Quels films pour nos enfants ?Quels films pour nos enfants ?

 

ACCUEIL

 

LES FILMS

 

THEORIES

 

LES LIENS

Pourquoi je n'ai pas mangé mon père

POURQUOI J'AI PAS MANGE MON PERE

Sans dégâts dès : 7 ans - Âge conseillé : 8 ans

 

DUREE
95 minutes
MONTAGE

Film en images de synthèse de 2015. Les personnages en motion capture sont fluides, mais ils ne sont pas vraiment bien réalisés, si la structure existe bien, les poils ne sont pas très mobiles, les visages ne sont pas très expressifs. Ellipse, le bébé grandi en quelques secondes. Des moments peuvent être rapides.

MESSAGE

Tolérance. Accepter la différence. Il ne faut pas avoir peur de ceux que l'on ne connait pas. L'intégration est importante. Handicap. Si cela peut générer des difficultés (Édouard ne peut pas grimper aux arbres comme ses congénères), cela peut motiver à s'en sortir (il va devoir s'adapter et innover). C'est un peu comme Jamel qui petit moche et mal formé, va devenir un grand comique.

Force du faible. On peut tous devenir quelqu'un de respecté. S'affirmer. On ne le fait pas qu'avec sa force, chacun a ses potentiels qu'il peut développer pour être bien reconnu.

Ouverture sur l'autre. Il ne faut pas s'enfermer dans ses traditions et ne rester que chez soi, on peut apprendre de l'autre et découvrir beaucoup de choses. On peut aimer une personne de culture étrangère. Ouverture sur l'immigration. C'est bien d'accepter les personnes qui viennent d'autres pays.

Importance du lien. C'est à travers le regard de l'autre que l'on existe. Amitié. Importance de pouvoir compter sur l'autre, d'avoir un ami. Groupe. Faire partie d'une communauté nous rassure, nous permet de bien vivre, de partager. Couple. On se revalorise dans le couple. Famille. Il ne faut pas oublier le lien du sang. On doit protéger son enfant, son frère.

Revalorisation de l'intelligence. Dans un monde où la force est mise sur un piédestal, une personne faible a encore son intelligence pour se débrouiller. La personne débrouillarde, inventive, sera celle qui est bien, les singes agressifs qui ont juste de gros biscoteaux ou qui sont prompts à la bagarre seront les méchants. La personne handicapée, mais gentille est aussi montrée comme sympathique. Distribution de la connaissance. On nous montre que le sorcier qui a de la connaissance tente de l'utiliser pour maintenir leur pouvoir et éviter que la connaissance se propage. L'importance c'est de transmettre le savoir. Critique des superstitions. On fait peur et on menace de malédiction pour assoir un pouvoir de charlatan. On voit que de vilaines personnes peuvent créer des stratagèmes pour assoir leur pouvoir. Danger de la méconnaissance. Critique des mouvements de foule générés par des peurs ou motivations idiotes. Les humains en colère peuvent se rassembler et faire n'importe quoi, être incontrôlables. L'agressivité est stupide.

Innovation. Oser changer. Pour avancer, il faut évoluer, il faut changer les règles. Évolution. Un film qui se veut évolutionniste, on nous montre comment des animaux ont évolué en humain, grâce à de nouvelles découvertes (utiliser la colle, inventer la couronne, le miroir, la position debout, domestication du feu, domestication, viande cuite, musique). Ce n'est pas du tout réaliste, mais cela donne une idée de l'évolution.

Créer une famille. Une histoire d'amour. Une femme va permettre à Édouard de s'émanciper, s'affirmer, devenir père. L'homme est celui qui doit se battre pour conquérir, en amour, il faut se montrer persévérant.

Couardise. Critique de celui qui veut plaire au puissant, qui accepte les mauvaises besognes, qui accuse les autres, retourne sa veste.

Respect de la vie. Contre la peine de mort. Aucun simien ne tue un autre simien.

Revalorisation du sport. On nous montre l'ancêtre du foot versus quidditch, avec la dextérité des sportifs. Le plaisir des spectateurs.

Références cinématographiques. Certains gags ne seront saisis que par les adultes, comme un des singes qui a les mimiques et la voix de Louis de Funes.

Mort. On va tous finir orphelins, on parle de la mort des parents.

Sacrifice de soi. Il existe des situations où on peut mourir pour l'autre.

Danger. La vie est dure et remplie de danger.

Appartenance. On nous montre comme c'est difficile de sortir d'un système dont on fait partie (mais c'est possible de le changer).

