Quels films pour nos enfants ?Quels films pour nos enfants ?

 

ACCUEIL

 

LES FILMS

 

THEORIES

 

LES LIENS

Planete corps

PLANETE CORPS

Sans dégâts dès : 6 ans - Âge conseillé : 12 ans

 

DUREE
90 minutes
MONTAGE

Un documentaire de 2012, avec effet d’agrandissement produit par des microscopes électroniques ou images de synthèse. Le narrateur vient introduire chaque nouvelle séquence. Plusieurs présentations de recherches scientifiques à la suite.

MESSAGE

Se décentrer. Une prise de conscience que le monde dans lequel on vit n'est pas seulement pour les humains.

Système en équilibre. On crée un lien entre notre corps et notre planète, deux systèmes écologiques qui sont composés d’êtres vivants en équilibres. Depuis la révolution industrielle nous avons beaucoup évolué, les espèces qui peuplaient la planète, comme les espèces qui peuplent notre corps ont changé. Le monde paysan était en contact avec beaucoup plus de bactéries, on nous explique les risques probables de ces changements.

Le monde du petit. On découvre une autre perception des choses, avec des images filmées au microscope électronique, des êtres que l’on n’a jamais vus. Cela nous décentre un peu. Si une cellule de ma peau est un éléphant, le virus est un moustique. Avancées technologiques. Avec la possibilité de maintenant voir de plus en plus petit.

Peau. On nous dévoile ses caractéristiques.

Immunisation. La majorité des bactéries présentes dans notre corps nous sont utiles. À la naissance, le corps s’imprègne d’un manteau biologique, déterminant pour nous sensibiliser au monde extérieur, créer des défenses naturelles. Dans le lait maternel, il y a un ensemble de microbes qui vont stimuler les défenses du nouveau-né. Tout cela est l'occasion pour le bébé d'apprivoiser les choses.

Les êtres dans notre corps. Que cela soit des champignons, des acariens, des bactéries, on nous présente 100.000.000 êtres vivants qui profitent de notre corps. Les bactéries. Les endroits qu’elles préfèrent. La colonisation des bactéries. Dès notre venue au monde, les bactéries commencent leur développement sur et dans notre corps (on s’intéresse à la différence entre les bébés nés par césarienne et ceux qui transitent par le vagin). Acariens. On nous présente différentes petites bêtes. Le pou. Fossiles vivants qui sont apparus sur terre il y a des millions d’années. Les puces. On présente cet animal et on analyse leurs sauts. Le moustique. Les vers parasites. Leur trajet avant d’éclore, leur besoin de se reproduire. Pouvoir d’un petit ver parasite pour traiter des patients.

Parasite. On nous montre un moustique qui nous injecte un parasite, comme le Plasmodium qui pourra proliférer dans nos globules rouges et qui voudra ensuite repartir dans un moustique terminer son cycle de reproduction. Autre parasite qui ne semble pas avoir de conséquence sur les individus qu’il infecte, en plus il a des techniques de camouflage pour que nos défenses ne le découvrent pas. On ne réalise pas vraiment les effets chez l’humain (dans le cerveau du rat, il modifie son comportement, il ne réalise plus les menaces) (les scientifiques se demandent s’il n’aurait pas une responsabilité sur la schizophrénie ou de l’encéphalite mortelle).

Avancées scientifiques. On nous présente différents travaux scientifiques possibles grâce aux êtres qui vivent sur nous. Paléoanthropologie. Les poux nous permettent de comprendre la vie sexuelle de nos ancêtres, notre évolution (eh oui nos ancêtres ont eux des rapports sexuels avec les ancêtres des gorilles). Combattre virus de la dengue. Promouvoir des moustiques infectés par la bactérie Wolbachia qui protège ces insectes des virus dangereux pour l’homme. Connaître les bactéries fossilisées des dents des ancêtres (avec l’apparition de l’agriculture, les dents se gâtent, avec la révolution industrielle qui apparaît, tout se dérègle, les bactéries nuisibles deviennent dominantes). Évaluer la digestion, la corrosion sur certains êtres vivants. Le régime alimentaire favorise certaines bactéries. Le fruit et légume favorise la diversité. Le surpoids est lié à la présence ou l’absence de certaines bactéries. Système immunitaire. Avec les globules blancs et anticorps. On nous explique cela en visuel.

