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Pee-wee big adventure

PEE-WEE BIG ADVENTURE

Sans dégâts dès : 9 ans - Âge conseillé : 10 ans

 

DUREE
90 minutes
MONTAGE

Film de 1985. Le début commence par un rêve. La suite est une succession de petites aventures où on suit uniquement Pee-Wee qui rencontre de nouveaux personnages, il y aura encore d’autres rêves. Le rythme est plutôt tranquille.

MESSAGE

Plaisir et amusement. Sens du jeu. Chaque action doit être rigolote pour Pee-Wee. Son lever avec ses pantoufles lapin, son petit déjeuner qui se prépare mécaniquement. Accessoires de vie étrange (brosse à dents énorme, niche dans la maison). Une décoration très jouet. Apprécie les magasins de déguisements et farce et attrapes, il aime s’amuser avec. Joie de vivre. C’est un personnage continuellement heureux, avec un sourire presque constant sur son visage.

Persévérance. Tenir à ses affaires, de ne pas abandonner quand on a un but. On voit ici différents moyens que se donne Pee-Wee pour retrouver son vélo volé.

Mélange adulte-enfant. Pee-Wee et son voisin Francis Buxton ont des attitudes d’enfants, ils ont aussi une relation conflictuelle avec des échanges enfantins du type «Celui qui le dit l’est bien plus que moi». Autres exemples de ce mélange (Pee-Wee tombe du vélo, et dit que c’est ce qu’il voulait faire. Le voisin joue avec des bateaux dans son bain). Excentricité.

Voyage initiatique. Le héros se confronte à différentes menaces qu’il parvient à éviter. Sur son chemin il dit avoir appris des choses essentielles, l’humilité, et il parviendra à demander des excuses à une demoiselle et de l’aide (même si c’est toujours compliqué pour lui de s’imaginer sortir avec elle).

Héroïsme. Sauver des animaux d’un magasin qui se mettait à brûler (même les reptiles qui sont peu appréciés). Courage et altruisme.

Romance. Pee-Wee a des réactions de petit garçon qui n’est pas très intéressé par la demoiselle qui lui tourne autour, il est fonctionnel et l’accepte quand elle peut l’aider, il repousse l’idée d’un drive-in jusqu’à la fin du film (ou de toute façon la romance reste ici enfantine, il n’y aura même pas de bisou). Critique de la fausse excuse pour se débarrasser de l’autre. Jalousie. Critique de la jalousie, et du quiproquo: avec une femme que Pee-Wee va réconforter. Son petit ami va vouloir frapper parce qu’il n’a pas tout compris à ce qui se passait et qu'il est jaloux.

Show-business. Hollywood. On nous montre l’hystérie de certains acteurs qui ne correspondent pas à leurs rôles sympathiques. On nous montre l’envers du décor, avec les plateaux où on voit bien que tout est faux. Hommages à certains films. Critique du business qui veut blockbusteriser un fait divers, la quête de Pee-Wee et qui le retraite totalement différemment en y incorporant de l’action et de beaux acteurs.

Revalorisation du vélo et des différentes formes de sport liés. On peut avoir envie après ce film de se customiser sa bicyclette. Recommandation, il ne faut pas faire n’importe quoi, on risque quand même de tomber.

Charlatan. Critique de la voyance qui est une arnaque. C’est le désespoir qui motive à aller voir une diseuse de bonne aventure. On nous montre qu’elle utilise des trucs et qu’elle est surtout intéressée par l’argent. Ce qu’elle dit est inventé.

Importance de l’objet aimé. Ici Pee-Wee adule son vélo, «la plus belle bicyclette du monde». On saisit que ce vélo vaut bien mieux qu’une fille à ses yeux. Il le bichonne, l’entrepose dans un endroit secret, utilise une énorme chaine pour le cadenasser. Ce genre d’objet ne peut être vendu.

Perte. Lorsque ce type d'objet disparaît, c'est extrêmement dur.

Critique du vol. On nous montre l’exemple d’une personne volée qui sera en souffrance.

