La Folie des grandeurs

La Folie des grandeurs

À partir de 8 ans

La  folie des grandeurs est un film de 1971 très librement adapté de Ruy Blas de Victor Hugo. Long générique avec une musique qui deviendra presque un classique.  Même un enfant peut se demander qui joue de la guitare quand Montant chante.

MESSAGES

Historique

Une vision de l’Espagne du 17e siècle pas vraiment réaliste et surtout basée sur des histoires à la cours du roi (avec une Espagne plutôt stéréotypée, avec Hola et claquette). Cape et d’épée.

Différence de classe

On critique les impôts que doivent payer les pauvres et les phrases du type « Les pauvres, c’est fait pour être très pauvres, et les riches, très riches ! ». On voit clairement qu’il existe deux mondes, et Blaze le valet va tenter d’aller proche de la reine. Serviteur. Un monde où des personnes doivent en servir d’autres (que cela soit cirer les bottes ou autre. Esclavage. Ceux qui ne plaisent pas au pouvoir peuvent être envoyé à travailler en Afrique comme esclave, être déchus. Code de bonne conduite. Il y a des codes à être dans la haute société.

Égalité

Importance de faire aussi payer les riches pour les impôts. Réformes sociales. Blase a l’idée de changer des choses et veut faire en sorte que lorsqu’on tue un domestique, il faut le déclarer (gag et changements sociaux).

Cupidité

On critique l’homme qui ne pense qu’à amasser de l’argent (y compris en prélevant des impôts sur le peuple dans son unique intérêt).

Égoïsme

En dehors de la cupidité, on voit que don Salluste ne pense qu’à ses profits, et fait des positions basses devant ceux qui sont de plus haute hiérarchie.

Romance

Un amour impossible, avec l’intérêt  que porte un valet pour la reine. Adultère. On montre clairement que cela ne pose pas de problème d’aller draguer une femme mariée (surtout parce qu’elle n’est pas assez aimée de son roi qui préfère aller à la chasse tuer des loups). La femme mariée n’a pas spécialement de problème à demander des bisous (même si elle se trompe de monsieur, un bisou c’est bien et faut en profiter). Différence d’âge. Une époque où ce n’était pas bizarre de s’amouracher d’une plus jeune.

Princesse

On voit que la  reine n’est pas heureuse. Le quotidien d’une noble n’est pas agréable, elle est coincée dans son château et  son roi de mari préfère la chasse à court.

Religion

On voit la reine qui va prier Jesus. Une procession avec une vierge. Salluste qui ne peut plus parler qui prie la vierge. C’est plutôt montré comme comique.

Tromperie

On fait croire, avec un déguisement et du travail qu’une personne en est une autre.

SCÈNES DIFFICILES

Mises en danger

Villageois qui pourchassent le ministre avec des fourches. César doit combattre des hommes armés, si au début il semble bien s’en sortir, il finit par se faire capturer dans un filet et son oncle va le vendre en Afrique comme esclave. La bombe est envoyée en direction des souverains, elle est jetée de bras en bras et finit devant la reine qui s’évanouit. Nouveau complot, Salluste apprend que des hommes veulent tuer Blase (de faux amis veulent l’empoisonner avec un gâteau d’anniversaire). Blase se retrouve avec une épée sous le cou, il reçoit plein de lances contre lui, combat à l’épée, il se fait poursuivre par beaucoup d’hommes. Blase et Salluste se retrouvent dans une arène entourée d’un taureau violent qui s’en prend aux deux hommes. Après l’avoir sauvé, Salluste menace Blase avec des pistolets et le kidnappe.

Maltraitance

Blaze a soutenu son maitre qui pour le récompenser donne un coup de pied aux fesses. Salluste lui marche dessus quand il se lève, il lui demande ensuite de rester courbé, car le valet est plus grand que lui. Violence. Hommes fouettés, tenus en esclavage en Afrique, ils tournent une roue sous le soleil d’un désert, juste pour arroser une plante d’un cheik musulman (violents coups de fouet). Salluste se retrouve sur Blase, il l’a bâillonné, lui donne un grand coup sur le crâne.

