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 Sammy 2, un film de tortue

SAMMY 2

Sans dégâts dès : 7 ans - Âge conseillé : 8 ans

 

DUREE
92 minutes
MONTAGE

Film en images de synthèse de 2012. Une qualité de détail est supérieure au premier opus. Film pensé pour être vu en 3D, avec différents effets de profondeur, de poissons mis dans différents plans (plutôt réussi). Flash-back, rythme qui peut être rapide. On suit l’histoire des deux petites tortues en même temps que celle des deux grands-pères. Un petit gag final après la fin du film.

MESSAGE

Écologie. Si la promo en parle beaucoup, ce film n'aborde pas vraiment ce thème. Le message n'y est pas vraiment explicite, on nous  montre par exemple des déchets envoyés dans l’océan, c’est dégoûtant. On nous montre aussi qu'il faut soigner les animaux et ne pas les enfermer. L'écologie c'était dans le n°1.

Critique des aquariums. Même si les personnes qui s’occupent de leurs animaux emprisonnés peuvent être bien intentionnées, on nous rend attentif que ce n’est pas leur milieu naturel, qu’ils peuvent se sentir mal et perdre la raison parfois dans ce type d’environnement. Aliénation aussi à cause de la nourriture distribuée et des poissons qui se chamaillent pour s’en emparer. On ne peut pas ainsi couper ces poissons de leurs congénères justes pour le plaisir d’humains. L'aquarium est magnifique à l'intérieur, mais on nous rend attentifs à toute la machinerie, tuyaux, système de ventilation, refroidissement, réchauffement, qui le rendent dangereux, et pas naturel du tout. Zoo.

Persévérance. Importance de ne jamais renoncer. Si on renonce, c’est la fin. C'est le discours d'un personnage qui préfère continuer à frapper contre la porte, même si c'est inutile, plutôt que d'abandonner (et de certainement sombrer en dépression). Mais c'est aussi ce que vont faire les tortues en cherchant coûte que coûte à s'évader, et avec de l'intelligence et de l'aide, ils parviendront à leur fin.

Amitié. Liens forts entre différents animaux.

Importance de secourir l’autre. On voit ici des grands-pères qui s’entraident, leurs descendants qui deviennent amis avec une pieuvre dont la famille va ensuite aider tous les animaux prisonniers. Tolérance. On nous montre qu’en aidant les autres, on peut même devenir amie avec une espèce censée être ennemie, comme les oiseaux.

Critique de la mafia. Avec un petit parrain qui fait sa loi, parce qu’il est accompagné de deux gros sbires. Il fait croire qu’il peut aider la communauté à s’échapper de leur prison, il veut garder le monopole de la tentative d’évasion, fait des pressions sur qui le dérange et peut même les éliminer dans le frigo (bassin d’eau froide des manchots). En fait il veut maintenir les poissons en captivité pour profiter de ses avantages, avec un espace réservé pour lui, des femelles qui s’intéressent bien à lui, des gens qui sont en dette envers lui. Il contraint une minorité de basse caste en esclavage (les crabes) qui lui creusent un tunnel pour s’échapper.

Différence de classes. Critique des riches. Ils peuvent se permettre n’importe quelle excentricité, y compris visiter Dubai et son aquarium géant. On nous montre comme les serveurs, le personnel est au petit soin pour eux, c’est un autre monde. Scène où le homard les voit manger un congénère, une bonne manière de se dégoûter des fruits de mer. Cupidité. Ils sont montrés plutôt laids, centrés sur l’apparence, étant près de leurs sous.

Le thème de la mort. Un poisson bien présent dans l’histoire va vivre deux fois un moment où il est proche de décéder. On le voit inerte, blanc. Il y aura la mort de deux petites raies, le risque de mourir pour différents poissons qui ne supportent pas l’eau avec trop d’encre. Tout le stratagème pour s’évader, c’est de faire croire que l’on est mort ou en danger de mort, pour être libéré. Le thème de la mort est présent, exploité, mais pas explicité, ou traité en tant que tel. Cela mérite d’être repris avec les plus jeunes qui peuvent se poser des questions.

Besoin d'attention. On nous montre un poisson vraiment laid, qui va devoir faire beaucoup pour être apprécié. On le charrie parfois sur son apparence, il sait l’utiliser pour faire rire, mais c’est un personnage qui va presque se sacrifier pour sauver les autres et qui reste pourtant secondaire, que l’on a tendance à oublier. Plutôt pathétique. Apparence.

Couple. On montre des couples d’adultes qui s’aiment, y compris les grands-parents qui se montrent toujours de l’affection (même s’il peuvent rire d’eux-mêmes). Un couple va même vouloir rester dans l’aquarium pour y être seul et vivre des choses torrides (ils sont typés latins).

Danger. Beaucoup de dangers guettent les personnes ou les tortues.

Maladie psychique. Dédoublement de personnalité moqué. On nous montre aussi un paranoïaque (mais aussi traité de manière humour).

