Arthur 3 : La Guerre des deux mondes

Arthur 3 : La Guerre des deux mondes

À partir de 10 ans

Arthur 3 : La Guerre des deux mondes est un film en images de synthèse de 2010, la suite des deux premiers opus, » Arthur et les Minimoys » et « Arthur et la vengeance de Maltazard ». Effets impressionnants, surtout lorsque l’on est plongé dans certains décors, ou avec les insectes. Une introduction résume les deux premiers épisodes. Les scènes se suivent plutôt rapidement et en alternance entre ce qui se passe avec Arthur, le grand-père, des policiers, Maltazard. Les plus jeunes auront de la peine à lier tout ça.

MESSAGES

Lutter contre l’adversité

Importance de se battre contre le mal, de protéger sa famille. Arthur se bat calmement, sans céder à l’agressivité ou la panique. On a aussi l’exemple du grand-père qui agit sans une once de méchanceté. Courage d’Arthur qui s’en prend aux sbires de Maltazard (pour ça il va conduire une voiture, ce n’est pas un très bon exemple) .

On se moque des forces de l’ordre

Du jeune policier qui vient de terminer ses études et qui fait gaffe sur gaffe ou du chef des pompiers qui n’est jamais monté sur une échelle. Police ou pompier n’arrivent pas à la cheville d’Arthur quand il s’agit de sauver leur ville.

Famille

Les parents d’Arthur sont toujours aussi déphasés, et la mère a l’air complètement stupide, comme le père d’ailleurs, même si cette fois ils tentent d’être un peu plus présents pour leur fils. En finalité c’est important d’avoir un père qui montre de l’attention et d’avoir confiance les uns dans les autres.

Rapport au père compliqué

Darkos recherche l’intérêt de son père, Maltazard se joue de lui et il n’hésite pas à s’en débarrasser. Il va changer de camp en devenant gentil, car il va recevoir l’attention et de l’amitié de la part des Minimoys.

Amour

On verra quelques moments durant l’action où Arthur et Sélénia sont l’un sur l’autre et réalisent que ce n’est pas le moment du bisou. Un moment pseudo-poignant où les amoureux doivent se quitter en réalisant qu’ils ont chacun leur univers, on résout ici assez vite l’intrigue amoureuse qui s’était tissée jusqu’ici sans donner une réponse claire à leur suite, inséparables ou séparés ?

Importance des insectes

Chaque être vivant a un rôle précis dans la chaîne de la vie, ce n’est pas sympa de vouloir détruire un nid d’abeilles.

Relation dans la fratrie

Assez insupportables, les tensions entre Bétamèche et Sélénia sa princesse de soeur. S’ils se parlent, c’est surtout pour se critiquer, et il n’y aura pas forcément une résolution à leur différend, parce qu’ils sont dans ce film juste les faire-valoir d’Arthur (c’est d’ailleurs dommage comme Sélénia est moins dynamique que dans le premier film).

Histoire

Découverte d’un environnement américain des années 60.

Sens de l’honneur

Importance de donner sa parole.

Gourmandise

Importance de la cuisine, Maltazar salive devant les confections de la grand-mère et rêve de la tarte au chocolat.

S’investir au travail

Critique des personnes planquées qui cherchent un travail tranquille pour être dérangées le moins possible.

Religion

Arthur peut en pleine bataille lancer un « Seigneur, si tu veux m’aider, c’est maintenant ».

 

SCÈNES DIFFICILES

Mises en danger

Contre Darkos dans un train, effet de vitesse et d’épée. Darkos qui se rapproche petit à petit de l’équipe d’Arthur dans des bulles. Maltazard contre les Africains. Contre des moustiques géants. Les moustiques géants attaquent la ville et sèment la terreur, on voit des accidents, des flammes et explosions, des personnages qui ont peur, qui crient. Menace de mort. Maltazar menace de mort son fils, Arthur et son grand-père, il est prêt à les pourfendre avec une épée.

Visuel effrayant

Le moment où, en criant, Maltazard arrache son faux visage de magicien. Des personnages monstrueux. Darkos, Maltazard (même après sa chirurgie faciale, une tête pleine de cicatrices), ou ses sbires avec les moustiques…

VOCABULAIRE

Classique. Les voix et dialogues ne sont pas toujours réussis (le ton employé par Arthur ou d’autres personnages sonne faux). La musique peut être forte et impressionnante.

Un film que l’on prétend être pensé à partir de cinq ans, ce qui n’est pas réaliste au vu de certaines images et à la complexité du montage (pas du scénario, parce que c’est plutôt creux). Il y a de l’humour deuxième degré pour les parents (appréciez la scène où on voit un Georges Lucas être inspiré pour sa trilogie. Peu de chances que les plus jeunes saisissent). On ne peut pas s’identifier aux adultes, ils sont couards, trop faibles, tout repose sur Arthur. Et même si l’armée américaine intervient à la fin, on a surtout l’impression qu’ils tirent dans tous les sens pour rien, quand tout est résolu. Si en livre cela peut passer, quand c’est visible au cinéma, on peut avoir un peu de peine avec ça.
Le réalisateur a réussi à poser des moments avec voitures et motos à pleine vitesse, ça manquait dans sa trilogie, vous trouverez aussi un peu de pub pour McDonald.

Il existe aussi une série.

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