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Les minions

LES MINIONS

Sans dégâts dès : 7 ans - Âge conseillé : 8 ans

 

DUREE
91 minutes
MONTAGE

Film en images de synthèse de 2015. Dérivé de la saga "Moi, moche et méchant". Rythme qui peut être rapide.

MESSAGE

Quête identitaire. Trouver sa place dans la société. Rechercher du travail, trouver le bon employeur. Travail. Les Minions nous montrent qu’il faut faire les choses consciencieusement (et éviter les bêtises). Persévérance. Le minion tente toujours de parvenir à ses fins, on voit bien qu’avec de la motivation on a la possibilité d’obtenir ce que l’on veut.

S’amuser. Prendre du plaisir à jouer. On reste dans le monde de l’enfance avec les Minions. Réaction enfantine. Les minions réagissent au moment, ils ont la faculté de vibrer fortement aux choses, mais en changeant rapidement d’émotion (passer des larmes au rire). Dangereuse innocence. Même s’ils font partie du monde du mal, et qu’ils peuvent générer des bêtises, des morts, on ne peut pas en vouloir au minions, ils sont trop innocents. Leur simplicité leur permet d’être pardonnés de toutes les fautes, ce qui relativise leurs mauvais exemples.

Aider l’autre. Les Minions se mettent au service des autres, leur plaisir est d’aider le patron. Le film nous montre des personnes qui prennent soin des autres. Asservissement. Il y a quelque chose de plutôt pathétique de voir ces personnages souhaiter servir une personne, se mettre à la disposition de l’autre.

Fréquentation. On voit que les Minions sont sous une forme d'emprise et qu'ils n'agissent pas en âme et conscience, mais plutôt parce qu'on leur demande de faire. Lorsque l'on est comme cela, attiré par des méchants, c'est un peu moyen de les fréquenter.

Sens de la communauté. Les minions forment une grande famille, ils s’entraident, sont très soudés. Les trois personnages du film reproduisent un peu la famille, avec une personne responsable, l’adolescent et le petit enfant. Famille soudée.

Différenciation. Même s’ils semblent se ressembler, on réalise vite que les minions ont tous leurs personnalités.

Méfiance. Il faut se méfier des apparences. Des personnes gentilles peuvent en fait être des méchants.

Dépression. Avoir un but à sa vie permet de s’en sortir.

Traumatisme d’enfance. C’est en se sentant exclu, en n’étant pas apprécié des autres que l’on développe de l’agressivité. Scarlet a désiré depuis l’enfance être une princesse, et elle est prête à tout pour réaliser son rêve. Si l’on est trop frustré de quelque chose, il y a le risque de faire le mal pour y parvenir. Intégration.

Année soixante. Le film a lieu durant les années 68, des habits ou une musique typiques (beaucoup de références que seuls les adultes comprendront).

Féminisme. Les temps ont changé, une femme peut être l’égale d’un homme. Scarlet Overkill se bat très bien, aucun homme n’arrive à sa cheville (mais une femme forte est une femme un peu dérangée, pas certain que cela serve l’égalité des femmes finalement).

Amour. On nous montre un couple bien amoureux, qui se soutient.

Allusions adultes. Un minion en string entre dans une piscine pour y draguer deux bornes d’incendie. Un maître d’hôtel découvre Scarlet et son mari l’un sur l’autre et croit qu’ils font des choses.

