Parvana, une enfance en Afghanistan est un film de 2017. On suit principalement une jeune fille, mais il pourra y avoir quatre choses qui se déroulent en même temps pour créer de la tension. Lorsque des histoires sont racontées dans le film, l’animation a un nouvel aspect, plus stylisé (un peu dans un effet de papier découpé).

MESSAGES

Historique

On nous montre le quotidien d’une famille et surtout de femmes en Afghanistan, à Kaboul, lorsque cette ville est sous le contrôle des talibans. On explique rapidement le passé.

Religion

On nous montre la dangerosité de l’extrémisme en religion. Si de sympathiques musulmans sont montrés dans le film, on voit bien comme ce sont eux qui souffrent de l’agressivité, de lois dures imposées par des fanatiques.

Liberté

On critique un régime où des personnes ne peuvent pas être libre, n’ont pas le droit à l’éducation, se retrouvent avec des livres interdits, où on ne peut pas y avoir des photos.

Tolérance

Importance de ceux qui osent se positionner différent dans un régime totalitaire (ici le père est critiqué, car il osait transmettre le savoir aux femmes, sa petite sait lire. Il se permet de posséder des livres considérés comme interdits).

Égalité des sexes

On nous montre clairement comme des femmes peuvent subir la maltraitance d’une religion qui leur impose de rester chez elles, qui ne les veut pas à l’extérieur.

Force du faible

Un enfant peut aider (que cela soit la petite fille ou l’enfant de l’histoire).

Voyage initiatique

Une enfant va devoir apprendre à devenir adulte. Le sort de sa famille se repose sur elle. Elle n’hésite plus à vendre sa robe comme au début du film, et se met franchement en danger pour sauver sa famille. En parallèle on nous raconte un conte avec le classique besoin d’obtenir des objets que l’on reçoit après avoir aidé des personnes (ce qui sera aussi le cas pour Parvana). Persévérance. Malgré les difficultés, ne pas abandonner.

Famille

On nous montre les rapports dans une famille en créant un problème qui fait qu’une petite fille va devoir soutenir ses parents. Protection. On voit bien que la mère tente de faire quelque chose, mais finalement personne ne pourra soutenir les enfants. On voit cette maman tenter de protéger sa fille, mais elle n’a pas assez de force. Fratrie. On voit comme deux soeurs peuvent se chamailler, on voit comme on peut s’occuper d’un petit frère.

Histoire racontée

Un peuple qui a toujours eu conscience de l’importance de la transmission orale. Au début, c’est un père qui raconte des choses à sa fille. Puis la petite va raconter une histoire à son frère (l’histoire est connue par toute la famille, on voit un moment la mère qui prend le relai). Conte. On voit bien comme le récit peut soutenir l’action dans le réel, les capacités du héros de se confronter aux choses sont un repère pour l’enfant, une histoire peut motiver.

Écriture

Tout le monde n’a pas la chance de savoir lire ou écrire, ici Parvana tente de gagner un peu d’argent avec cette capacité. Elle a eu la chance, en tant que fille, de recevoir une éducation scolaire.

Pauvreté

Famille qui manque d’argent, qui doit se défaire de leur bien pour acheter à manger. On voit que cela devient encore plus compliqué lorsque le père de famille est emprisonné et qu’il ne reste plus que des femmes pour s’en sortir (surtout dans une société où les femmes n’ont pas le droit de sortir seule de la maison). Argent. On voit bien que c’est compliqué d’en obtenir, que les enfants doivent parfois travailler, qu’ils sont exploités.

Parvana, une enfance en Afghanistan

Parvana, une enfance en Afghanistan

SCÈNES DIFFICILES

Mises en danger

Deux talibans se mettent à réagir à des cris d’une petite fille qu’ils ne supportent pas, ils n’apprécient pas qu’une femme se fasse remarquer, on craint qu’ils s’en prennent au père, ils l’obligent à se lever même s’il n’a qu’une jambe. Gros coup contre la porte, puis irruptions d’hommes armés dans la maison, le père a été dénoncé et se retrouve menotté et embarqué en prison, les femmes de la famille n’ont rien pu faire, c’est un moment très dur. La mère ose sortir hors de la maison sans homme, pour tenter d’aller libérer son mari, elle est avec sa fille, elle doit passer dans des endroits sombres pour ne pas se faire remarquer, mais une voiture s’arrête, elle va se faire interpeller par un homme qui finira par lui donner des coups de canne (on ne voit rien, mais on entend les coups et cela semble bien violent) et quand la mère revient à la maison, on voit bien qu’elle a de la peine à se mouvoir, elle est blessée, on verra plus tard un oeil au beurre noir.

