2 jours avec papa (L’extraordinaire week-end de la famille Moll ou encore Papa Moll) est un film de 2007. Un narrateur introduit et termine le film avec des paroles qui riment. Saturation des couleurs et décors carton-pâte qui donnent un certain style. Il va se passer plusieurs choses en même temps.

MESSAGES

Famille

Le quotidien d’une famille. Égalité des sexes. C’est les mères qui s’occupent des enfants, font à manger, et quand c’est le père qui doit assurer, soit il se débine, soit il a du mal à gérer. Fratrie. Trois enfants dans une famille. Devoir faire des concessions, fonctionner ensemble, prendre soin de l’autre. Relation au père. Un papa doit savoir écouter ses enfants et être disponible pour eux.

Injustice

Lorsque l’on n’écoute pas les enfants, cela peut créer des problèmes. Sentiment d’injustice lorsque personne ne nous croit. C’est difficilement supportable de voir les méchants enfants récompensés et les gentils derrière les barreaux. Fugue. Lorsque l’on se sent incompris, on fugue.

S’affirmer

Le grand frère ose enfin la confrontation avec le grand balaise, il évite bien les coups. Le père est toujours embêté par son directeur, il ose finalement lui tenir tête.

Confiance

Le père n’a plus confiance en ses enfants et ne veut pas les croire. Cela crée une certaine tension dans la famille.

Harcèlement

Des grands embêtent les trois enfants et en plus ils se font bien voir en apparaissant gentil devant les adultes. Critique du racket ou de l’intérêt à avoir des sous.

Différence de classes

Il y a Monsieur Moll et sa famille, plutôt classique sans beaucoup d’argent, et le parton a une belle voiture. À la fin, c’est le grand patron qui va donner le poste de directeur au père.

École

Salle de classe avec enseignante sévère et injuste. Camarades qui peuvent embêter.

Travail

On nous fait découvrir que selon le chef, un travail peut être compliqué. Travail monopolisant. Le père qui doit partir d’une sortie familiale quand il est appelé en urgence au travail. Un père qui n’ose pas dire non à son patron et qui impose ses vilains gosses à ses propres enfants (il a un pathétique bureau sans fenêtre et espère une augmentation pour cela).

Industrialisation

Monde de l’usine qui veut produire toujours plus, toujours plus vite (au détriment de la qualité). Cupidité. Une entreprise qui a un patron qui veut augmenter les gains en réduisant la qualité de la marchandise. Quantité plutôt que la qualité, avec mondialisation.

Maîtrise de soi

Fritz, un des trois enfants de la famille se montre un peu plus bagarreur que les autres. Il est plutôt mal considéré au début, mais c’est lui qui finalement aidera le père et sera reconnu comme compétent

Gourmandise

Un film centré sur le chocolat, avec une usine qui fabrique des personnages en chocolat.

Cirque

Des affiches proposant un chien volant font bien envie à la petite fille. Spectacle et barbe à papa. Spectacle de magie. Protection des animaux. Les animaux sont en cage, on ressent le petit chien comme étant triste, son maître est plutôt agressif. Ce n’est pas sympa de le laisser ainsi.

Police

On se moque du représentant de la loi, avec un policier agressif des plus risibles (se fait gicler, tombe dans un trou, voler son vélo, reçoit un coup de râteau) (sa voiture de police est aussi risible), il ne comprend rien à ce qui se passe et s’énerve pour bien peu de choses et se montre injuste.

Jeux d’argent

Le directeur de l’usine s’amuse dans une parodie de poker, mais avec un Mikado.

2 jours avec papa

2 jours avec papa

SCÈNES DIFFICILES

Mises en danger

Des camarades d’école imposent aux enfants de vider leurs sacs. Il semble y avoir un problème dans une cuve, le père se dévoue pour aller rechercher au fond du chocolat ce qu’il peut y avoir, il ne remonte pas, cela inquiète son associé. La machine est en surchauffe, on craint un problème, car le second ne maitrise pas vraiment, cela commence à trembler et faire un bruit bizarre, cela fait des étincelles et les ouvriers ont peur. L’usine va de plus en plus mal, tout le monde fuit, les noisettes deviennent des projectiles et il y a du chocolat partout, grosse fumée noire. Moll doit utiliser une plaque pour que les noisettes ne le blessent pas, il faut absolument arrêter la machine, mais le père ne peut pas compter sur son aide qui a trop peur. Fritz l’aide, mais il ne maitrise pas vraiment la manœuvre et le père est secoué dans tous les sens. Fritz presse sur le bouton jaune et sa soeur est envoyée au sous-sol avec le chien, elle parvient à échapper à la rouquine qui tente de récupérer l’animal en prenant un ascenseur.