SCENES DIFFICILES

Mises en danger. Risque de se faire écraser par une voiture (ne pas savoir qui sont les occupants de la voiture, en avoir un peu peur). Se faire poursuivre par la police après avoir volé de l'argent. Un Yeti reçoit un gros bloc sur la tête, les trois survivants veulent se venger et attraper les minions. Ours rugissant contre les minions. Scarlet menace de mort les minions, s'ils devaient échouer leur mission. Trois gardes, avec des lances pointues, menacent les héros. Course poursuite avec un carrosse. Scarlet arrive armée, pour tuer les minions qui lui ont volé son rêve de devenir reine. Les trois minions sont enfermés injustement, ils ne s'y attendaient pas, dans une salle de torture où Herb avec un masque de bourreau doit les tuer (les différentes machines de torture ne fonctionnent pas sur eux). La scène la plus agressive du film : colère de Scarlet qui envoie ses sbires contre les trois minions, poursuite en pleine nuit, effets d’ombre, de pluie et d'éclairs, c’est stressant, un homme musclé leur envoie dessus une armure recouverte de piques, ils se cachent dans une cabine où un homme, maquillé tête de mort, tente de les tuer avec une tronçonneuse, un clown avec balles de jonglage explosives les attaque, un homme amphibien qui sort d’une flaque pour s’emparer d’un minions. Scarlet prend en otage Stuart et Bob, ils sont attachés et entourés de bâtons de dynamite qui vont exploser. Combat final, avec Scarlet qui tire avec des lasers géants, cela génère de la lave. On se croit débarrassé d’elle, mais elle envoie une fusée que Kevin avalera pour sauver ses amis (on craint qu'il explose... ce qu'il va finir par faire).

Malaise. Des personnages qui semblent gentils ont des actions agressives (que cela soit la gentille famille qui se met à braquer une banque ou Scarlet Overkill qui peut avoir un ton amical et ressembler à une gentille maman, tout en racontant une histoire menaçante). Devoir faire un vol, la tour est un peu sombre et protégée, ils tentent leur mission, mais voient la couronne leur échapper. On voit bien le risque que les minions fassent tomber un lustre sur Scarlet, on peut la croire gravement blessée. Kevin devient immense. Quelques visuels impressionnants. Un gros tyrannosaure. Des sbires de Scarlet.

Banalisation de la violence. On va rire de morts comiques (un tyrannosaure, un vampire, un professeur qui tue un de ses doubles et qui ainsi fera disparaître tous les autres). Les minions reçoivent souvent des coups on se moque d’eux (coup de canne dans la tête, dans les parties, se retrouver couvert de salive de géant, tomber de haut, foncer contre des choses). On se retrouve plus du côté des voleurs de billets de banque, ou de couronne, que des représentants de la loi.

Moqueries. Il y a souvent des situations où on prend les personnages pour des idiots dans ce film (surtout les minions, mais aussi des gardes se font hypnotiser et se retrouve à se donner de petites claques sur les fesses, on nous montre des stéréotypes d’anglais buveur de thé, qui acceptent d’avoir un stupide minion comme roi). Kevin en géant, semble uriner sur ses deux camarades pour les sauver d’une explosion. La reine fait croire qu’elle donne un cadeau de remerciement super nul.

Tristesse. Un minion qui réalise que ce qu’il prenait pour un ami était en fait son reflet. Pathétiques minions qui dépriment chez eux, parce qu’il n’y a personne à servir. Kevin explose en plein ciel, on va le croire mort, son ami Bob le pleure.

VOCABULAIRE
Les minions ont un langage particulier, inaudible (mais constitué de plusieurs langues mélangées, on le comprend un peu). Sinon le reste est classique.

Commentaires. La dernière partie du film joue la carte du stress, ce n’est plus du tout amusant pour les trois minions héros de l’histoire qui doivent faire face à la fureur d’une femme qui a une agressivité contenue et qui envoie ses sbires les capturer, ils doivent se cacher, faire face à des méchants. Ces dernières minutes rendent le film inadéquat pour les plus jeunes (n'emmener pas le petit dernier le voir), mais les enfants dès 7 ans prendront plaisir à (re)découvrir ces petits personnages jaunes et les adultes apprécieront le ton décalé et les nombreuses références aux années soixante.

Thèmes. Quête identitaire. Travail. Persévérance. Jeu. Méfiance. Dépression. Intégration. Fréquentation. Emprise. Famille soudée.