L’aile ou la cuisse, un film de 1976, avec Louis de Funès et Coluche. L’introduction nous présente le fonctionnement du guide Duchemin (parodie du guide Michelin). On voit bien les anciens trucages de fond vert à travers les vitres des voitures.

MESSAGES

Aliment

Une ode à la bonne cuisine, avec l’idée de bien manger. Malbouffe. On critique ce qui peut être produit dans de grosses usines alimentaires. Le problème, c’est qu’aujourd’hui on est bien dans ce monde où le poulet que l’on nous propose ressemble à celui qui est dans le film lorsque l’on ingurgite un nugget.

Retraite

Un vieux père va bientôt partir à la retraite, il veut transmettre son savoir et son entreprise à son enfant. Transmission intergénérationnelle.

Responsabilité

On ne saisit pas vraiment si le film prône une ode à la liberté ou pas. Le fils veut faire le clown plutôt que de reprendre l’entreprise familiale, et c’est peut-être finalement la femme qui le fera revenir à plus de sérieux.

Travail

Importance du travail bien fait. Exemple d’un bon patron qui sait se mouiller, qui bosse sur le terrain et qui mène ses hommes à la baguette (et critique du vulgaire et violent qui n’a pas d’éthique). Espionnage industriel. On voit une méchante entreprise qui se permet de voler des informations. Entreprise véreuse, critique du patron qui rabaisse ses employés.

Relation au père

On nous montre comme un garçon va devoir faire sa place. S’affirmer. Ne plus se laisser diriger par son père.

Industrialisation

On nous montre comment l’industrie modifie les aliments, avec les dérives de l’industrie agroalimentaires.

Santé

Importance de prendre soin de soi (mieux vaut aller chez le dentiste, accepter les piqures). Critique des restaurants où on fait de la mauvaise nourriture. Agueusie. L’absence du sens du goût, avec un critique culinaire qui perd un temps sa faculté d’apprécier les aliments.

Cirque

Plaisir de faire le clown, faire tourner un spectacle, faire rire les enfants. Excentricité. Avec un Coluche qui a toujours des habits amples et marrants.

Intérêt pour l’autre sexe

Le fils du parton est bien intéressé par une nouvelle secrétaire. On voit qu’il peut laisser tomber ce qu’il veut faire pour rester proche de la demoiselle.

Soucis financiers

On voit bien que le cirque ne fonctionne qu’avec l’argent du fils du patron.

Déguisement

Le chef d’entreprise va tenter souvent de se déguiser pour ne pas se faire repérer.

Presse

Critique des photographes journalistes qui chassent le scoop, on voit un scène où une meute tenter de faire une photo d’une personne malade, c’est un peu lourdingue de leur part.

Académie française

On se moque légèrement de la satisfaction de faire partie de l’Académie française, avec un habit d’apparat, un bon repas qui serait en fait à moitié fabriqué dans une usine de mauvaise nourritures.

SCÈNES DIFFICILES

Mises en danger

Risquer de foncer contre un camion lors d’un dépassement rapide, puis lorsque la voiture veut passer avant un train. Risquer de tomber d’une grue, en étant dans une nacelle qui s’ouvre. Gérard doit retrouver la montre de son père et marche sur une machine à nourriture qui le recouvre de pâte, on peut le craindre cuit (il ressort d’un gros pâté tout en sueur).

Malaise

On peut être interpellé par les mouvements spastiques d’un serveur, et gêné par le verre de vin lancé à la tête de la dame d’à côté. Tenter de suivre le voleur sans être remarqué, on ne sait pas ce qui va se passer. L’homme de main du méchant patron découvre le secret du clown. On craint que le père soit choisi dans la scène de la crème dans le spectacle de clown, et en effet c’est lui qui va recevoir le fatidique sceau d’eau qui laisse apparaitre son visage et créer un conflit de famille. Le fils tombe littéralement sur son père au sol qui a été gavé et qui en est malade. En tentant de fuir les photographes, Gérard se trompe de brancard. Les héros sont repérés dans l’usine, le méchant industriel laisse entendre qu’on peut faire des boites supplémentaires (tuer les héros et les mettre dedans). Les héros foncent contre la police avec leur voiture pour vite pouvoir arriver à l’émission qui risque de commencer sans eux. Un test de dégustation est prévu et on peut craindre que tout le monde découvre que le critique culinaire n’a plus de gout.

Moquerie

On rit du malheur des autres (avec un monsieur choisi dans le public qui reçoit de la crème sur la figure, puis un bac d’eau) (faire tomber des restaurateurs dans l’escalier de leur cave devenue sombre) (on rit de voir la secrétaire suspendue à un lustre avec son patron qui s’inquiète plus pour son lustre ou ses dossiers volés, elle tombe et on rit jaune avec sa jambe déboitée remise de force). Le père sur un brancard se retrouve à descendre des escaliers, il est bien secoué.

Maltraitance

On voit un employé giflé par son patron deux fois de suite et qui n’en veut juste pas une troisième. Le père renvoie à son fils que le gag est raté « comme toi », c’est lourd. Le chef d’un restaurant oblige le critique culinaire à avaler de la mauvaise nourriture en le menaçant d’une arme, c’est semi-comique-tragique.

Cigarette

On voit souvent des personnes fumer, même dans des restaurants.

VOCABULAIRE

Classique. Quelques mots vulgaires (de la merde, dégueulasse, bouffe).
Un film qui devait alerter sur ce que risquait de devenir notre nourriture. Si dans le film le méchant a perdu, aujourd’hui il semble remplir nos assiettes. Un bon moyen de rendre attentifs les enfants à cette problématique, tout en leur expliquant qu’il y a des responsabilités à prendre et que l’on ne peut pas passer notre vie à être un clown (sous ses airs de liberté, le film nous renvoie à nos responsabilités et au travail bien fait).
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