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Le tombeau des lucioles

LE TOMBEAU DES LUCIOLES

Sans dégâts dès : 12 ans - Âge conseillé : 15 ans

DUREE
88 minutes
MONTAGE

Un film d'animation de 1988 d'une bonne qualité graphique. Linéarité complexe, le film commence avec la mort du héros. On va ensuite suivre deux enfants dans leur longue déchéance, quelques flash-back de moments heureux, qui posent le contraste.

MESSAGE

Fratrie. Importance du lien entre un frère qui protège sa soeur. On les voit s'amuser ensemble, vivre des moments de joie, mais aussi des moments difficiles où le grand frère se sacrifie pour sa soeur. Responsabilité. Se sentir responsable du sort de l'autre.

Protection parentale. Importance d'avoir des parents. Malgré leur sens de la débrouillardise, sans parents on voit que c'est trop difficile, on voit des enfants tenter de subvenir à leurs besoins, ne pas y arriver mourir à petit feu.

Don de soi. Pour aider l'autre, on peut être prêt à risquer sa vie. Sacrifice de soi.

Égoïsme. L'entraide est réaliste jusqu'à un certain niveau de misère, ensuite c'est chacun pour soi. La tante chez qui les enfants se sont réfugiés s'approprie leur nourriture, se montre critique, me veut plus leur fournir à manger, les enfants sentent qu'ils gênent et vont habiter dans une sorte de grotte. Critique de l'humain qui ne fait pas attention à ses semblables, qui va laisser mourir des enfants.

Famine. On voit la problématique du rationnement, de la faim, avec une enfant qui ne peut pas se nourrir, qui risque de mourir parce qu'elle fait de l'anémie. Avec le vol quand il n'y a plus que cette solution pour survivre.

Critique de la guerre. Elle peut amener la mort, la misère. On nous montre des frappes aériennes pour incendier la ville, la nécessité de se mettre dans des abris. La difficulté pour le frère d'annoncer la mort de la mère à sa petite soeur. On nous montre des moments de nationalisme.

Histoire. On nous montre d'une façon très réaliste l'été 1945, après le bombardement de Kobe. Un Japon encore très campagnard.

Différence sociale. Misère sociale. On nous montre le contraste entre ceux qui ont de l'argent et qui ont pu se sortir d'une situation de guerre et les pauvres délaissés qui n'ont pu que mourir. Soucis financiers. Pauvreté.

Vie après la mort. Les deux enfants se retrouvent après leur décès.

Deuil. Suivant les situations, quand on doit déjà penser à survivre, on ne s'attarde pas sur la perte de son parent. Devoir assumer une responsabilité nous décentre.

SCENES DIFFICILES

Mises en danger. Scène de guerre, les gens fuient les flammes d'une ville incendiée. Les pluies de cendre noire. Crainte des avions. Souffrance. Des gens qui brûlent. On voit des blessés avec du sang.

Tristesse. Les enfants cherchent leur mère, ils la retrouvent complètement brûlée, des bandages en sang, on voit les lèvres tuméfiées, puis morte avec des mouches et des larves. Pleurs de la petite soeur, triste sans sa mère, pathétique tentative du frère de la distraire. La nécessité de vendre les beaux habits de la maman pour s'en sortir. Les moments de dénigrement de la tante égoïste. Moments de solitude et tristesse, même pour le grand frère. Seta qui se fait tabasser par un paysan qu'il a volé, il laisse sa soeur seule.

Des scènes insoutenables. Autour de la faim des enfants. La mort de Seita au début du film, et celle de Setsuko à la fin.

VOCABULAIRE

Langage classique, et une bande-son mélancolique.

Commentaires. Un très beau film qui vous fera certainement pleurer. Des sentiments de fraternité, exemple d'amour et de mort. Un film pour les adultes, mais poignant, à déconseiller pour ceux qui ne supportent pas de voir souffrir (et mourir) des enfants.

Thèmes. Deuxième Guerre mondiale. Asie. Historique. Fratrie. Protection parentale. Sacrifice de soi. Égoïsme. Soucis financiers. Pauvreté. Différence de classe. Vie après la mort. Mort. Guerre. Deuil. Responsabilité. Pauvreté.