Film en images de synthèse de 2003. Un film d’animation qui nous plonge dans les débuts de cette technique, la qualité est franchement moyenne. Une succession de scènes qui nous apportent des nouveaux personnages (une taupe, les arbres, puis d’autres taupes, puis des mouches, puis des humains. Les liaisons et le rythme ne sont pas fantastiques).
MESSAGES
Écologie
Il faut prendre soin de la nature. Les arbres ont une personnalité, ils cachent leur visage quand les humains approchent : « Que l’homme t’ignore » est la salutation de tous les personnages « magiques » de ce film. Les humains ne sont pas vraiment fréquentables.
Protection des animaux
Critique des personnes qui portent des animaux morts sur le dos (manteaux de fourrure). Critique de la taxidermie qui est présenté comme tuant les animaux (on n’oublie pas les zooms sur le scalpel). Antifourrure.
Industrialisation
Critique de l’homme qui utilise mère nature (et qui donne des formes étranges aux arbres dans le jardin : le pylône du fil du téléphone fait croire aux arbres que son statut de précurseur de la technique c’est mieux que de servir de branche pour les oiseaux).
Intérêt amoureux
Ça commence avec un « il est amoureux, il est amoureux » enfantin, puis une déclaration ratée, et un sauvetage qui fera craquer la belle.
Hispanique
Valorisation de la Galice. Terre espagnole où il fait bon vivre, même pour une souris écossaise.
Courage
Être lâche ce n’est pas bien.
SCÈNES DIFFICILES
Mises en danger
Le sort s’acharne sur un personnage féminin. Linda risque de tomber dans l’eau, et juste après être sauvée, un géant (humain) la fait disparaître, il veut l’ajouter à sa collection de bêtes empaillées. Finalement c’est sa femme qui veut sa fourrure pour se faire un manteau. La scène de la bataille finale devrait faire peur, mais pas certains que vous ayez pu rester jusqu’à la fin.
Malaise
La fausse mort de Linda. On voit une fourrure de taupe, et on croit à tort que c’est la sienne (chanson mélancolique et flash-back à la clef). Les mouches sont criardes et semblent n’exister que pour embêter le monde, heureusement elles se font exterminer à la fin.
Maltraitance
Un arbre, les yeux cernés craint de se faire torturer, il crie « je vais avouer, je vais avouer » pour ne pas se faire taillader.
VOCABULAIRE
Classique, avec une bande sonore presque trop présente