Le temps des forêts

Le temps des forêts

À partir de 7 ans

Le temps des forêts est un documentaire sorti en 2018. Alternance entre plan de nature et entretien avec des personnes qui travaillent autour de l’exploitation des forêts.

MESSAGES

Industrialisation

Le bucheron comme on se l’imagine n’existe plus, il est remplacé par des monstres à moteur. Un film qui nous montre que la forêt que l’on peut connaître dans nos régions, avec des arbres bien alignés, n’ont rien à voir avec une forêt naturelle. Critique d’un modèle agricole classique d’aujourd’hui qui vise l’intensif, des monocultures (pas de vie dans le sol, pas d’oiseaux, pas de sous-étages). Les producteurs veulent du bois qui pousse vite, certains arbres produisent plus que d’autres et c’est ce que veut l’industrie. On perd la partie fertile des sols en travaillant sans connaître ce qui fait pousser les choses, et avec le risque de devoir ensuite utiliser des engrais. La forêt est considérée comme un jardin, qu’il faut débroussailler et éclaircir et couper quand c’est à maturité. Les monstres sont des machines qui font un travail impressionnant, et qui risquent de faire disparaitre les forêts et leur biodiversité. Offre et demande. On nous montre comme on peut utiliser de beaux bois qui auraient pu être intéressant pour de la charpente et qui finissent en palette ou en bois de chauffage. La mondialisation avec les bateaux et le transport demande de la création de palettes. Le problème du bois qui est ensuite utilisé comme pellet, sois disant écologique, mais qui est en fait une utilisation de la nature pour se chauffer. Les forêts se standardisent, il n’y a plus beaucoup de demandes pour des arbres larges, ils deviennent moins rentables, alors on coupe vite (les normes sont proposées par des pays qui veulent mettre en avant leurs jeunes productions, tout un savoir-faire pousser français qui disparaît, les scies qui coupent des gros diamètres disparaissent). Robot. Crainte que les métiers du bois soient faire par des machines. On voit des manifestations de travailleurs qui craignent la diminution des effectifs.

Écologie

La forêt est une succession d’arbres que l’on plante pour les couper, personne ne veut ici contester cela, mais mieux vaut avoir un forestier qui apprécie la nature pour s’en occuper, lorsque ce sont des actionnaires lointains, c’est mal barré. Pour lutter contre les petites bêtes qui attaquent le bois, on peut mettre des pesticides sur la forêt. Critique de ceux qui pensent que les bois sont matures à 50 ans et qu’il faut faire des coupes rases. Utilisation de discours écologiques pour critiquer les énergies fossiles et pour proposer un chauffage qui utilise le bois. Pollution. Crainte de pollution dans l’eau, avec la machine qui passe dans le cours d’eau. Dégât. Travail de personnes qui ne connaissent pas les sols et qui font beaucoup de dégâts avec leurs machines.

Scientifique

Les personnes qui critiquent ici le travail d’industrialisation sont des scientifiques qui connaissent ce qui est bon pour les sol. Critique de ceux qui arrachent tout. On revalorise les personnes qui gèrent bien la forêt, dans l’idée d’un environnement qui doit continuer à produire, mais dans le respect de ce qui va ensuite pousser.

Travail

Le métier de forestier est malmené, à la base c’était d’assurer la pérennité de la forêt publique, penser au renouvellement plutôt qu’à un bilan financier positif. On nous montre le métier des bucherons traditionnels en parallèle de ce qui se fait avec des machines. On voit comme l’arbre est débité, une seule machine coupe et enlève les branches, il faut un seul homme pour tout couper rapidement (on nous montre le conducteur, il explique comme il faut rentabiliser le matériel et faire de longues journées pour amortir les couts). On revalorise le travail de certaines personnes qui gèrent la forêt, en choisissant les arbres qui peuvent durer ou pas, ceux qui ont la connaissance de la culture forestière. Pression. Il y a une grande demande et il faut produire beaucoup, cela peut créer du stress. Des travailleurs peuvent souffrir des restructurations, on nous parle d’un homme qui s’est suicidé après avoir vécu une nouvelle intégration. Révolution. Une abatteuse a révolutionné le monde du bucheronnage, le rendement est nettement plus intéressant. Dureté. Un métier physique qui ne permet pas de faire cela trop vieux. Travail bien fait. Un bucheron que l’on voit avoir le plaisir de travailler en nature. Avec un certain respect des arbres.

Argent

Critique de la rentabilité qui crée des monocultures. Critique de ceux qui s’endettent, achètent des machines à un prix exorbitant et qui doivent énormément couper pour rembourser le véhicule. Guerre économique. On voit bien que l’on ne veut pas se faire prendre des marchés par les autres pays, alors on crée les forêts qu’il faut pour être productif.

Nature

Paysage des forêts Landes, du Morvan et des Vosges. On ne veut plus montrer la nature comme on voudrait l’imaginer, on nous la montre comme elle peut être quand les humains la veulent fonctionnelle, donc alignement d’arbres, tailles, et machines qui créent de la boue. Les gens s’habituent à voir des forêts que d’une sorte d’arbre.

Activisme

Il y a des personnes qui fonctionnent hors le système, et qui veulent préserver la diversité. Mouvement de personnes qui montrent que c’est possible d’obtenir des revenus avec des coupes d’arbres respectueuses de l’écosystème.

Le temps des forêts

Le temps des forêts

SCÈNES DIFFICILES

Malaise

On nous montre des machines qui détruisent les arbres, on entend le craquement du bois, on voit les empilages, il y a une certaine violence pour autant que l’on ait cette sensibilité au vivant. Image de la forêt déboisée, c’est gris, mort, plaie béante dans la nature. Broyeuse qui détruit de beaux arbres pour les réduire en minuscules parties, c’est bruyant et agressif. Un homme nous parle d’un collègue qui s’est suicidé à cause de restructuration, il a été changé d’équipe, a été muté ailleurs, on voit que les forestiers vivent certaines pressions (on parle de 35 suicides), on sent bien la souffrance de l’homme qui nous parle de cette histoire.

Tristesse

Si on devait un peu réaliser que l’on utilise ici du vivant, et que l’on voit comme il est exploité, on pourrait avoir envie de pleurer.

VOCABULAIRE

Classique. Beaucoup d’information, avec des entretiens de personnes qui amènent du contenu. Certains termes sont un peu spécifiques.

 

Film écologique. On est loin du joli documentaire sur la nature avec de belles forêts. Ici on nous envoie bien dans la figure que ce qui se passe avec les arbres ressemble à ce que l’humain est en train de faire partout, exploiter au maximum. Énorme différence entre ce que font certains forestiers ou bucheron et ce que font les machines dans la forêt. C’est évident que le film n’est pas pensé pour un petit, mais il n’y a pas vraiment de contre-indications, il risque de trouver le temps long. Mieux vaut attendre 7 ans, si vous ne voulez pas qu’il soit trop dégoûté, et encore faut-il qu’il apprécie la nature. Mieux faut faire des poses et utiliser avec eux ce qui est dit pour alimenter des discussions, depuis 10 ans ils pourront commencer à argumenter avec vous sur les dangers de l’industrialisation, un film que toute la famille pourra regarder.

 

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