Malaise

Il y a surchauffe dans l’usine en augmentant la vitesse, et on voit une noix tomber dans le chocolat, on craint un problème. Les enfants qui rackettent ont l’institutrice dans leur poche, grande injustice, les parents se font convoquer par l’école, les enfants ne savent pas trop comment s’en sortir et finissent par jeter la lettre de convocation. On se demande pourquoi Mr Moll est appelé à la caisse, il doit laisser seul les enfants. Les enfants se disent que leur père est obligé d’accepter les enfants de son chef, ils vont faire un effort pour qu’il ne perde pas son job. La machine de l’usine est arrêtée, Mr Moll doit intervenir, il appelle son patron qui joue et lui impose d’aller voir en laissant seul les enfants (la vilaine fille prend les sous qu’il avait laissés pour acheter des barbes à papa). Ils craignent ne pas réussir à assurer la commande, ils doivent encore accélérer, et le sous-chef ne semble pas tout maîtriser. Les enfants Moll, frustrés, ne mangent pas de barbe à papa. Fritz est recherché par les deux vilains enfants, il doit se cacher. Jackie est entrée dans le canon, Fritz va l’envoyer en l’air en tirant la corde. Mr Moll arrive quand la police est en train d’interroger Jackie, on craint qu’elle dénonce Fritz. Le chien a disparu, les gens du cirque sont tous inquiets, on se doute que ce sont les enfants Moll qui l’a embarqué. Ils préparent un piège et va mouiller le père, il est en colère et se fait gronder, il risque d’être puni de sortie pendant cinq semaines, il est obligé de s’excuser et lui serrer la main. Il y a une grande récompense pour récupérer le chien, Jackie est intéressée par la barbe à papa et on craint qu’elle dénonce la famille, le père va ramener l’animal. On entend la police dire que le voleur va subir un châtiment. Le père croise l’institutrice alors qu’il porte le chien, on craint qu’il soit découvert à cause des aboiements. Moll, caché dans un coffre est embarqué. Les trois enfants sont attachés, Jackie le menace, elle veut dire à la police que c’est Fritz qui l’avait fait voler, les deux garçons doivent aller récupérer le chien pour qu’elle ait la récompense, elle garde la fille en otage. Le propriétaire du chien tient l’animal au collet, se montre agressif, veut lui faire une grosse piqure. Il va surprendre les enfants qui kidnappent le chien, il veut les poursuivre, il se fait électrocuter. Moll sort de la caisse en plein spectacle, c’est un peu la honte, tout le monde rit de lui. Jackie brule une peluche de Evi, pendant que son grand frère mange toute la nourriture de la famille. L’institutrice reparle de la lettre de convocation au père. La glace que la mère avait gardée pour le lendemain a été mangée. La mère qui appelle le père trouve super l’endroit où elle se trouve, on voit qu’elle regarde un beau mec. La famille va être enfermée derrière des barreaux.

Moquerie

Dans les enfants peu sympathiques, il y a une fille rousse et un garçon en surpoids. Les femmes s’inquiètent vite et croient facilement les bobards. On se moque de la police.

Tristesse

Fritz va partir de la famille, il reçoit l’aide de son frère pour sa fugue. La police vient arrêter la famille, le policier met les menottes à deux enfants et au père. Evi pleure derrière les barreaux, leur situation semble bien compliquée.

VOCABULAIRE

Légèrement vulgaire (connerie, va te faire voir, pourriture, débile, sale cleps, espèce de sale clébard). Un texte qui est lu, l’original est en allemand, mais traduit aussitôt.

Un film d’humour, mais avec des codes particuliers (le rôle de la femme, le dénigrement de la police, un méchant garçon obèse). Un film qui pourra bien faire rire les enfants, parce qu’il y a plein de moments où le père est montré comme incompétent. L’histoire est quand même bien basée sur de l’injustice, et il faudra attendre la fin pour que le vilain directeur soit viré (par contre les vilains enfants n’ont aucune conséquence).

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