La Famille Willoughby

La Famille Willoughby

À partir de 7 ans

La Famille Willoughby est un film en images de synthèse de 2020. Un narrateur chat nous raconte l’histoire d’une fratrie de quatre enfants. Le film foisonne de directions différentes, on s’intéresse aux enfants, à la gouvernante, à un bébé qui passait par là. Cela part un peu dans tous les sens pour finir par tous se retrouver ensemble. Le rythme peut être rapide. Petit gag final à la toute fin du générique.

MESSAGES

Famille

Importance d’être aimé dans une famille. Si les parents ne nous aiment pas, il peut exister d’autres personnes qui prendront bien soin des enfants. Couple. Ici on critique le couple de parents tellement amoureux et centré sur eux-mêmes qu’ils ne veulent pas de leurs enfants. Ils se font vousoyer par leurs enfants. Fratrie. Se parler, se comprendre, jalousie qu’il peut y avoir entre frères et sœur. Deux jumeaux, une sœur et un grand frère pour s’entraider (même si on voit qu’ils fonctionnent un peu tous dans leurs logiques et que le grand a envie de diriger le système, et pas toujours pour le mieux). Jumeaux. On joue ici la carte de vrais jumeaux, tellement proche l’un de l’autre qu’ils ont en plus le même nom (ils seront contents qu’on les différencie un moment). Bébé. Arrivée du bébé dans la famille, qui ne va pas recevoir d’amour. Les enfants Willoughby vont s’occuper d’un bébé abandonné. Un petit a besoin de protection. Un petit demande beaucoup d’attention.

S’affirmer

Des enfants doivent pouvoir s’en sortir sans parents. Tim le plus grand est peureux, mais tente de montrer que c’est lui qui doit décider. Naïveté. Il a peur du monde extérieur qu’il ne connait pas. Il doit appendre à comprendre ce qui l’entoure. Jane croit que les arcs-en-ciel amènent à un endroit sympathique. Force des faibles. Cette fratrie va réussir à se débrouiller en s’entraidant. Des enfants peuvent fonctionner mieux que des adultes.

Foyer

Importance d’avoir un endroit bien à nous, dans lequel on est heureux d’être. On critique les parents qui veulent un endroit pour y être au calme et ne penser qu’à leur plaisir et leurs loisirs.

Éducation

Sous couvert d’éducation, les parents ont posé des règles qui ont façonné les enfants, ils pensent qu’ils ont des exigences infantiles (ce n’est pas bien de demander trop d’habits, trop d’amour, de nourriture). Punition. On critique les punitions méchantes, comme enfermer un enfant dans un endroit sombre (comme le cagibi à charbon).

La Famille Willoughby

La Famille Willoughby

Égoïsme

On critique ceux qui ne fonctionnent que pour eux-mêmes, comme les parents qui ne pensent qu’à leur

Orphelin

Les enfants découvrent un bébé devant leur porte, ils vont l’aider à être adopté et ensuite réaliser qu’ils doivent eux aussi avoir de bons parents. Famille d’accueil. On nous montre ceux qui gèrent les familles d’accueil comme des sortes d’agent plutôt sombres et robotisées. Les familles d’accueil sont plutôt sympa, mais elles ne conviennent à personne. Aide sociale. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les assistantes sociales n’ont pas l’air très gentilles et ne s’intéressent pas aux personnes, mais aux lois qui leur impose d’agir.

Inventivité

Les deux petits frères créent des choses. Ce sont eux qui vont utiliser l’usine pour créer un dirigeable.

Chat

Un chat tourne autour de la famille, fidèle à l’autonomie de cet animal qui ne va pas avoir de contacts minimums avec les humains (mais toujours bien présent).

Musical

Différents petits moments où Jane commencerait presque à faire une chanson (mais on ne semble pas vraiment à vouloir créer un film musical) (même si c’est la musique qui va sauver les enfants).

Virilité

La moustache est ici un symbole de virilité, de force, tous les membres de la famille en étaient autrefois pourvus, même les enfants ou les femmes. On voit que Tim aimerait bien en avoir (et à la fin du film, cela aura poussé chez tout le monde, sauf lui).

Origine

Importance des ancêtres. Des enfants vivent dans une maison où les portraits des ancêtres leur renvoient que la famille était importante et que ces personnages étaient bien. Héritage familial.

Sucrerie

Une fabrique de bonbons. On voit un petit bébé tout content d’en avaler en grande quantité.

