Marsupilami est une série de 2000. Rythme plutôt lent, il peut y avoir plusieurs intrigues en parallèle. Les trois saisons de cet animé sont bien différentes les unes des autres, ce qui complique l’analyse (Mon ami Marsupilami, Marsupilami Houba ! Houba ! Hop ! puis Nos voisins les Marsupilami). 

MESSAGES

Aider l’autre

Le Marsupilami défend les plus faibles contre les méchants.

Marsupilami

Dans la première saison, les épisodes peuvent avoir des messages (mais pas toujours). Écologie. Critique de la déforestation pour construire une autoroute dans la Jungle (et sans autorisation en plus), critique du touriste photographe. Éducation. Critique des parents qui laissent garder leur bébé à n’importe qui.

Mon ami Marsupilami

Dans la deuxième saison de cet animé, on suit une famille humaine en interaction avec les « Marsu ». Sport. L’animal va prendre des attitudes humaines, découvrira le roller, le basket car il sera surtout en relation avec Théo. Règles de société. Ainsi naissent de nouveaux messages plus proches des enfants. S’entraîner pour gagner une compétition, on ne joue pas au ballon dans une maison, être solidaire.

Marsupilami Houba ! Houba ! Hop !

Dans la troisième saison, c’est surtout l’écologie qui est mise en avant, avec le jeune Hector qui doit faire face à l’industrielle Felicia Devort.

Nos voisins les Marsupilami

Dans la quatrième saison, c’est surtout la relation entre les membres de la famille des Marsupilami ou des humains (blancs) (qui ne sont plus les mêmes que dans les saisons précédentes, qui sont dans la jungle. Fratrie. Le petit qui est noir est plutôt dans des choses téméraires. Jeux extérieurs. On voit comme c’est bien de s’amuser à l’extérieur, dans la jungle. Stéréotype. La mère va rester plutôt dans le nid, elle s’inquiète et a des intonations plutôt désagréable. Éducation. Apprendre différentes choses. Braconnage. On critique le vilain contrebandier qui capture des animaux. Relation au père. Il est scientifique et parfois un peu trop centré sur son travail, parfois montré comme un peu puéril. Autonomie. Le petit Marsupilami noir ose souvent sortir du nid et vivre des aventures. Aller s’amuser c’est bien, mais on risque des problèmes.

Marsupilami

Marsupilami

SCÈNES DIFFICILES

Mises en danger

Des histoires qui tournent toutes autour de problèmes agressifs contre les Marsupilamis ou leurs amis. Beaucoup de bruits et de cris. Les personnages subissent différentes tensions : des pièges qui risquent de tuer deux humains dans un temple, chutes en tous genres, course poursuite, se faire manger par des piranhas. Le petit Marsupilami noir risque souvent des dangers (il est téméraire).

Des méchants (qui ne réussissent jamais leur coup)

Le Jaguar est souvent à l’affut d’une proie (et il a une préférence pour les bébés). M. Backalive chasseur de Marsupilami à toujours son fusil braqué sur les animaux.

Stéréotype

Il va y en avoir plusieurs (cela va de l’ado qui ronchonne, le père faible ou un autre un peut trop centré sur son travail jusqu’au stéréotype de genre de la première saison).

VOCABULAIRE

Classique

Pour ce qui est de la première saison, une série qui ne rechigne pas sur les rots ou les mauvaises odeurs de pieds pour faire rire. On sent que des scénaristes ont tenté d’amener de nouveaux personnages (surtout dans les saisons suivantes), de nouvelles intrigues, mais la qualité n’est pas vraiment au rendez-vous au début, optez pour la troisième ou quatrième.

Dans MON AMI MARSUPILAMI, la famille de Théo a un papa qui peine un peu à représenter l’adulte, il est souvent montré de manière négative, un couard qui frime ou qui ne pense qu’à manger, c’est le personnage sensé faire rire par ses attitudes décalées. C’est son épouse qui se montre parentale, raisonnable et intelligente. Cela nous change des nombreux stéréotypes de genre de la première saison (les filles aiment les fleurs ou la danse, les garçons la compétition, les armes. Certains épisodes sont navrants, celui sur la mode montre des tops modèles qui finissent dans les bras des hommes (un militaire, un chanteur), celui avec la stupide pauvre femme blonde qui a accepté de mettre un costume de Marsupilami, qui ne cesse de geindre et se fait abandonner par son homme (et que dire de la maman Marsupilami qui embrasse son mari quand elle apprend que celle qu’il a voulu mettre dans son nid n’était qu’une humaine). On montre facilement les petites disputes des parents. Les humains rencontrés au fil des épisodes sont presque toujours bêtes.

La troisième saison est plus intéressante. Ce n’était pas bien compliqué de faire mieux que les deux premières. Hector est plus supportable que Théo, et la relation avec sa tante, une vieille fille dynamique est plutôt sympathique.

La quatrième saison montre la dynamique relation dans la fratrie chez les Marsupilami.

Il existe aussi une série rare, d’environ 14 épisodes d’environ 7 minutes. « Le Marsupilami » produite par Disney en 1992. Ces épisodes faisaient partie de « Raw Toonage » avec d’autres personnages. Avec une animation plus fluide, un Marsupilami plus animé, mais avec des scénarios qui n’ont rien à voir avec l’animal original. Nous avons affaire à un Marsupilami qui parle, accompagné d’un Maurice le gorille à T-shirt rose, surtout pensé pour baver, roter et taper ou d’un éléphant peureux avec un chapeau à hélice. L’ambiance y est nettement plus « Toons survoltés ».

Il existe aussi un film avec de vrais acteurs et un Marsupilami en images de synthèse, Sur la piste du Marsupilami.

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