Le Prince oublié est un film de 2020 avec Omar Sy. Quelques effets en images de synthèse parfois quand on se trouve dans le monde de l’imaginaire (un endroit visible en alternance avec ce qui se passe dans sa vie réelle). Une ellipse au début du film va faire grandir la petite fille de quelques années, puis à la fin on nous fera sauter encore 15 ans dans le temps.

MESSAGES

Histoire racontée

En fermant les yeux, on peut s’imaginer les histoires que l’on nous raconte. Exemple d’une famille où le père avait l’habitude de raconter des histoires à sa fille avant qu’elle s’endorme. On voit le lien fort que cela a pu créer. On voit surtout qu’à partir d’un certain âge, l’enfant n’est plus vraiment centré sur le père. Cinéma. Quand on arrive dans le monde de l’imaginaire, et que l’histoire racontée est terminée, c’est comme si on était dans un studio de cinéma. On nous montre les techniciens, les acteurs, les loges. Une mini leçon de cinéma. Nuit. Les histoires sont racontées avant l’endormissement de la petite fille. Princesse. On comprend bien que la princesse a le rôle d’être celle à laquelle les petites filles doivent pouvoir s’identifier.

Relation au père

Famille monoparentale. Après la mort de sa femme, un père s’investit auprès de sa fille. On nous montre comme le lien à sa fille est important, il s’investit beaucoup dans cette relation, et le moment où il n’est plus le centre de son monde est compliqué pour lui. Accepter de voir sa fille grandir. Refaire sa vie. Il ne faut pas sacrifier sa vie pour les enfants, car ensuite c’est bien compliqué lorsque c’est le moment de partir, le père n’aura que du vide autour de lui. Famille recomposée. Exemple d’enfant qui est content que son père retrouve une copine. On va faire une ellipse de 15 ans, où le père va vivre une nouvelle relation. On nous montre que cela s’est bien passé, il semble y avoir une certaine alliance entre la fille et la belle-mère à la fin du film. Jalousie. On voit comme un père peut être soucieux de la première relation que pourrait avoir sa fille, on le voit vouloir dans un premier temps faire disparaître le prétendant, puis tenter de laisser à sa fille la possibilité de faire son expérience.

Adolescence

Intérêt pour l’autre sexe. Le début de l’intérêt pour les garçons pour une jeune fille de 11 ans. Entrée au collège, ne plus avoir besoin de compter sur son père qui vient la chercher (cela serait même la honte). Fête. S’intéresser à sortir faire la fête avec ses amis.

Couple

On nous montre que pour plaire à une femme, il faut surtout une présence qui montre comme c’est important de la voir. Importance de réaliser que l’on a mal réagi, et qu’il faut s’excuser, et montrer que l’on apprécie la femme. On voit autant la jeune fille et son copain s’embrasser que les deux adultes.

Le Prince oublié

Le Prince oublié

Dispute

Il peut y avoir des tensions entre le père et l’adolescent (et le père doit trouver le moyen de bien fonctionner avec sa fille, même s’il doit en même temps poser ses règles). Importance de s’excuser quand on est passé par un conflit. Ce n’est pas le conseil d’une pédopsychologue, mais d’une femme qui a eu des conflits avec son père. Importance d’avoir des aides, des tiers pour ne pas se laisser happer dans ses tensions, son agressivité.

Jeu

On voit un père s’amuser avec sa fille. Plaisir de s’amuser ensemble (faire du dessin, course). En grandissant, l’enfant va changer et les jeux vont se muter à de l’intérêt pour l’autre sexe (un autre type de jeu).

Temporalité

La question du temps est présente dans le film, on parle du passé, on va faire des ellipses pour nous montrer le futur. L’oubli est une chose de la vie, il faut l’accepter. On va nous parler des différents âges de la vie (on revient dans le temps où les jouets de Sofia étaient des jouets de bébés, on la verra adolescente et même mère). Cycle de vie. On voit bien que les choses recommencent, de nouvelles naissances et de nouvelles histoires qui vont pouvoir être racontées.

Deuil

Il s’est passé du temps depuis la mort de la mère, et on nous montre clairement que c’est le temps qui nous permet d’oublier les êtres chers. On peut recommencer quelque chose quand le temps aura passé.