Banalisation de la violence

Combat entre les esclaves et les Arabes, coups de rondins dans la tête (plutôt montré comme comique). Salluste se fait poursuivre par un taureau.

Malaise

Le domestique ne semble pas vraiment travailler pour son maître, il fait en sorte que son or soit redonné aux villageois. Le vil Salluste nous confie son plan, il veut que Blaze et la reine commettent l’adultère pour que la femme soit répudiée, on est donc pris dans la crainte que le sympathique valet ait des problèmes avec son histoire de cœur.  C’est un peu la honte, Salluste n’a pas le temps de s’habiller et la reine vient lui crier dessus (elle l’accuse d’avoir fait un bébé avec une servante et de ne pas le reconnaître).  Des personnages louches qui semblent vouloir commettre un attentat contre le roi. Après s’être fait confisquer ses biens, Salluste renvoie son sympathique domestique sans gage.  On voit la dépouille d’un animal tué. On voit la création d’une bombe, avec un homme qui dit clairement qu’il veut faire exploser les souverains.  Fausse accusation du terroriste qui veut faire accuser Salluste, quand Blase s’interpose pour dire que ce n’est pas vrais, l’homme tire son épée et est prêt à le tuer. Salluste va tuer un cuisinier en lui demandant de manger le gâteau au cyanure. Pour ceux qui sont pour la reine, on peut craindre qu’elle soit surprise par son mari cocu.

Rôle dénigré de la femme

On nous montre des femmes sexualités (comme la reine, juste bonne a être belle, une Espagnole qui drague Blase en faisant du Flamenco d’une façon sexy, ou une servante qui se retrouve avec un bébé non reconnu. Femmes stupides, comme des nobles qui tournicotent dans leurs jupes en craignant l’explosion d’une bombe. On parle d’une vieille, on se moque d’elle qui aurait envie de plaire.

Moquerie

On rit souvent du malheur des autres (coup de pied aux fesses au valet, Salluste qui est montré comme risible sur un âne qu’il fait avancer avec une carotte et qui l’amène finalement sous une chute d’eau. Blase qui risque d’être mordu par de gros colosses). On se moque de la dame de compagnie qui reçoit un coup de pied aux fesses et qui est envoyée dans l’eau. On se moque du langage des signes d’une personne présentée comme muette, on le voit bien excité à tenter de se faire comprendre. Salluste rate son plan avec le perroquet, il doit parler à sa place, puis se fait passer par Blase, il est risible. Salluste semble avoir complètement perdu la tête à la fin, et on rit qu’il rit lorsqu’il dit n’importe quoi en se faisant fouetter. La fin est plutôt dénigrante, la « vieille » vient chercher son amoureux qui a préféré se retrouver vendu comme esclave plutôt que de rester avec elle. Moquerie sexualisée. C’est montré comme humour un homme déguisé qui fait vieille femme qui donne l’impression de draguer un homme.  Blase fait sa déclaration d’amour à la fausse femme, et la « vieille moche » entend toutes ses choses en croyant que c’est pour elle, elle finit par vouloir lui prendre la main et mimer un moment de jouissance (en fait elle met sa main dans la bouche d’un gros chien) (et après elle se fait mordiller et est tout émoustillé dans quelque chose de limite sado-maso). La « vieille » fait un striptease en croyant que l’homme qui est dans un lit devant elle est amoureux, elle est montrée comme risible.

VOCABULAIRE

Classique. Lorsque la reine s’exprime, c’est le plus souvent en allemand non sous-titré (cela ne gène pas vraiment la compréhension de l’histoire), il y a aussi une fois un sous-titre.  Parfois limite vulgaire (salope, garce de reine, salaud, j’aurai ta peau).

Un humour qui passerait mal aujourd’hui. On se moque bien des prières musulmanes avec les prosternations sur des petits tapis et des esclaves qui vont en profiter pour les assommer.

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