Mèche Blanche, les aventures du petit castor

Mèche Blanche, les aventures du petit castor

À partir de 7 ans

Mèche Blanche, les aventures du petit castor  est un documentaire de 2008. Un narrateur raconte l’histoire d’un petit castor. On suivra Mèche Blanche dans ses aventures, on rencontrera des animaux de son environnement. Il y a des effets de mises en scène pour créer une histoire.
La différence de commentaire entre la version québécoise et française est impressionnante. Au Québec, le narrateur est un des personnages de l’histoire (le castor rencontré par Mèche Blanche au milieu du film), le ton y est vivant, mais grave, la souffrance est partout. Chez les Français on parle moins, on peut plus se laisser prendre par les images, on est plus dans du documentaire animalier.

MESSAGES

Vie de castor

Principalement basé sur cet animal, mais on en découvre encore d’autres (un bébé lynx, un raton laveur, des ours, un porc-épic, les loups, la loutre).

Autour de la famille

La mère, veuve, se démène au travail (travail monopolisant) son enfant expérimente seul son environnement. Dans la version québécoise, on ajoute le fantasme que le père n’est pas mort et que Mèche Blanche espère le retrouver. Famille recomposée. Les familles, ce n’est pas immuable (mort du père, disparition de l’enfant, un nouveau père). Création d’une nouvelle famille, et dans la version québécoise, un « et qui sait peut-être qu’un jour nous l’agrandirons » propose une nouvelle descendance.

Foyer

Besoin d’avoir un foyer, nécessité de retrouver sa maison.

Récit initiatique

On découvre la vie difficile d’un castor. Dans la version québécoise, on perçoit plus l’idée qu’au début le petit castor était froussard, et qu’il est maintenant courageux. Apprentissage de l’autonomie

Deuil du père

Parcourir un chemin, puis ramener à sa maman un nouveau compagnon (sic), c’est quasiment Mèche Blanche qui crée le nouveau couple parental (beaucoup plus explicite dans la version canadienne).

SCÈNES DIFFICILES

Mises en danger

Mèche Blanche posé sur un rondin de bois dévale des rapides. Les loups qui, à renfort de musique angoissante, s’en prennent à castor (et hop directement après pour continuer dans le registre faire peur, on voit un serpent, insecte, crapaud monstre gluant). Les loups réapparaîtront, combattront même entre eux, et à chaque fois on tremblera pour les pauvres castors. La loutre affamée veut gouter du bébé castor. Le feu de forêt, et la maman castor bloquée sous un arbre qui risque de périr brûlée.

Vie dure

Dans la version québécois, la vie est difficile, on vit dans un monde impitoyable, le ton de la narration est grave. « avait perdu tout courage« , « quelque chose de grave s’est produit« , « tellement anxieux qu’il en avait oublié d’être prudent« , « la plus épouvantable nuit de sa courte existence« , « elle était totalement désespérée« , « personne pour veiller sur lui », « j’étais pris au piège« , « le souvenir atroce de la mort de mon fils était revenu me hanter« , « des heures d’angoisse« , ça n’arrête pas. À la fin on a bien compris que la vie d’un castor c’est horrible. Avec le doublage français, il y a aussi les mêmes évènements, mais ils sont moins anxiogènes, il y a plus la sécurité de la mère.

Tristesses

On nous explique que Mèche Blanche a perdu son papa mangé par des loups, il tente de partir à sa recherche, espérant qu’il soit encore vivant. Dans la version québécoise, il rencontrera un autre castor qui a perdu sa raison de vivre quand sa femme et ses enfants se sont fait manger par les loups (dans la version française, c’est simplement un vieux castor solitaire).

VOCABULAIRE

Un narrateur explique ce qui se passe. Dans la version québécoise, il y a presque trop de paroles et surtout de sentiments greffés sur les animaux et d’angoisse.

Dans le doublage québécois on a l’impression que l’histoire est racontée comme si les animaux étaient des humains : « animal bourru », « quel effronté », « partir sur la point des pieds », « il y avait tellement d’amour dans son regard ». Pour lier les images dans une sorte d’histoire, le narrateur se permet des commentaires humanisants. On a un peu le sentiment d’une succession de scènes avec des animaux que l’on fait se rencontrer et d’un narrateur qui tente de coller tout ça ensemble. La version française donne l’impression de moins jouer le côté affectif ou émotionnel (en ne prenant pas le rôle d’un personnage, elle semble plus facile à comprendre). Vous pouvez enlever un ans pour la version française.

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