Persévérance

Le père ne veut pas laisser tomber les histoires, on nous le dit têtu. Même s’il accepte d’arrêter durant un temps, parce que sa fille est devenue grande, il recommencera quand il aura une petite fille. Tant que la bataille n’est pas perdue, la bataille n’est pas perdue.

Imagination

Une intéressante vision de l’imagination, on nous montre ce qui se passe dans le monde de la tête du père, un peu comme si les personnages qu’il met en scène dans ses histoires ont leur vie propre.

Fugue

Une fille qui va ne pas supporter l’autorité du père et qui va décider de sortir malgré son interdiction.

Le Prince oublié

Le Prince oublié

SCÈNES DIFFICILES

Mises en danger

Une princesse est sur le toit de la maison, elle risque d’être attaquée par un ogre bleu. Dans le monde de l’imaginaire, tout commence à trembler, puis le sol se fissure et le sol s’effondre, c’est un peu stressant et plutôt bien réalisé. Pritprout va tomber dans le trou, mais le prince le sauve en le retenant par la main. Le prince risque de recevoir le tronc sur sa tête. Dans le monde imaginaire, un gros vent avec le risque de recevoir des débris dans la tête.

Malaise

Le père croyait voir la princesse, mais c’est un leurre cousu derrière le dos du méchant. Le père n’arrive pas à rejoindre la princesse, il a des malmes (palme pour les mains) et n’arrive pas à ouvrir la porte. La fille commence le collège, elle craint être seule, elle ne connait personne, un garçon lui sourit en classe, elle est mal à l’aise. Elle sa paie la honte parce que son père vient la chercher après l’école et fait un peu le comique « Merci de ne pas me faire passer pour une débile » va-t-elle lui dire. Une femme dans ascenseur renvoie au père que c’est le veuf, moment de malaise. On apprend qu’il n’y a que deux familles dans l’établissement parce qu’ils imaginent le détruire. Sofia fait comprendre à son père que la voisine semble intéressée par lui, situation un peu embarrassante. Malaise dans le monde imaginaire, la porte de sa loge ne s’ouvre pas, l’histoire ne va pas pouvoir commencer, et dans le monde réel, on comprend que Sofia ne veut pas qu’il lui raconte une histoire, se dit fatiguée. Il fait croire qu’il a oublié ses clés. On voit comme cela touche le père, même s’il ne le montre pas, il espère que cela puisse recommencer, Pritprout lui renvoie qu’il ne sert à rien, le père en devient presque pathétique. Il y a une nouvelle histoire qui commence, mais ce n’est pas le père qui est le héros, mais Max, le jeune garçon qui intéresse Sofia. Le père se retrouve envoyé dans une loge minable. Risque de se retrouver jeté hors de la mémoire, une femme qui a eu un rôle il y a longtemps est transparente, elle se trouve dans la loge du père quand il y a des personnes qui frappent à la porte, elle craint être emmenée, il va finir par ouvrir, et elle va être emmenée à l’oubliette. Sofia fait semblant de ne pas voir son père pour s’intégrer à un groupe de jeune à la sortie de l’école. Le père entend de ses copines qui se moquent de son sac rose qui a un cœur. Le père qui est énervé s’énerve avec la voisine et ne lui répond que des non. Tension avec Sofia qui aimerait aller à une fête, mais elle n’aurait pas envie de donner le téléphone des parents. Pritprout va dans la loge du père pour le plaindre. Sofia veut plus parler à son père. Le père regarde le message que vient de recevoir sa fille, il réalise qu’elle lui a menti, il se fâche avec elle, puis elle se fâche aussi, car elle n’est pas contente qu’il ait regardé le contenu de son portable. La voisine vient demander quelque chose et elle est envoyée ailleurs, car pas un bon moment, puis le père va continuer de crier sur sa fille. Dans le monde imaginaire, le père accepte de se lier avec Pritprout pour se débarrasser du nouveau prince (il entre dans sa loge et on entend qu’il lui casse la figure) (quand la porte s’ouvre, on voit que le jeune homme est inconscient au sol). Ils veulent le mettre dans un tronc et le mettre dans l’oubliette. Ils se font repérer avec le tronc, sont mal à l’aise, on leur demande d’amener le tronc dans un endroit, ils se mettent à courir et se font poursuivre. Sofia crise dans sa chambre, puis décide de partir à la fête sans l’autorisation du père. Quand elle arrive chez celui qui l’a invité, deux personnes se moquent de son âge. Djibi qui croit parler à sa fille à travers la porte finit par réaliser qu’elle est partie. Le monde imaginaire est bien détruit. Pritprout demande au prince de lui faire confiance, arrivé vers le trou de l’oubliette, un peu stressant avec effet de tête de mort, il va le pousser avec le tronc. Ils trouvent des personnages transparents au fond du trou, on nous dit qu’il y a aussi la reine, mais personne ne se rappelle où elle se trouve. Moment où le prince retrouve sa reine, mais il n’en fait qu’à sa tête, ne veut pas rester avec elle, et veut sortir (elle fait partie d’une ancienne vie). Elle lui renvoie que tout le monde doit disparaître et que lui aussi est condamné à cela. À la fête, le grand frère trouve le cadeau de Max, il se moque de l’emballage qui ressemble à du papier toilette, les invités mettent la pression pour que Max ouvre le cadeau, c’est un dessin d’un ange (qui a clairement sa tête), on se moque du dessin, on entend un garçon dire que c’est de la merde, on veut savoir qui a fait cela, et Sofia ose dire que c’est elle, instant de malaise. La femme à la porte est heureuse de se sentir utile (on sent que c’est un peu de l’exploitation, elle peut être un peu comprise comme une femme disponible et heureuse de l’être). Le père est fâché, il craint vouloir crier sur ceux qui se sont moqués de sa fille. Max a peur de se faire jeter. Le vent empêche les héros d’avancer dans le monde imaginaire, les adultes commencent à plus peiner, le père commence à être découragé et c’est le jeune qui va continuer d’avancer (en plus il redevient visible tandis que les deux autres deviennent transparents). Un saut dans le temps de 15 ans, une ellipse qui nous fait un peu envie d’en savoir plus, on ne sait rien sur l’histoire d’amour de la fille (par contre le père est toujours avec la voisine).

