (le geste peut être étrange pour les enfants, ce n’est pas très compréhensible). Thomas en a assez, il veut tuer les lapins et remplir leur terrier de dynamite, il allait les faire sauter quand Bea arrive. Les lapins ont le plan de tuer Thomas, mais lui aussi va vraiment s’y mettre en leur lançant des bâtons de dynamite, explosions et une des soeurs se croit mortellement blessée, elle dit qu’elle va mourir.

Malaise

MacGregor explique qu’il veut faire une tarte avec le lapin, comme il l’a fait avec son père. On voit la scène en dessin animé, avec le père qui s’est rendu dans le potager, l’humain lève son râteau et l’abat (on ne voit rien, c’est derrière le mur), et ensuite une tarte lui sera présentée. On nous dit ensuite que la maman est aussi morte. L’habit de Pierre est posé en épouvantail, on craint que cela soit un piège et en effet MacGregor le capture, le tient par les oreilles, et c’est finalement l’humain qui meurt, d’une crise cardiaque. Thomas achète une clôture électrique et des explosifs pour tuer les lapins. Pierre Lapin se fait accuser à tort d’avoir mis de la peinture sur le précieux tableau de Bea (cela s’est en fait passé lorsque Thomas et le lapin se battaient), l’animal se fait jeter dehors, il est triste sous la pluie. Agressivité de Thomas qui maintient le lapin au sol et quand Bea arrive, il fait croire qu’il l’aime bien, mais Pierre va enclencher un bâton de dynamite pour montrer que l’humain est violent, elle comprend qu’il lui mentait, elle voit sa maison se faire écraser par l’arbre des lapins qui s’effondre dessus (Thomas ne se maitrise plus et s’énerve contre les lapins qu’il accuse de tous les maux), elle le croit à moitié fou et annonce sa rupture. On voit la culpabilité de Pierre Lapin, à cause de lui le terrier familial est détruit et les deux amoureux sont séparés. Le cousin n’arrive pas à le pardonner. Thomas a mis sa maison à vendre, Bea va aussi quitter ce qui reste de sa maison. On voit Thomas de nouveau péter les plombs, et c’est dans son travail, lorsqu’il voit les lapins, il risque d’avoir des problèmes. Des personnes arrivent en voiture, on comprend que ce sont les nouveaux propriétaires de la maison, cela tombe mal, car Thomas aurait pu y vivre avec Bea, la vente a déjà bien été finalisée.

Banalisation de la violence

Pierre et Thomas se détestent et se frappent et font semblant de s’apprécier quand Bea (qu’ils apprécient les deux) apparaît dans la pièce. Pierre Lapin se fait coincer les oreilles, on le voit souffrir et c’est montré comme rigolo. Thomas se fait lever du lit par les lapins qui ont posé des pièges, il se fait pincer par plein de pièges et frapper de nombreuses fois avec des manches de balai. Thomas est visé par les lapins, il doit faire comme si de rien n’était, car Bea le voit, et ils vont finir par viser ses parties intimes. On va rire de la fausse mort d’une des soeurs (en fait son sang était de la tomate). On rit de voir les nouveaux propriétaires se faire violemment envoyer en arrière avec une décharge plusieurs fois.

Moquerie

L’humour est bien présent et en dehors des coups pour faire rigoler (voir « banalisation de la violence »), on va se moquer de certains personnages, comme les oiseaux qui sont toujours en train de chanter et qui vont à trois moments être remballés (oui c’est tellement rigolo de se moquer des comédies musicales). Quand Thomas pète les plombs dans son magasin et casse tout, et surtout quand il frappe un nounours géant tout en l’embrassant (c’est limite malsain). Le renard, dans la fête chez MacGregor, passe devant la caméra en disant qu’il est à poil, puis on le retrouve plus tard endormi, des personnages en profitent pour le tondre verra à différent endroit, c’est sensé être marrant. Le cochon est plutôt risible, il fait le bourgeois et mange comme un porc. On se moque du coq qui croit que le soleil risque de disparaître chaque jour et qui n’apprend pas de ses erreurs.

Mauvais exemple

Lors de la fête où les animaux squattent l’habitation de MacGregor, en dehors de la scène où on tond le renard, il y a un lapin qui se jette de haut en trouvant marrant de se casser des côtes (un gag qui reviendra plusieurs fois dans l’animé). On ne respecte pas la propriété. La scène du film qui a posé problème aux Américains, c’est lorsque Thomas va subir un choc anaphylactique à cause des lapins qui se sont amusés à lui faire avaler un aliment qui lui était interdit (banalisation de ce problème et risque de faire reproduire cela à des enfants).

Étrangeté

On ne comprend pas vraiment si Thomas comprend les lapins ou pas, ils semblent lui parler.

VOCABULAIRE

Classique. Musique qui peut être stressante. Quand les humains jouent au scrabble, les mots sont visibles en anglais, même s’ils parlent de certains mots en français.

L’animation en synthèse est bien réalisée et les jolis dessins de Béatrix Potter s’animeront réellement le temps d’une courte histoire dans l’histoire. Un humour plutôt subtil, que les adultes pourront apprécier (les moins de 10 ans risquent de ne pas saisir de nombreux gags) (sous couvert de mignon petit film, beaucoup de scènes où les personnages singent de jeunes adultes sans respect) (et on va quand-même avoir des personnages qui veulent se tuer).

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