SCENES DIFFICILES

Mise en danger. Bébé Édouard va être jeté du haut d'une falaise, en pâture à un carnivore à grosses dents, il tombe de haut et est juste maintenu à un film, il descend de plus en plus proche des dents, il se fait croquer la main. Apparition des sauterelles qui font paniquer tout le monde. Devenu adulte Édouard est projeté dans le vide, il se retrouve dans le carnivorium, le sol où se trouvent les carnivores, on le voit s'éloigner résigné. Édouard se fait poursuivre par des loups, puis des rhinocéros, il risque de se faire aplatir par ces animaux qui se sont mis en boule. Tornade qui atteint l'arbre, des singes sont emportés, comme Vladimir parce que la sorcière qui le tenait décide de le lâcher en riant. Édouard fuit la tornade, mais se fait lui aussi emporter, il crie, on le voit tourbillonner. Il va sauver une jeune femme dans une succession de scènes stressantes où on le croit perdu plusieurs fois (beaucoup de craintes de tomber dans le vide). Le jeune Diégo risque de se faire tuer par la sorcière qu'il a découverte trompant le peuple. Foule en colère qui souhaite détruire l'arbre centenaire de la tribu, il va prendre feu, Vania est battu et agressé, son amoureuse est restée sur l'arbre en feu, elle risque de mourir. Édouard est sous une branche d'arbre en feu, personne ne semble vouloir l'aider, l'arbre va exploser.

Peur. La sorcière a un faciès peu avenant, lèvres noires, souvent des grognements, rire sardonique, yeux rouges, elle montre son mécontentement en grognant, c'est effrayant. Son antre est sombre, on y voit des squelettes.

Malaise. Pendant que la mère qui vient d'accoucher semble mal en point, le singe dominant ne s'intéresse qu'au petit, et semble vouloir rejeter un des jumeaux, on sous-entend que la mère dort, elle est juste en train d'agoniser et va mourir quelques minutes plus tard. La sorcière persuade Vania qu'il doit tuer son frère, car sinon il va lui voler son trône, on sait Édouard en danger. Le roi mort risque d'être mangé par son fil, on le voit plusieurs fois approcher ses dents pointues du bras du cadavre. Édouard est rejeté par les siens avec la sorcière qui crie au bannissement, il doit s'éloigner de l'arbre. La vilaine sorcière envoie ses sauterelles agresser les singes, elles vont toutes manger le bois, tout le monde semble désespéré. Le peuple semble avoir perdu espoir après que tout ait brûlé.

Maltraitance. Le bébé est traité d'erreur de la nature. Le père accepte qu'on tue l'enfant, mais ne veut pas assumer la chose (il demande juste qu'il ne souffre pas), il est motivé dans ce choix par une femelle typée sorcière. Ian, gentil albinos, se fait agresser par tout le monde, il se fait taper.

Mort. Des sauterelles sont envoyées par la sorcière, ils rongent la corde qui retenait le roi et il se fracasse au fond d'une falaise, Édouard est injustement accusé de la (fausse) mort du roi.

Tristesse. Le bébé se retrouve seul, on croit que son sauveur va l'abandonner. Sacrifice du père qui s'est mis devant Édouard et qui a été écrasé par un rhinocéros, il meurt devant lui (il est en parallèle rejeté par son frère qui ne veut pas le reconnaître). Scène de désolation, le bel arbre est entièrement détruit.

Dénigrement. On présente beaucoup de femmes avec des positions de mégères ou de pouf (voix criardes, jérémiades, ou tentative de se faire plus belle, critique de l'autre). Les hommes sont plutôt stupides (même un gentil comme Ian, montré comme stupide, il ne sait pas bien parler, dit souvent n'importe quoi). On se moque des mendiants roumains (même si on les accepte).

VOCABULAIRE
Certains termes ne sont pas corrects (la marque de fabrique du langage Jamel est la faute de français). Langage parfois jeune (dégage, kiff, bâtard, chiale, ouf, crever).

Commentaires. Différentes scènes stressantes, avec des dangers, des effets rapides, mais ce qui n'est pas vraiment adapté aux plus jeunes, et finalement même les plus grands, c'est un humour plutôt adulte et pas des plus fin. Les thèmes sont une ode à l'ouverture, mais en mettant en scène des personnages souvent agressifs, moqueurs, beaucoup de dénigrement (souvent pour faire rire). Les plus grands pourront apprécier le ton de Jamel, souvent bien décalé, dans une position basse et diminuée qui le rend sympathique. Éthique. On peut se demander si la nouvelle technologie qui permet de singer un Louis de Funes, reprenant sa voix, ses mimiques, pour le faire jouer après sa mort dans un film d'animation mérite vraiment de nous faire rire.

Thèmes. Sorcière. Tolérance. Différence. Handicap. Innovation. Évolution. Respect de la vie. Sport. Créer une famille. Charlatan. Danger. Mort. Sacrifice de soi. Préhistoire. S'affirmer. Force du faible. Appartenance.