Alma

Alma

À partir de 11 ans

Court-métrage en images de synthèse de 2009. La qualité est bonne même si les décors sont bien statiques et qu’il y a peu de structures. On va suivre uniquement un personnage. Un effet étrange dans des flashs d’images lorsque la petite fille se retrouve projetée à l’intérieur de la poupée.

MESSAGES

Kidnapping

On peut comprendre l’histoire comme étant une représentation de la disparition d’enfants. Alma a son nom posé sur un mur, comme des dizaines d’autres que l’on ne reverra plus jamais, qui sont privés de leur liberté. C’est la seule chose d’eux qui reste visible aujourd’hui, c’est gris et plutôt triste. Enfermement. La petite qui a enfin touché la poupée se retrouve enfermée à l’intérieur, ne pouvant plus bouger et ne pouvant plus que distinguer ce que voit ce jouet, sans même tourner la tête. C’est plutôt anxiogène. Les flashs d’images qui nous sont dévoilées lorsque la petite touche la poupée, on nous montre des scènes où la petite est dans le noir et a peur. Abus. On voit aussi des poupées dénudées dans la série de flashs. Un bon moyen de parler de ce thème. Les enfants jouets des adultes.

Consommation

On peut lire une critique de la consommation. L’enfant qui veut obtenir un jouet, qui montre une certaine agressivité quand il n’est pas accessible (c’est lorsque la petite lance, rageuse, une boule de neige contre la porte, que celle-ci s’ouvre). Risquer de se retrouver enfermer dans son besoin de consommation toute sa vie.

Se décentrer

Si l’on focalisait moins sur ses envies, ses besoins, si la petite fille avait un peu observé ce qui se passait autour d’elle, elle aurait vu le petit cycliste qui met de l’énergie à sortir du magasin ou les yeux des poupées qui bougent. Voir l’autre est important. Narcissique. C’est en recherchant une poupée à son image que la petite fille court à sa perte, il ne faut pas être trop centré sur soi.

Curiosité

C’est un vilain défaut. Ne pas entrer dans des endroits que l’on ne connaît pas.

Méfiance

Se méfier des apparences. ON peut être attiré par quelque chose et se retrouver dans une situation dangereuse (c’est un peu l’idée de ne pas recevoir des bonbons des inconnus, il ne faut pas croire qu’un jouet facilement accessible, c’est normal).

Peur

On joue ici avec les codes des films d’horreur, en utilisant les poupées, jouets appréciés des petits (on leur insuffle quelque chose de vivant et d’anxiogène, ce sont tous des enfants prisonnier d’un corps de plastique, et seuls les yeux semblent encore pouvoir bouger). Si les poupées sont jolies, on glisse.

Persévérance

On nous montre que la persévérance est parfois liée au besoin de posséder. Ici la petite est bien motivée et n’abandonne pas la quête de sa poupée.

Punition

Même si cette petite fille semble avoir été piégée injustement, on laisse entrevoir qu’elle pourrait être responsable de son état. Elle veut s’approprier un bien qui ne lui appartient pas. Elle entre sans permission dans un magasin qui était fermé. Elle lance rageuse une boule de neige contre la vitrine. Laisse tomber au sol la craie qu’elle utilisé pour écrire son nom et ne la ramasse pas. C’est finalement une petite fille pas vraiment bien élevée et qui mériterait des représailles ?

Hivers

Il neige, une petite fille est chaudement habillée.

SCÈNES DIFFICILES

Mises en danger

Le monde est dangereux, on voit que des enfants peuvent être la cible de choses étranges, on voit à la fin qu’une nouvelle poupée va être mise en évidence, pour cibler une nouvelle petite fille.

Malaise

Pathétique petit garçon poupée en vélo qui tente de sortir. Visage d’une des poupées qui semble défigurée, avec un oeil en moins. La devanture du magasin ressemble a une grosse bouche ou à une prison.

Anxiogène

La musique plutôt guillerette contraste avec la situation dramatique, mais elle vire parfois dans des tonalités plus stressantes. Pas de bonne résolution. La petite fille kidnappée ne trouvera pas d’échappatoire, et en plus le piège va continuer de capturer des enfants.

VOCABULAIRE

Film muet

Si le film commence comme une jolie petite histoire avec une mignonne petite fille qui se promène dans la rue, on va glisser dans le fantastique (limite l’horreur), avec des poupées vivantes et de l’emprisonnement. Il y a des thèmes intéressants dans ce court-métrage, mais ils méritent d’être bien travaillé avant qu’un enfant découvre cet animé (et pas trop jeune, il y a un risque d’angoisse).
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