Le Serpent blanc est un film d’animation de 1958. Un générique qui fait très chinois et adulte. Des estampes chinoises défilent pendant qu’un narrateur résume l’histoire. Puis une chanson en langue originale accompagne une première partie faite en papier découpé avec la genèse du conte. Pas forcément évident pour les plus jeunes de faire le lien entre le film d’animation et les quatre premières minutes de présentation. Le film est assez long, avec un rythme lent aussi. Flash-back, rêve.

MESSAGES

Découverte d’une culture chinoise

Les personnages sont habillés en traditionnel kimono, on perçoit leur posture. L’environnement est typique. Monde des esprits et travail des Bonzes. Les fêtes et les animaux.

Sacrifice de soi

Être prêt à tout abandonner pour l’autre (ici une femme immortelle renonce à ses pouvoirs magiques par amour).

Amour impossible

Importance d’avoir une amoureuse acceptée par la communauté. Qu’ils soient au même niveau (un esprit avec un humain, cela ne va pas, on attend de la demoiselle qu’elle devienne aussi humaine).

Apparence

L’amour est représenté par des personnes belles.

Difficulté de saisir le bien et le mal

Le fait que la princesse soit un serpent, qu’un moine tente de préserver le jeune homme de phénomène magique on sent bien l’emprise de l’amour et de la belle femme. Et en même temps, on ne peut qu’apprécier cet amour. Les choses peuvent devenir acceptables dès le moment où Painyan abandonne ses pouvoirs et son immortalité. Un film où le « méchant » est un « gentil », pas facile, mais intéressant.

Mort

Une histoire qui met bien en scène la mort, mais avec l’idée que l’on peut être sauvé de la mort (pas vraiment réaliste donc).

Différence de classe

Les personnages ont des statuts différents, on perçoit bien les hiérarchies dans ce monde où il y a des servants ou des personnes de basses besognes.

Soutenir l’autre

Importance d’aller secourir ses amis.

Surnaturel

On parle d’esprit, l’humain est en communication avec d’autres mondes.

Intérêt à l’autre sexe

Maîtriser ses pulsions. Mise en garde de moine, il faut rester maître de nos passions, faire attention aux femmes qui peuvent être des incarnations d’esprits.

Conte

Inspiré d’une légende chinoise.

SCÈNES DIFFICILES

Mises en danger

Risque de mourir, les deux animaux et la servante vivent un moment périlleux en se retrouvant dans le ciel à s’agripper à une décoration dragons. On peut craindre pour la vie de Paiyan qui risque de se noyer. La servante semble morte, elle va même redevenir poisson avant d’être réanimée. Mort de Syusyen qui tombe d’une falaise, la tentative de le ressusciter semble ne pas pouvoir aboutir. Moments de combat. Les animaux présents dans le film peuvent se montrer agressifs (coups par des personnes mal famées, représentation de bande des bas-fonds, pègre locale). Véritable bataille de rue, versus animaux. Combat du bonze contre la princesse avec ces deux personnages qui semblent souffrir de leurs attaques, avec la princesse qui perd finalement.

Malaise

Moments difficiles. Les gardes viennent capturer le jeune homme qui va se faire bannir de sa province. Syusyen se fait voler l’argent de son dur labeur. Il se fait rejeter par des personnes qui ont peur de la magie qui l’accompagne. Paiyan redevient un serpent. Environnement. Différents effets d’orages, au début et à la fin du film. Avec éclairs et tonnerre. On verra une tempête se déchaîner, avec de grosses vagues.

Peur

Le poisson-chat est plutôt effrayant. Effet de surprise dans un moment sans bruit, l’apparition du dragon en papier.

VOCABULAIRE

Classique. Les chansons sont en langue originale (et pas toujours avec des sous-titres). La musique peut créer des effets de tension, dans des moments mystérieux, ou magique, effets de gong, de cuivre, rythme.

Un film de 1958, le premier long métrage en couleurs du Japon. Un classique à l’animation fluide. Pas facile d’accès dans notre culture, et avec beaucoup de tensions.

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