Maladie auto-immune. Un arsenal défensif qui se retourne contre notre propre corps. La disparition de certains organismes peut engendrer des déséquilibres. Il y a un rôle dans chaque chose, un équilibre écologique. Ceux qui sont à la campagne ou qui ont un chien ont plus de contact avec des bactéries, ont moins le rhume des foins.

L'utilité du parasite. Les petites bêtes qui semblent nous utiliser ont beaucoup d'avantages, les poux ont stimulé une socialisation, d'autres petites bêtes se nourrissent de nos peaux mortes et sans les bactéries dans notre estomac, on ne pourrait pas digérer. Partage et cohabitation.

Le plus meurtrier des combats. Il se fait entre deux types d'êtres vivants, les bactéries et les virus, et cela se joue aussi à l’intérieur de notre corps. Les bactéries sont attaquées par des virus bactériophages qui veulent se multiplier dans leurs corps (tous les deux jours, ces virus font succomber la moitié des bactéries présentes sur la terre).

Naissance mammifère. En infectant les virus se sont installés dans notre ADN il y a une trace des infections anciennes qui sont transmises. Le virus est dans nos gènes, mais ne s’exprime pas. Cas exceptionnel ou ces virus se réactivent, c’est notre capacité à enfanter, c’est sous leur action que ce crée le placenta. Le bébé devrait être rejeté comme tout organisme extérieur, mais le rétrovirus permet empêche le rejet de l’embryon.

SCENES DIFFICILES

Dégoût. Il peut y avoir une prise de conscience un peu anxiogène d’imaginer être le support d’autant de bêtes. La séquence avec les acariens qui nous font caca dessus est dégoutante, ou le sarcopte qui vient pondre des oeufs sous notre peau (ce sont ses cacas qui provoque la gale). Le pire c’est avec ce que l’on nous montre le démodex folliculorum, sorte de petit ver qui vit à la racine de nos sourcils. Gros plan de moustiques qui piquent. Transplantation fécale, un soin médical plutôt répugnant, l’introduction de selle dans les intestins d’une personne pour enlever des maladies. Les vers parasites, ondoyants, on en voit un avec une ventouse et sa capacité de pomper notre sang. Un patch avec des larves, qui vont traverser la peau de la patiente, puis se promènent dans son corps (avec visuel des petits vers dans le corps) (heureusement, il suffit aussi d’utiliser la salive de ces petites bêtes) (on nous montre le mini vampire grossi plusieurs milliers de fois, on voit sa tête avec ces petites dents).

Malaise. C'est plutôt anxiogène de comprendre que l'on est porteur d'autant de bêtes. On peut être contaminé par un parasite qui dort en nous, sans se faire découvrir. On nous parle de virus et de rétrovirus qui peuvent créer des épidémies.

Complexité. Beaucoup d’informations complexes et des chiffres trop grands pour être vraiment saisis. Discours adulte. Le langage est posé pour des adultes, on parle de vagin et de comment le bébé va naître, on voit le corps nu d’une femme enceinte ou le corps d’une femme nue couchée de dos et de face.

Visuel effrayant. Certains agrandissements nous font voir de véritables monstres. On nous montre des acariens en gros plan, ils ont une allure d’extra-terrestre. Puces en gros plan, yeux effrayants.

VOCABULAIRE
Un documentaire pour les adultes avec des termes qui peuvent parfois être complexes.

Commentaires. Pas vraiment adapté aux enfants où aux soucieux de la propreté, mais il faudra bien un jour avoir conscience de comment on fonctionne, un documentaire qui nous décentre. C’est centré sur notre corps, mais dans une autre dimension, bien plus petite que ce que l’on voit. Très intéressant.

Thèmes. Documentaire. Anatomie. Se décentrer. Science. Maladie. Animaux. Insecte.