Accepter celui qui est différent. Les personnages présentés dans ce film sont souvent étranges, décalés ou mis à ban de la société (évadé, biker, fantôme, clochard) le plus souvent Pee-Wee va les traiter normalement (il est d’ailleurs lui-même plutôt étrange). Tous ces personnages sont montrés bien plus humains que les touristes ou la guide à Fort Alamo par exemple. Tolérance.

Monde de la consommation. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est pas un film qui pousse à la décroissance, nous avons ici affaire à un consommateur heureux de consommer.

Véhicule. Critique de la conduite en étant fatigué.

Cupitidé. Critique du riche qui a ce qu’il veut et quand ils ne peuvent pas l’avoir, ils le font voler par un petit malfrat.

Injustice. La police n’est pas active, elle ne s’intéresse pas à la souffrance de Pee-Wee, en lui renvoyant qu’un vol de vélo n’est pas une priorité. Il doit se débrouiller seul.

Clown. Angoisse en lien avec les clowns.

Mises en danger. Il y en a peu, en dehors de la scène où, fatigué, Pee-Wee fait tomber la voiture en bas d’un précipice, la chute est longue et ils hurlent.

Moment de peur. Quand le vélo a été volé, on voit la tête de l’automate clown à laquelle il était attaché avec une méchante expression et de la musique stressante (cette vision d’angoisse de Pee-Wee peut faire peur). Scène dans l’obscurité totale, on entend hurler et Pee-Wee a peur, quand il voit ce qui l’entoure, ce sont plein de pumas. Histoire stressante de la camionneuse qui prend Pee-Wee en stop qui raconte un accident horrible. On voit sa face soudainement se modifier, avec yeux exorbités étranges. C’était en fait le fantôme d’une femme morte dans un accident. Rêve avec gros T-Rex en pâte à modeler qui mange le vélo en grognant.

Malaise. Pee-wee ne voit pas son vélo qui est juste derrière lui sur une camionnette. Moments d’agressivités. Pee-Wee se montre agressif envers Francis, il l’attaque dans la piscine, celui-ci a peur. Un conducteur en cavale prend Pee-Wee en stop. Il l’aide à s’échapper en se travestissant, celui-ci lui jettera un oeil lubrique. On ressent chez lui une grande agressivité contenue. - Notre héros se retrouve tout seul errant sous la pluie. Il se fait accoster par une bande de loubards qui veulent le «buter», mais il est dans un tel état de malaise qu’il leur fait peur juste en montrant son visage et en faisant un drôle de bruit. Club de motards qui veulent le pendre, le tuer, le tatouer, le casser, il se retrouve entouré de malabars, contenu sur une table. Course poursuite avec le camionneur géant qui en veut à Pee-Wee. Rêve avec un vélo totalement détruit et d’étranges clowns infirmiers qui le brancardent et le soigner à coup de chalumeaux. Médecin au rire sadique qui montre une bouche clown qui fait peur. Sorte de chaudron de l’enfer où est amené le vélo pour destruction, gros rire machiavélique d’un diable obèse.

Tristesse. La souffrance du héros quand il se fait voler son vélo. Les gens se moquent quand Pee-Wee demande où sont les soubassements, il fuit gêné et traumatisé

Moments étranges. Avec un Pee-Wee plutôt agressif qui dans une pièce sombre crie à un public des pièces à conviction, dans une sorte de parodie de début d’enquête policière. On a presque l’impression que Pee-Wee sombre dans la folie. Il rejette l’aide de son amie.

VOCABULAIRE
Pee-Wee s’exprime souvent par onomatopées, petits cris de satisfaction étranges. Vulgarité : "Ta gueule. Casse-toi. Tu es con."

Commentaires. Un film avec un personnage heureux, mais il lui arrive différents petits problèmes. Le premier long métrage de Tim Burton, on y découvre un peu de la folie douce du réalisateur, mais cela reste un film de commande pour mettre en avant l'acteur Paul Reubens dans son rôle fétiche de Pee-Wee. Quelques scènes risquent de faire peur aux plus jeunes, ce film n'est pas pensé pour le même public que le PeeWee's Playouse, plutôt comme The Pee-Wee Herman Show.

Thèmes. Vol. Perte. Jeu. Joie de vivre. Persévérance. Voyage initiatique. Courage. Jalousie. Show-business. Charlatan. Tolérance. Consommation. Véhicule. Excentricité. Injustice.