Tristesse

Dans le monde imaginaire, le prince et Pritprout sont bien transparents, ils réalisent que tout est terminé pour eux, ils sont assis contre un mur, et le méchant va se coller contre le prince comme s’il voulait se câliner.

Consommation

Placement de produit, le début du film nous montre presque que des Peugeot.

Moquerie

Le père se paie la honte en tentant de reproduire un bruit, en plus il s’entraine dans les transports publics. On se moque d’un cow-boy qui a de petits bras ce qui fait qu’il ne peut pas atteindre ses armes. Max commence à disparaître, le prince et Pritprout se moquent de lui.

Étrangeté

Les plus jeunes risques de ne pas comprendre le monde imaginaire que l’on va voir en alternance à la vie réelle dans le film.

VOCABULAIRE

Si la grande partie du film a un langage classique, on entend quelques vulgarités (con, connerie, on s’en fout, merde, fait chier). Certaines affiches montrent des informations sur le film (mieux vaut savoir lire, mais c’est juste un détail subtil, pas indispensable d’être le pro de la lecture).

Thèmes intéressants, on nous montre un père qui doit accepter de voir sa fille grandir. Le film comporte plein de messages propres à l’adolescence et au relationnel (du deuil à l’envie de se trouver avec un garçon). C’est visible par tous, même s’il vaut mieux avoir 7 ans si on veut commencer à comprendre les différentes façons de représenter les choses (le monde imaginaire est une bonne symbolique de ce qui se passe dans la réalité). Le film est surtout pensé pour les enfants, les adultes risquent de ne pas se sentir assez nourris (les 10 ans vont certainement bien apprécier). Ne pas hésiter à accompagner l’enfant, et lui demander ce qu’il comprend du monde imaginaire.

Ce que disent les autres : ici, une critique du film. Filmages conseille en Suisse ce film pour les 10 ans et il est âge légal 8 ans « Pas vraiment de contre-indications, hormis quelques scènes un peu fortes telles que tempête et personnages jetés aux oubliettes qui peuvent impressionner les plus petits. Ce conte de fée modernisé s’adresse à des enfants et jeunes adolescent(e)s est un film familial, sans violence, ni grossièretés, ni sexe, ni alcool et ni fumée. Le passage entre le monde réel et le monde onirique dans lesquels jouent les personnages est intéressant du point de vue de la réalisation mais compliqué à saisir pour de jeunes enfants, ce qui explique les âges attribués« .

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