La Guerre des boutons est un film en noir blanc de 1962, une comédie d’Yves Robert. Rythme lent, avec des séquences qui se distinguent bien les unes des autres. Le film est découpé comme les chapitres d’un livre, il est constitué de différentes petites histoires autour d’une guerre entre enfants.
MESSAGES
Conflit
Guerre entre deux bandes d’enfants, une querelle entre deux villages (qui semble se transmettre de génération en génération). Paix. La fin du film laisse entrevoir un espoir dans la nouvelle génération qui aimerait changer, et en tout cas ne pas finir comme leurs parents.
Éducation
Les châtiments corporels ce n’est pas une bonne idée : les enfants peuvent reproduire cela sur leurs camarades. Fugue, avec un enfant qui craint tellement la sanction de la pension qu’il préfère disparaître. Sanction.
Histoire française
On découvre l’école à l’époque, avec des classes non mixtes, un enseignant de plusieurs niveaux. Les habits d’époque, le monde de la campagne.
Foyer
Importance de se faire un lieu de vie que l’on peut apprécier et que l’on souhaite défendre.
Autonomie
Se débrouiller sans le monde des adultes.
Jeux extérieurs
Des enfants qui s’amusent en groupe dehors.
Bricolage
Être capable de faire des choses soi-même, dans un groupe d’enfant.
Politique
Une organisation qui prône l’égalité, avec des enfants qui veulent mettre sur pied un système ou tout le monde peut participer. Importance d’avoir quelque chose à soi, d’être propriétaire. Leader. Nécessité d’avoir un leader, mais accompagné de lieutenants et qui ne prend pas de décision sans les informations des intellos du groupe (il devra se montrer fort, ne pas montrer ses faiblesses.
Utilisation des animaux
Les enfants vont se faire de l’argent en cueillant des champignons, mais aussi en attrapant des animaux (dont un pauvre renard qu’ils n’hésitent pas à enfumer et tuer et pourtant ils vont s’arrêter en pleine bataille pour s’occuper d’un lapin blessé).
Dénigrement
Enfant maltraité. Exemple d’un enfant souffre-douleur qui va devoir ramasser le crottin de cheval, qui ne se sent pas intégré, et qui va vendre son clan à l’équipe adverse. Trahison.
Stéréotype
La fille de la bande est cantonnée au nettoyage ou au raccommodage. Elle est destinée à n’être que la copine du plus fort.
SCÈNES DIFFICILES
Mises en danger
Une guerre d’enfant, avec de petits combats, on voit des combats aux lance-pierres, une grande quantité de combattants. Un ennemi est attaché à un arbre, on le menace de lui couper oreilles ou zizi pour finalement lui prendre son honneur en lui enlevant tous ses boutons. Son pantalon va tomber, proche de l’abus.
Maltraitance
Dans tout le village, on entend les parents frapper leurs enfants. Supplice à un traître, qui est responsable de la défaite et de la destruction de la cabane. Il va se faire fouetter par toute sa bande.
Santé
Alcool. On voit deux adultes donner de la « goutte » à un petit enfant et rire du fait qu’il soit ivre. On verra des pères trinquer et finir ivres. Cigarette. Dans leur cabane, toute la bande des enfants va boire et fumer.
Abus
Pression sur une fille. La seule fille du groupe vit quelques pressions. Un des enfants va lui demander de lui masser sa cuisse. Lors d’un repas arrosé, on va lui demander de montrer ses seins.
Tristesse
La cabane est détruite par l’équipe adverse. Quand Lebrac se retrouve finalement en pension. Crainte de voir Lebrac se faire capturer par les chasseurs.
Adultes dysfonctionnels
Critique de l’adulte qui pose son autorité sans réfléchir, sans sentiment. Les pères frappent avant de comprendre et peuvent crier fort. Les enfants peuvent avoir peur des sanctions. Il y a un décalage avec le politiquement correct que l’on voit aujourd’hui (on voit l’instituteur rire des enfants qui lancent une mobilisation générale pour la guerre. On voit un couple enivrer un enfant.) Même si l’instituteur semble être un homme de confiance, on voit qu’il n’a pas pu faire grand-chose pour éviter la pension au héros, il fume, il se plaint de son maigre salaire.
VOCABULAIRE
Langage vieillot et qui se veut vulgaire (« couille molle, peigne-cul, vos gueules, chialer, salaud »).