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Monster House, un film d'horreur pour enfant

MONSTER HOUSE

Sans dégâts dès : 11 ans - Âge conseillé : 13 ans

DUREE
91 minutes
MONTAGE

Film en motion capture de 2006, qui apporte une gestuelle propre à chaque personnage (même s'il reste de la raideur dans ces images de synthèse, qu'il y a peu de textures). Il est pensé comme un film d'épouvante pour enfants. Le rythme peut être endiablé à certains moments. Cauchemar. Flash-back pour raconter l'histoire de la maison.

MESSAGE

Méfiance. Se méfier des apparences. Paranoïa que peut déclencher un voisin louche, avec toutes les idées préconçues (ou pas) que l'on peut se faire sur lui. Le méchant n'est pas celui que l'on pense. Secret. Cacher des choses difficiles.

Souffrance. On va voir que les personnes agressives peuvent agir ainsi parce qu'ils ont de bonnes raisons, souvent lié à un problème personnel non résolu.

Autonomie. Entrer dans l'adolescence. L'enfant qui entre dans l'adolescence, début de la puberté. Il se sent adulte, ne veut plus de baby-sitter.

Amitié. Être dans une relation forte. Risquer sa vie pour l'autre. Force du faible. Les héros de l'histoire sont trois jeunes plutôt décalés (ceux avec qui l'on ne va pas forcément s'asseoir avec à la cantine). Ils vont pourtant faire preuve de solidarité entre copains, esprit d'aventure. Intégration dans un groupe.

Intérêt pour l'autre sexe. Début de l'intérêt pour les filles avec le premier bisou. Dispute. Les premières disputes avec le meilleur copain pour décider qui a vu la demoiselle en premier. Sexualisation. Diverses allusions sexuelles, surtout en lien avec la baby-sitter, qui a un copain qui lèche un petit lapin. "Quand un mec super tatoué se pointe à la caisse du drive-in, file-lui son hamburger, pas ton numéro de téléphone" ce sont ses paroles les plus sensées.

Courage face au danger. Se montrer fort. Oser se confronter à la peur.

Sentiment d'impunité. Tout est permis quand on a l'impression d'avoir raison. Peu de conscience morale chez ces jeunes. On va observer le voisin à la longue-vue, entrer dans une propriété privée, voler des choses pour mener à bien leur projet.

Manipulation. Mauvaise baby-sitter. On la voit qui prend ses aises, qui veut faire croire aux parents qu'elle se charge bien de l'enfant, mais qui ne pense qu'à elle. Elle amène son copain "musicien" à la maison. Qui les arnaques avec de fausses factures.

Mort. On parle de la mort d'une épouse et de l'esprit qui prend possession de la maison. Vie après la mort. Surnaturel. Possession. Recette de la maison possédée, on traite bien du thème de l'esprit qui ne peut pas disparaître, de l'amour inconditionnel, la mort et les émotions fortes.

Consommation. Critique des personnes qui sont trop attachées à leur bien.

Accepter l'autre. Critique de ceux qui peuvent se moquer d'une personne à cause de son physique. Tolérance. Il ne faut pas rejeter celui qui est différent.

SCENES DIFFICILES

Mises en danger. Le vieil occupant de la maison fait peur à une petite fille, il lui casse son tricycle et l'embarque chez lui. Il a un méchant faciès. On le voit plus tard s'en prendre au héros, lui crier fort dessus. La maison va s'en prendre à des personnes. Le petit copain alcoolisé de la baby-sitter se fait attirer par elle, on ne voit pas ce qui lui arrive, mais on l'entend crier. Des arbres vont servir de mains pour s'en prendre à deux policiers. Elle va même engloutir un chien. La scène où elle croque une voiture de police avec les enfants coincés dedans fait bien peur. Ensuite à l'intérieur, il y a de nombreux passages avec des bruits inquiétants, des scènes tendues. Les enfants se font finalement attraper, ils semblent condamnés, mais se font vomir de la maison juste au moment fatidique. Stress. Un cauchemar tout en rouge avec une main agressive dans la chambre du héros. Un appel téléphonique avec un râle au bout du fil. On se rend compte que cela provient de la maison d'en face. Ambiance sombre, cris et poursuite. Et il ne faut pas se réjouir trop vite, quand on croit avoir gagné, la maison revient à la vie encore plus monstrueuse. Quand tout est fini, il y a encore une petite frayeur, comme dans les bons films d'horreur.

Visuel effrayant. Dans la scène finale, la maison devient un véritable monstre qui marche.

Morts. Crise cardiaque du vieillard qui habite la maison dans un accès d'agressivité. Découverte d'un cadavre dans la cave.

Ambiance souvent sombre. On nous montre petit à petit des choses étranges avec la maison, grincement de porte, choses qui disparaissent dans le gazon. Jusqu'au moment où on réalise qu'elle peut se transformer en monstre. On la verra montrer ses dents en pleine nuit, mais aussi ne plein jour s'en prendre à une jeune fille.

Dénigrement. L'image que renvoient les adultes est négative. Le rapport aux parents, avec une mère "tout le monde il est beau tout le monde il est gentil", et un père qui se permet de stupides commentaires sur la puberté du héros en le charriant, qui lui parle des demoiselles qu'il matait à l'époque. L'équipe de policiers est risible. Aucun de ces adultes ne va croire ou aider les enfants. Le seul qui donnera des conseils pour vaincre la maison est un geek livreur de pizzas qui finira par draguer la baby-sitter. Le seul personnage noir de l'histoire (un des policiers) est le plus stupide personnage du film.

VOCABULAIRE
Langage parfois jeune "arrête tes conneries, bouffer, ma gerbe". La musique est souvent semblable à cesse que l'on peut entendre dans les films fantastiques ou d'horreur.

Commentaires. Nous avons ici un film d'horreur pour les enfants (surtout parce qu'il a une apparence de dessin animé). Un scénario bien rodé qui apporte son lot de surprises, même pour un adulte. Vraiment pas adapté aux plus jeunes.

Thèmes. Peur. Frisson. Autonomie. Méfiance. Intégration. Force du faible. Intérêt pour l'autre sexe. Courage. Mort. Vie après la mort. Surnaturel. Consommation. Tolérance. Secret. Manipulation. Dispute. Fantôme.