Malaise

On voit un père et sa fille devoir vendre leurs affaires, on sent que la fille est déçue de devoir se séparer de sa jolie robe. On voit que la mère n’est pas en grande forme, elle a des cernes sous les yeux. La précieuse photo du père est déchirée par un taliban. L’histoire racontée nous montre des monstres qui dévorent des arbres (de grosses bêtes avec yeux jaunes, grosses dents), sont stylisés pas très effrayant, mais ils restent inquiétants pour un petit. La famille a peu à manger. La petite fille va oser sortir pour aller au marché, mais aucun vendeur ne veut prendre le risque de lui vendre quelque chose, elle est repérée par des garçons et doit courir, elle va perdre son sac et son argent dans la course, elle pleure. Elle prend la décision de couper ses cheveux pour ressembler à un garçon. On apprend qu’il y avait un frère avant dans la famille, on comprend qu’il a dû être tué. On voit une autre famille, une femme devant sa porte qui se fait prendre à partie par des hommes, elle se fait battre et doit retourner à l’intérieur. Un des taliban se fait lire une lettre par Parvana, il apprend qu’une femme qu’il appréciait est morte (on comprend plus tard que c’est sa femme), il est choqué. Un vieil homme semble avoir une femme très jeune (c’est à elle que reviendra la jolie robe de Parvana, elle l’a vend maintenant sans hésiter, elle a trop besoin d’argent). La petite fille se rend à la prison en espérant voir son père, elle a un peu d’argent pour cela, mais l’homme à la porte est intransigeant, il l’a renvoie agressivement (c’est surprenant quand l’homme arrive soudainement à la fenêtre, puis va recevoir un coup dans le ventre), on la voit repartir blessée, au moins elle n’aura pas eu de problèmes avec le couvre-feu. Les enfants sont abandonnées loin de chez eux par un homme qui les a exploités, on craint qu’elles tombent sur une mine. Dans le conte, il y a quelque chose de dangereux qui suit le petit garçon, et il n’ose pas l’affronter. On voit que la copine de Parvana est exténuée, elle tombe de fatigue, un jeune homme se moque d’elles, veut montrer qu’il est plus fort qu’elles, se montre dominant, met Parvana au sol et réalise que c’est une fille, elle le frappe, il a du sang au visage, hystérique il va les poursuivre avec une arme, les petites doivent fuir, se cachent dans un trou où il tente d’entrer, il tire avec la mitraillette, c’est très tendu. Dans le conte, le garçon est jeté au fond du puits, trois squelettes sortent du sol. On frappe à la porte de la famille, on craint un nouveau problème, c’est le cousin qui devait venir le lendemain les chercher, et Parvana est partie pour la journée, il ne veut pas l’attendre, la mère ne veut pas l’abandonner, alors l’homme s’empare du petit dernier pour la forcer à entrer dans la voiture, il dit que la guerre arrive. Parvana est à la prison, on entend des cris à l’intérieur, on se demande ce qu’il s’y passe, bruit de mitraillette. Des avions arrivent et lancent des bombes. La voiture du cousin a dû s’arrêter, la mère ne veut pas repartir avec lui, il sort un couteau. Dans la prison, un homme va chercher le père, mais il est arrêté par un garde avec une mitraillette, il dit qu’il transporte le père mort, on ne voit plus rien, mais on entend des bruits de tirs, on peut craindre que l’homme qui aidait se soit fait descendre. Dans le conte l’enfant fait face au roi éléphant, il est imposant et inquiétant. Parvana devait fuir au coucher du soleil, mais elle retourne vers la porte de la prison, on craint pour sa vie. La mère tient le couteau par la lame, on voit le sang couler. Il n’y a pas forcément une fin claire, Parvana a réussi à sortir le père de prison, mais c’est la guerre, elle est seule en pleine nuit avec son père à demi inconscient qu’elle transporte dans une brouette, sa mère et sa soeur sont sur la route on ne sait où, tout n’est pas réglé.

Mort

On parle de la mort. Si dans un premier temps on ne sait pas comment le frère de Parvana est mort, on apprend l’horrible réalité, le petit garçon a voulu prendre un jouet dans la rue, il était piègé et il a explosé.

Tristesse

Parvana annonce à son amie qu’elle va partir, on réalise bien comme la petite se sent abandonnée, pourtant elle lui donne son argent.

VOCABULAIRE

Langage classique.

Un film dur qui sensibilise au sort de ceux qui doivent faire face aux talibans. Le huit ans proposé ici mérite un accompagnement, même pour un 10 ans le film est difficile, mais c’est une réalité qui mérite d’être explicitée et découverte, tout le monde n’a pas la chance d’aller à l’école, d’avoir une égalité de traitement.

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