Des films pour les enfants, série adaptées à leurs âges

 
 

 

 

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ROBIN DES BOIS

Sans dégâts dès : 4 ans - Âge conseillé : 6 ans

DUREE
83 minutes
MONTAGE

Film d'animation de 1973 d'une belle qualité. Générique de début avec tous les personnages et des scènes de l'animé, peu explicite pour les touts petits. Ensuite différentes scènes bien définies, quelques rares moments lents. Linéaire, on voit principalement Robin, mais il y a beaucoup de personnages (et Robin va changer d'apparence plusieurs fois). Narrateur extérieur par petites doses.

MESSAGE

Valeur chevaleresque. Le héros veut le bien du peuple. Identification au héros qui est courageux et intelligent.

Totalitarisme. Critique du mauvais pouvoir. Bête et couard, on n'aime pas quand celui qui gouverne n'assure pas. On peut se moquer de ses faiblesses, de son immaturité, et on attend celui qui va le remplacer. Cupidité. Critique des taxes qui appauvrissent le peuple. Exploitation.

Amour impossible. Amour impossible entre un voleur et une princesse, avec le roi qui ne veut pas de ce mariage. Danger de l'amour. Importance du baiser, on peut être prêt à se mettre en danger pour cela. Qui se ressemble s'assemble. L'amour fonctionne surtout quand les deux amoureux se ressemblent (ce n’est pas la Robin qui irait avec la poule, ce sera plutôt Petit Jean). Cela se termine par un mariage.

Différence de classe. On critique l'idée d'un pouvoir au-dessus des autres. On ne veut pas de différences entre les riches et les pauvres.

Jeux. Jeux symboliques (on voit des adultes et enfants faire une fausse bagarre, ils jouent aussi la romance entre Marianne et Robin). Tournoi qui ressemble à une grande fête, critique du tricheur. Spectacle de marionnette qui permet de critiquer le pouvoir. Déguisement. Différents moments où les héros se déguisent.

Résistance. On nous montre ceux qui combattent pour que l'usurpateur ne puisse pas continuer à faire ce qu'il veut.

Vol pour le bien. Petit Jean se questionne sur le bien de la chose (emprunter à ceux qui ont trop de fortune).

Jalousie. Ici le prince Jean a été traumatisé par sa mère qui a toujours préféré son frère à lui, et il fait maintenant ressortir sa méchanceté, sa soif de pouvoir.

Stéréotype de genre. L'image de la femme est rétrograde. Les "femelles" ne peuvent pas être dangereuse dit le prince Jean. Dame Marianne est juste bonne à être sauvée. La seule qui est un peu dynamique est la dame Gertrude, obèse et comique. Une petite lapine est séduite par Robin. Crainte de la princesse d'être oublié de son amoureux qu'elle fréquentait il y a longtemps. L'homme lui, pendant ce temps va combattre ou le soldat va apprécier les formes proéminentes de la gitane.

Voyance. Il ne faut pas croire aux mensonges des diseurs de bonne aventure qui savent charmer et arnaquer le monde. Charlatan.

Flatterie. On nous montre comment on peut arnaquer les gens en flattant.

Punition. Les méchants et les usurpateurs finissent en prison.

Maladie psychique. Le prince Jean est névrosé et imprévisible joue au monarque, on le voit sucer son pouce dans des phases de régression.

SCENES DIFFICILES

Mises en danger. On voit Robin se faire tirer dessus, utilisation d'armes (lances, épées, arcs). Robin s'est fait capturer, Marianne supplie le roi de le gracier, il risque de se faire couper la tête. Combat plutôt long où Robin veut s'échapper (il y a quand même beaucoup de moments comiques). Robin qui a été sauver un enfant se retrouve seul dans le château, avec la grille de la porte qui se ferme, il tente de s'échapper, poursuite, combat dans le feu, puis tombe du haut d'une tour dans l'eau.

Tensions. On craint que le shérif ne prenne le rare argent des pauvres. Tobi entre dans le château récupérer sa flèche, on peut craindre qu'il rencontre un méchant. On craint que Robin tombe dans le piège du prince et soit découvert au tournoi. Stress quand les héros vont tenter de délivrer frère Tuck, ou qu'ils prennent un à un les sacs d'or du roi.

Tristesse. On voit des pauvres entravés dans les rues. Le shérif il va jusqu'à voler le cadeau d'anniversaire d'un pauvre petit lapin et les sous d'un aveugle ou du tronc des pauvres. On peut avoir l'impression que l'amour entre Robin et Marianne est impossible. Les prisonniers dans le cachot sombre, avec chanson triste (cernes sous les yeux, souris qui sont squelettiques affamées, chaînes). Frère Tuck qui ose se rebeller contre les taxes se fait enchaîner, on voit les préparatifs de sa pendaison de nuit. La fausse mort de Robin qui semble s'être fait abattre d'une flèche dans l'eau.

Méchants. Le shérif de Nottingham est craint, imposant; Le dernier des méchants est pathétique, Persifleur devient un souffre-douleur, souvent maltraité.

VOCABULAIRE
Langage recherché, parfois médiéval, plutôt complexe pour les petits. Quelques chansons.

Commentaires. Action souvent agressive (vol, combat, emprisonnement), mais les méchants sont tournés en ridicule ce qui les rend moins effrayants. On dirait que les psychologues ont fait leur entrée chez les scénaristes : régression du roi qui suce son pouce quand il a un souci, hypnose du serpent Persifleur. La relation entre le prince Jean et le serpent est assez ambiguë (homosexualité latente, sado-masochisme ?). Bien inspiré d'un film de 1938, Les Aventures de Robin des Bois.

Thèmes. Animaux anthropomorphes. Moyen-âge. Cape et d'épée. Totalitarisme. Cupidité. Amour impossible. Jeu. Déguisement. Différence de classe. Vol. Jalousie. Exploitation. Charlatan. Amour. Résistance. Courage. Combattre.