Edward aux mains d’argent (Edward Scissorhands) est un film de Tim Burton de 1991. Une personne âgée raconte cette histoire à sa petite fille. Flash-back pour comprendre d’où vient le jeune garçon.
MESSAGES
Intérêt amoureux
Avec une adolescente qui va rejeter son copain, car il a des comportements peu sympathiques. Elle va apprécier et tomber amoureuse d’Edward, malgré sa différence. Amour impossible. Tout ne finit pas bien, chacun à sa place. On critique quand c’est lié à juste la chair (c’est surtout ici une femme célibataire qui lorgne sur tout ce qui est joli masculin). Abus. On nous montre une femme qui veut exploiter Edward, elle le force à la déshabiller.
Handicap
On nous montre une personne qui n’a pas de main, des ciseaux à la place, il est considéré comme un handicapé, même s’il parvient à faire des choses merveilleuses avec ses instruments. Le regard des autres est difficile à vivre, envie d’être considéré comme normal. Monstre. On critique l’idée que la différence peut faire de nous un monstre.
Tolérance
Critique des personnes qui n’accepte pas ceux qui sont différents. Hymne à la différence. Critique d’une société qui rejetterait l’autre parce qu’il ne rentre pas dans les critères imposés. Tolérance, accepter l’autre qui n’est pas comme nous, sans vouloir attendre de lui quelque chose, sans l’exploiter.
Altruisme
On se demande si les humains ont un coeur. En tout cas ils semblent moins être gentils qu’Edward.
Vol
Critique de ceux qui ne pensent qu’à l’argent. Les problèmes d’Edward commencent lorsqu’il accompagne des voleurs et qu’il se fait prendre à leur place. Danger des mauvaises fréquentations.
Exploitation
On nous montre des personnes qui ne s’intéressent à Edward uniquement lorsqu’ils réalisent qu’il peut leur être utile. Tirer profit n’est pas tout dans la vie.

Edward aux mains d’argent
Méfiance
Se méfier des apparences. Edward peut faire peur, mais il est la gentillesse incarnée. Tandis que les gens qui semblent être bien sous tout rapport peuvent se montrer cruels.
Solitude
On voit la souffrance de celui qui est seul. Critique de la solitude pour ceux qui sont mis à bans de la société.
Critique de la société
Critique du mythe middle class américain. On sent l’aliénation derrière toutes ces petites maisons proprettes alignées les unes à côté des autres.
Égalité des sexes
Critique du ménage basé sur le mari qui laisse sa femme toute la journée s’occuper de la maison pendant qu’il travaille. Beaucoup de femmes au foyer montrées de manière négative (Critique de la bigote. La cougar qui ne pense qu’à draguer ce qui lui tombe sous la main (on la voit presque en jouissance quand elle se fait couper les cheveux par Edward). Une autre est bien obèse, on se moque aussi du petit boulot qu’elles peuvent tenter de faire (ici représentante de produits cosmétiques). On nous montre ce qu’il ne faut pas faire pour nous faire réagir.
Histoire racontée
Importance de transmettre les choses. Utiliser le conte est un bon moyen de faire passer des messages. La réalité triomphe du rêve : un film qui nous montre comment notre monde parvient à éliminer le rêve. C’est dommage.
Mensonge
Critique des mouvements de foule, des personnes qui se font des idées sans savoir de quoi ils parlent. Critique des voisins qui sont à l’affût du moindre changement, qui espionnent.
Gothique
Un manoir, un garçon au regard triste et au teint blanchâtre.
Santé
Alcool. Le héros va boire de l’alcool et être malade. Risque d’accident quand on conduit ivre. Cigarettes. Quand on voit des cigarettes, ce sont des gens auxquels on aurait de la peine à s’identifier qui fument.
Religion
La religion est montrée comme dangereuse, avec une bigote qui traite Edouard de monstre satanique et tentateur. Les autres la considèrent comme dérangée, mais vont finir par l’écouter.

Edward aux mains d’argent
SCÈNES DIFFICILES
Mises en danger
Combat d’adolescents, avec Jim qui s’en prend à Edward, l’agresse, lui donne de gros coups quand il est à terre. La bagarre se termine mal, car Edward va transpercer l’adolescent qui finira défenestré. On le voit mort au pied de la maison.
Malaise
Un monde gothique, sombre, gris et merveilleux. On entre dans une grande maison sans mobilier, il semble n’y avoir personne, mais on peut deviner qu’il y a quand même quelqu’un, c’est assez stressant. Devant une ado surprise de le voir, Edward angoisse, il va percer sans faire exprès les matelas d’eau. On le voit avec de la difficulté à manger un repas avec ses doigts ciseaux. Moment plutôt malaise quand une femme commence à vouloir être déshabillée par lui, qu’elle s’assied sur lui (on apprendra plus tard qu’elle a dit aux voisines qu’il avait voulu abuser d’elle). Crainte que le petit dernier de la famille se fasse écraser par la voiture, Edward le sauve, mais les voisins croient qu’il a voulu l’attaquer avec ses lames. Le policier poursuit Edward, il tire, on craint qu’il le blesse. La foule veut aller voir ce qui s’est passé.
Tristesse
Crise cardiaque du concepteur d’Edward au moment où il allait lui offrir ses mains (qui vont être transpercées puis brisées). Fin très triste. Avec un Edward qui va rester seul dans sa maison, des amoureux qui n’auront pas pu vivre leur amour ensemble, mais chacun de leur côté dans le regret et dans la nostalgie du passé. On peut facilement pleurer devant l’image pathétique d’un Edward seul à tailler ses souvenirs dans la glace. Beaucoup de moments de rejet : lorsque Edward, sauve son frère adoptif d’un accident de la route, mais qui ensuite le blesse avec ses ciseaux, les gens pensent qu’il l’agresse, il doit s’enfuit. La foule souhaite en finir avec ce monstre, ils vont le chercher dans sa maison.
Visuel effrayant
Première apparition d’Edward dans l’obscurité, on le voit s’avancer avec ses longs doigts pointus, son visage blafard, il est plutôt effrayant avant qu’il ne parle.
Santé
Alcool. On nous montre des personnes qui boivent. Tabac. On nous montre des personnes qui fument.
VOCABULAIRE
Classique.
On se trouve dans le conte, nous ne sommes pas dans le monde réel. Une histoire qui nous explique d’où vient la neige, mais qui va surtout puiser dans le relationnel. Un bon film de Tim Burton qui revisite Frankenstein. Un film qui ouvre sur la différence, sur ceux qui pourraient être considérés comme des monstres, mais qui souvent sont la cible du rejet de la société. Une histoire d’amour triste. Le visuel gothiquo-acidulé propre au monde de Tim Burton, ainsi que la prestation de Johnny Depp jeune valent le détour.
Ce que disent les autres : Ici, une critique du film.