Léonard

Léonard

À partir de 7 ans

Léonard est une série en images de synthèse de 2009, plutôt fluide, mais sans saveur, qui nous fait découvrir à chaque épisode un disciple qui doit se lever pour servir son maître, chaque jour une nouvelle façon de réveiller son disciple. Des épisodes avec des successions de gags.

MESSAGES

Danger de la science

Une image de la science et des inventions plutôt négative. Les inventions se terminent toujours mal, autant pour le maître que pour le disciple. Elles sont, à la fin de chaque épisode, mises au rebut. Les inventions sont souvent pensées pour se faciliter la vie et faire moins d’efforts. Revalorisation de l’inventivité. Voir ce foisonnement d’invention peut motiver l’enfant à vouloir faire de même.

Critique de l’exploitation

Une relation de maître à disciple qui n’est pas du tout axée sur l’apprentissage, mais sur l’exploitation.

Hiérarchie

On montre qu’il existe des hiérarchies différentes, le maître domine ses gens, le disciple Basile ou Mathurine la bonne, mais celle-ci a aussi un côté matrone qui fait qu’elle est respectée.

Stéréotype de genre

L’unique femme de la série est une servante avec un monde qui tourne autour du ménage, fait à manger s’occupe du linge, cire le sol.

SCÈNES DIFFICILES

Banalisation de la souffrance

Le disciple est un cobaye, il va souffrir dans chaque épisode (il est réveillé en sursaut, coups de poing ou baffes, tomber d’une échelle, contraint à manger des choses désagréables).

Dénigrement

« Si vous n’existiez pas disciple, il ne faudrait surtout pas vous inventer », « votre bêtise dépasse l’entendement », ce garçon est utilisé comme un esclave objet par son maître, qui n’a aucune considération pour lui et qui lui crie sans cesse dessus.

Maltraitance

« Je sers la science et c’est ma joie » est presque une violence psychologique infligée à ce personnage.

VOCABULAIRE

Classique.

Les héros ne sont pas de bons exemples (une vieille personne narcissique, certes dynamique et inventeur, mais qui ne s’intéresse qu’à son point de vue, un exemple d’une personne imbue d’elle-même. Un jeune mou flémard, plutôt stupide). L’humour tourne autour du dénigrement.

Une série qui dénigre trop ses personnages pour être montrés à des très jeunes, même si l’animé a été édulcoré (Léonard tyrannise moins son disciple que dans la bande dessinée), elle semble être plutôt pensée pour des 11 ans qui ont déjà bien le sens du deuxième degré.

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