SCENES DIFFICILES

Mises en danger. Les petits bébés tortues risquent de se faire manger par des oiseaux. Une mouette risque de se faire agresser par un gros contrebandier avec une sorte d’ancre à plusieurs pointes. Les deux petits sont seuls, ils se font aspirer par le siphon d’eau du bateau et son expulsé dans l’océan. Un tentacule sort d’une faille et attrape l’un des bébés tortues, son ami craint pour sa vie. Centaines de poissons qui se déplacent en masse pour fuir des prédateurs, effet de stress pour les petits cachés dans la faille. Les petits qui se font happer par le courant et qui crient au secours dans les tuyaux. Se retrouver coincé dans une sorte de rotor, qu’il faut dégager avant qu’elle se mette en marche. Les bébés tortues arrivent dans les égouts, avec des crabes obnubilés par la nourriture et qui s’intéressent à eux. Glace qui rompt, avec les grands-pères qui vont tomber de haut, et Rey qui se retrouve coincé sous les rochers. Sammy se fait emmener dans un endroit désert où la mafia veut lui faire peur, il ne se décourage pas, alors le Boss laisse ses deux poissons de main s’occuper de lui, ils vont l’étrangler avec un cordon, puis l’entraver. Personnages dangereux. Deux barracudas hantent l’extérieur de la prison, sorte de machines à tuer, semblent presque être de métal, faciès agressif avec grosses dents. Les crabes sont des machines à manger, en groupe ils peuvent faire peur, ils ont même assez de puissance pour se débarrasser des deux monstrueux barracudas du film. Les contrebandiers apparaissent soudainement au début de l'histoire. Les crabes sont des machines à manger, en groupe ils peuvent faire peur, ils ont même assez de puissance pour se débarrasser des deux monstrueux brochets du film. Les deux murènes garde du corps.

Tristesse. Les grands-parents se retrouvent dans des filets de braconniers, ils luttent en vain pour se défaire, ne pourront que faire partir les bébés tortues. On voit la femme de Ray tenter de se mouvoir vers eux. Scène poignante. Moquerie des oiseaux qui sont plus rapides que les tortues, scènes où l’on en voit un être méchant avec les deux grands-pères qui tentent de protéger leurs petits-enfants. On voit les animaux se sentir mal en captivité. La fausse mort de Lulu et encore plus poignante, celle de Jimbo que l’on voit plusieurs fois manquer d’air, c’est presque comique, on a presque tendance à l’oublier, puis on le retrouve comme mort à la fin, avec une tentative de massage cardiaque. C’est un personnage plutôt pathétique touchant. Mort de deux petites raies, mangées par les barracudas.

Peur. Grosse scène de fuite quand les deux barracudas s’en prennent aux bébés tortues, tentative de se cacher dans les algues, puis dans des tuyaux, avec des séquences très stressantes où les monstres disloquent leurs abris, leurs museaux pleins de dents se rapprochant dangereusement. Les adultes sont loin et ne peuvent rien faire, les petits sont seuls. Moment de frayeur quand le poisson surgit quand on se croyait en sûreté. On a l’impression qu’il fonce sur nous.

Moquerie. Un film qui se moque de différents personnages. Les poissons rendus dingues par l'enfermement son risibles. On se moque de la personne en charge de l’aquarium, qui joue avec l’aquarium en miniature, qui se considère comme important, qui est maniaque de la propreté. On se moque de l'Africain stéréotypé rasta contrebandier. Moquerie des malades psychiques. On nous montre une forme de schizophrénie stéréotypée (qui est nommée en plus psychopathe dans l’animé). Avec un Homard qui fait parler chacune de ses pinces (personnalité baba-cool en contraste avec un paramilitaire). Plein d’humour, mais en se moquant du personnage et en ne favorisant pas la compréhension de ce type de maladies. On se moque aussi du paranoïaque, qui focalise sur les gens qui le regardent, qui se sent toujours observé, qui est montré comme fou. Maltraitance. Personnages dénigrants, les manchots adultes qui prennent les autres de haut, qui se gaussent de faire des vilénies.

Malaise. Une 3D qui se déroule dans l'eau, qui peut créer un effet d'oppression pour ceux qui sont un peu sensibles. La porte de l’aquarium risque de se refermer avant que Lulu n’aie pu sortir. La première apparition de Jimbo que l’on croit mort, qui ouvre d’un coup ses gros yeux globuleux.

VOCABULAIRE
Classique.

Commentaires. Les jeunes tortues semblent être dans ce film pour se mettre en danger. Impressionnant de voir qu’un film qui tourne autour d’un besoin de s’évader, autour de bébés tortues sans cesse en danger puisse être proposé aux tout petit de trois ans. Les images sont saisissantes, les effets 3d impressionnants avec un rendu de l’eau et de la nage bluffantes, les personnages sont souvent choux, mais ce n’est pas un film à montrer à un petit en dessous de 7 ans (surtout quand on est dans un cinéma).

Thèmes. Mer. Écologie. Zoo. Persévérance. Bandit. Tolérance. Différence de classe. Mort. Besoin d'attention. Apparence. Couple. Danger. Maladie psychique. Animaux anthropomorphes.