La Famille Willoughby

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SCÈNES DIFFICILES

Mises en danger

Un craint un problème pour le bébé quand il entre dans le salon des parents, et le bébé va avancer vite et se retrouve dans la cheminée, cela crée une flamme verte, mais ne le tue pas, mais il aura des fils autour de lui qui continuent de bruler. Tim qui ne connaît pas l’extérieur risque de se faire écraser plusieurs fois, et finalement se fait pipi dessus. Ruth s’est échappée dans l’usine, elle mange plein de bonbons, mais surtout risque de finir écrasée, puis tombe de haut et risque d’être découpée. Les parents ont très froid au sommet, ils commencent à geler, ils réalisent qu’ils ont été trop confiants et qu’ils risquent mourir. Les enfants dans leurs dirigeables traversent une tempête, ils ne voient plus rien, et leur véhicule perd de puissance, ils risquent de s’écraser.

Malaise

On nous montre des parents égotistes qui ne pensent qu’à être ensemble, abandonnant leurs enfants (les petits n’ont que les restes du repas précédent, pour autant qu’il y ait des restes). Tim tente d’aller demander à manger aux parents, et pendant ses temps ses frères et sœur vont voler la nourriture sous le nez des parents qui vont accuser Tim et le mettre dans un cagibi à charbon. Soir d’orage, effet d’éclairs, il y a quelqu’un qui dépose une caisse dehors, il y a quelque chose dedans qui fait un bruit étrange, on ne verra pas ce que c’est quand Jane l’ouvre et crie, la chose se déplace dans la maison, c’est inquiétant. On voit que la mère coupe les moustaches du père pour tricoter. Les enfants craignent que le bébé soit vu des parents, le frère et la sœur se disputent pour le récupérer, mais il est découvert, ils ne veulent pas de ce nouveau bébé chez eux. Ils crient sur Tim qu’ils considèrent comme celui qui leur mange déjà de la nourriture et qui en plus veut leur faire subir un nourrisson, ils veulent se débarrasser de la petite, mais aussi de leurs enfants qu’ils jettent dehors pour qu’ils gèrent cette histoire de bébé. Tim la jette à travers les barreaux de la porte, et sa sœur lui renvoie que ce n’est pas bien ce qu’il fait. Jane est naïve, elle suit un arc-en-ciel pour y déposer le bébé au bout, ils finissent pas arriver à une usine et laissent la petite devant la porte, et quand ils sonnent c’est une grosse voix qui répond (on se dit que ce n’était pas une bonne idée de la laisser là). Les enfants commencent à se demander si ce ne serait pas bien qu’eux aussi deviennent orphelins, Tim comprend l’idée de tuer leurs parents, avec lame ou tronçonneuse, mais Jane pensait les envoyer en vacances (pour qu’ils puissent là bas mourir, danger du volcan ou mangé par requin ou mangé par des cannibales, coincé dans la glace ou mangé par des ours, on grimpé sur le pic d’où on ne peut pas redescendre). Les enfants ont créé un prospectus, ce n’est pas évident de l’amener jusqu’à devant les parents. Les enfants sont tellement contents de se retrouver seul qu’ils mettent la maison sens dessus dessous, vont sauter sur le saint lit des parents, font du bruit courent partout et jettent le portrait de leurs parents dans la cave. Les enfants ont froid et faim, Tim leur sert un homard, mais c’était celui qui était accroché au mur, il ne sait pas faire à manger, il sert ensuite trappe avec une souris morte qui voulait prendre un fromage (qui est maintenant moisi). Les trois frères veulent se débarrasser de la gouvernante, il y a l’occasion de l’éjecter avec une catapulte, mais les deux Barnabé hésitent et c’est finalement Tim qui sera éjecté contre la fenêtre. Frustré de ne plus être le chef du système, Tim fait la petite bête sauvage et va finalement envoyer le porridge à la tête de la nounou. Les enfants ont peur de sa réaction, elle se lève menaçante. La gouvernante renvoie au commandant Melanoff qu’il ne faut jamais appeler le bureau des orphelins (ils ont l’air méchant). Les parents n’ont plus d’argent, ils décident de vendre leur maison, on voit une agente immobilière toute contente de se charger de la vente. Tim appelle le bureau des orphelins pour leur dire qu’ils sont maltraités par leur gouvernante. On craint que la famille idéale achète la maison, mais arrivée aux combles tout le monde redescend effrayé, ce serait hanté. Les héros vont voir et découvrent une sorte de monstre à six bras, ambiance lugubre autour. C’est la gouvernante qui les a sauvés, ils sont tous heureux, sauf que le bureau des orphelins appelés par Tim arrive, ils font assez agence gouvernementale secrète, leur chef reconnait la gouvernante qui était autrefois une orpheline. Elle se sent rejetée par les enfants et part en pleurant quand elle entend le message dénigrant que Tim leur a envoyé. Les femmes de l’agence semblent robotiques, n’ont pas de cœur et envoient les enfants en famille d’accueil. Les deux Barnabé regardent internet toute la journée, semblent lobotomisés. Jane déprime sur son lit malgré le fait qu’elle soit dans une famille de chanteurs. Tim fugue de toutes ses familles d’accueil, il voit que leur maison a été détruite, on le retrouve finalement enfermé, il est déprimé et même quand la gouvernante vient le sauver, il ne veut pas sortir, il se sent responsable, il s’en veut. Pour sortir du bureau des orphelins, il faut passer par une salle pleine de caméras et une femme qui repère qu’il y a un problème, elle veut fouiller le chariot où se cache Tim. Les enfants réalisent qu’ils doivent faire revenir leurs parents pour qu’ils ne soient plus poursuivis par le bureau des orphelins. Les enfants tentent de retrouver leurs parents, mais il y a trop de monticules qui sont des sapins, ils ne parviennent pas à les trouver. Les enfants sont seuls au somment de cette montagne glacée, Tim qui venait de retrouver le fil qui pouvait les guider le perd, les bâtons qui faisaient de la chaleur s’éteignent, le chandail que s’échangeaient les petits se brise glacé, la sœur chante, ils se mettent ensemble, et semblent finir gelés. Ils repartent tous ensemble (mais personne ne semble remarquer que le chat est resté sur la montagne).

