Les Looney Tunes passent à l’action est un film de 2003. Une introduction dans un dessin animé, puis intégration de personnages animés dans les prises de vue en images réelles. Des gags dans tous les sens pour donner un rythme. Avec beaucoup d’endroits à découvrir, du studio à Las Vegas en passant par le désert, puis avant d’être à Paris, passer par la Zone 52, l’Afrique et l’espace. Un film qui ressemble plus à une succession de gags qu’à un long métrage. Une dernière scène apparaît à la fin du générique.

MESSAGES

Faire ses preuves

Le héros est sans cesse rappelé au souvenir de son père, un plus grand héros que lui. Pas facile de se faire une place. Il finira pourtant par sauver son père et le monde, et trouver une demoiselle. S’affirmer.

On peut tous aider

Ce ne sont pas spécialement les héros qui peuvent être héroïques. C’est le duo de loosers, DJ et Daffy qui sont les sauveurs, ceux qui réussissent, tandis que Bugs Bunnyet une jeune cadre ambitieuse (ceux qui sont généralement mis en avant), se retrouvent au deuxième plan. Force du faible.

Critique du mauvais patron

Chômage, Daffy et le héros vigile se sont fait renvoyer. On découvre des patrons qui mettent la pression en menaçant de renvoi. Travail et exploitation.

Critique de l’exploitation des enfants

« On ne fait pas trimer des enfants de neuf ans comme des esclaves pour construire des tennis ACME quand des enfants de trois ans le font pour beaucoup moins cher ».

On présente la ville de Vegas

Avec le merveilleux arôme de l’argent et des jeunes demoiselles à moitié dénudées (cela mérite une remise en cause). Consommation.

Découverte de grands peintres

Dali, Munch, Toulouse Lautrec ou Serat, avec une visite des Toons dans leurs tableaux assez intéressante (mais peu d’explication, cela mérite une petite pause). Artistique.

Méfiance

Il faut se méfier des apparences. La mémé, Titi et Grominet s’ouvrent et laissent apparaître des méchants de l’histoire (et même qu’on n’est pas vraiment certain que ce soient les vrais méchants).. Cinéma. Et tout ce que on a vu c’était un film. Beaucoup de références à différents films.

Grosse critique du système hollywoodien

Intéressant de voir que le studio parle de la création d’animés, d’optimiser les synergies. Quand Bugs Bunny parle de son script, la vice-présidente lui rétorque qu’il n’y a pas de coeur, de coopération, elle demande au lapin de repositionner son image en faisant équipe avec une femme. On entend que le politiquement correct a banni le bégaiement de Porky, que le travestissement des personnages et considéré comme perturbant. On critique la publicité dans les films en en faisant à outrance.

Les Looney Tunes passent à l'action

Les Looney Tunes passent à l’action

SCÈNES DIFFICILES

Mises en danger

À cause de la musique, quand Bunny rejoue la scène de la douche de Psychose. Quand des méchants kidnappent la jolie blonde et les dangers qu’elle risque. Quand on voit comment le papa risque de mourir. Un extra-terrestre à grosses dents de la zone 52, un autre rachitique sur une table et tous ceux qui vont sortir de leur prison pour s’en prendre aux gentils

Banalisation de la violence

L’humour est principalement orienté chute, coup dans la figure. On retrouve beaucoup de méchants Toons (Coyote, Elmer, Sam, Marvin).

Mauvaises relations

Les personnages ont de la peine à être en bonnes relations : « quand je dis détruisez le canard, je veux dire tuez-le et montrez-le, faites-lui mal ».

Sexisme

La scène de la chanteuse qui enlève ses habits à Vegas pour entonner un Bad Girl n’était pas indispensable.

VOCABULAIRE

Classique. Parfois limite, « Tu te casses », « crétin des Alpes », « attention un flic ».

Il faut vraiment avoir l’âge de comprendre le deuxième degré, ce n’est pas vraiment idéal si l’enfant ne s’arrête qu’aux gags des coups sur la tête, parce que ce film utilise aussi beaucoup les stéréotypes (et on n’est pas forcément convaincu que c’est toujours fait exprès pour les critiquer). Beaucoup de références aux films de la Warner (on verra naturellement les Toons, mais aussi Batman ou Samy (le pote de Scoubidou) qui passe un savon à l’acteur qui a joué son rôle. Mais parfois c’est plus pour les parents, comme Star Wars, une autoparodie de Timothy Dalton dans le rôle du père agent secret, la musique des Gremlins, des allusions à différents vieux films d’horreur (le réalisateur est un amateur du genre, il a pu poser ses références un peu partout). Comme il y a des effets de rot ou de pet, les enfants seront contents.

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