Maltraitance

Après avoir réussi à sauver leurs parents qui allaient mourir congelés, les enfants avouent aux parents qu’ils voulaient s’orpheliniser (joli terme pour dire qu’ils voulaient les tuer), qu’ils regrettent, qu’ils aimeraient pourvoir s’entendre avec eux. Le père et la mère vont vers eux en disant qu’ils comprennent avoir fait fausse route. Sauf qu’ils ont fait semblant et qu’ils vont voler le dirigeable des enfants les laissant seuls au sommet de la montagne.

Tristesse

On voit Popper rester de nuit au froid vers l’œuf qu’il espère toujours voir se briser, et en désespoir de cause il fait venir l’homme du zoo qui avec un stéthoscope lui renvoie qu’il n’y a rien de vivant dans l’œuf.

Moquerie

Les parents sont montrés comme stupides, méchants, peureux, centrés que sur leurs roucoulements amoureux. On nous dit que les enfants vont avoir une nouvelle atroce (en fait c’est que les parents sont toujours vivants). On se moque d’une famille d’accueil qui ne réalise même pas que les enfants qu’ils ont en charge partent (ils ont des lunettes virtuelles sur la tête). On se moque des Suisses et de leur accent.

Banalisation de la violence

Sous couvert d’humour, on nous présente la situation d’enfants maltraités, qui vont jusqu’à imaginer faire tuer leurs parents. Si les parents ont échappé aux dangers, par contre c’est à chaque fois leur guide qui s’est fait maltraiter, et c’est montré comme comique, même quand il semble s’être finalement fait manger par les piranhas. Différents pièges astucieux pour faire fuir les acheteurs de la maison (on rigole ici de décharge électrique, de différentes personnes effrayées, envoyées au loin. On se moque de la famille idéale, qui semble parfaite avec leurs beaux enfants. Un train se fait happer par une avalanche (c’est surtout mis en scène pour faire rire). On pensait les parents morts dans l’explosion du dirigeable, ils sont en fait accroché à un débris dans la mer, mais un énorme requin arrive par-derrière et ouvre grand sa bouche pour les manger.

VOCABULAIRE

Classique.

On critique ici le sacro-saint amour des parents qui n’est pas toujours présent dans les familles. Des enfants vont devoir se débrouiller seuls, parce qu’ils ont un père et une mère qui les rejette. Avec une fratrie qui pourra trouver l’affection avec leur nounou. On n’a pas forcément ce que l’on veut, mais ce que l’on a besoin.

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