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Le magasin des suicides

LE MAGASIN DES SUICIDES

Sans dégâts dès : 12 ans - Âge conseillé : 15 ans

 

DUREE
85 minutes
MONTAGE

Film d'animation de 2012. Le style de l'animation réduit les mouvements des personnages. Ellipse, avec le bébé qui va grandir en un instant. Travail important sur les couleurs.

MESSAGE

Parler de la souffrance existentielle. Avoir des soucis, ne pas avoir le moral. Suicide. La réponse au mal-être est principalement le suicide, même si on voit que l'amour peut réparer la machine, la plus grande partie du film matraque le message de la mort comme solution. Heureusement que la fin propose d'autres alternatives, et nous montre les regrets des fantômes suicidés. On brise ici un tabou de société, car on parle peu du suicide, ce film permet de présenter un mal de société. Mort.

Plaisirs. Rendre le monde moins déprimé, meilleur. Faire plaisir aux gens. La danse et la musique peuvent faire vibrer les gens. La sensualité de la femme peut faire vibrer l'homme (ici les petits garçons). La nourriture (et surtout les crêpes) peut apporter du plaisir. Positiver. Même dans une famille qui peut poser problème, on nous montre qu'il est important de relever le positif. Le garçon, avant de renvoyer à son père qu'il est trop sérieux et qu'il ne l'a jamais vu sourire, lui dit qu'il est un bon parent. Critique de la ville morne et froide.

Imposition familiale. Correspondre aux attentes. Attentes des parents. Ici, un petit garçon n'est pas apprécié par son père qui attendait qu'il corresponde à l'image familiale. Accepter la différence. Famille qui a de la peine à accepter la différence en son sein, que cela soit au début quand ils sont tous mornes ou à la fin quand ils nourrissent la ville, difficile d'être soi-même.

Amour maternel. C'est la maman qui va permettre le changement, en appréciant que sa fille découvre l'amour grâce à l'aide du petit frère. Femme qui sauve son mari du suicide. Critique de la colère agressive du parent.

Consommation. Magasin avec service à la clientèle personnalisé, importance du vendeur qui sait comment vendre sa marchandise. Arnaque pour tarif de nuit qui est augmenté. Critique du monde de la consommation qui va jusqu'à vendre des moyens pour se suicider.

Le travail. Ici, les parents se raccrochent à leur travail pour ne pas sombrer. On nous montre comme notre activité professionnelle peut avoir une influence sur le moral.

Groupe. Faire partie d'une bande de copains qui se ressemblent. Être dans un projet commun.

Beauté ronde. Fille ronde qui a son physique revalorisé. On la voit nue et est montrée sensuelle et jolie, nous charmant dans une danse orientale. Être belle au naturel.

Santé. Critique de la cigarette. Avec des rôles inversés du parent qui propose de fumer, et les copains qui expliquent que c'est mauvais pour la santé.

Critique de la loi. Elle ne s'intéresse pas à la misère du monde, mais elle pense juste à poser des amendes sur les personnes qui se sont suicidées sur la voie publique.

Oser agir. Importance d'avoir son positionnement, de ne pas être coupé par son entourage. Autant l'enfant pouvait avoir un espace pour faire le bien, offrir des bulles à sa soeur, autant le père va continuer (certes un peu en cachette), à offrir à des clients de moyens de se suicider (crêpe au cyanure). Réaliser son rêve.

Critique du psychologue. Il coute cher, et qui est juste bon pour poser un diagnostique et envoyer le père faire une pause.

SCENES DIFFICILES

Mises en danger. Le jeune héros est poursuivi par son père jusque sur un toit, il se jette dans le vide. Sa mère le pleure et en veut à son père qui est responsable du (faux) suicide. Père qui veut du mal à son enfant: séquence violente, dans le rouge, avec le père qui imagine tuer son fils, on le voit le prendre par le cou. Père qui fait croire que la cigarette est bonne pour la santé et motive son fils à fumer. Père qui dans un accès de folie, court après son fils avec une épée pour le pourfendre, on voit ses yeux fous.

Visuel effrayant. Images sombres et étranges en noir-blanc, type Rorschach, les traumatismes du père cauchemardés, avec des bruits sourds. Ambiance lugubre: les rues sont grises mornes, on nous montre une ville déshumanisée terne. Appartement vide d'un vieillard qui souhaite se suicider.

Malaise. Pas de respect pour le cadavre. Pour ceux qui se sont suicidés sur la voie publique, on voit des représentants de la loi qui placent des amendes dans leur bouche.

On montre beaucoup de suicides. On voit beaucoup de morts dans l'introduction du film (des personnes qui se jettent d'immeubles, pendaison). Un clochard utilise une technique longue et gratuite, s'étouffer avec un sac plastique. On va suivre quelques personnages dans leur suicide, une personne qui va se faire écraser, une autre qui va acheter du poison. Différents moyens proposés (Hara Kiri, noyade avec poids attachés aux pieds, pendaison, se couper les veines, armes à feu, poisons en tout genre).

Mauvaise image des parents. Parents qui sont aussi en souffrance, avec le père qui est prêt à se suicider.

VOCABULAIRE
Classique, peut avoir quelques rares termes vulgaires (merdier, salaud, merde). Neuf chansons, dans un style comédie musicale.

Commentaires. Un film d'humour noir, il est nécessaire de saisir le deuxième degré pour découvrir cette histoire qui joue avec le thème du suicide. Un film plutôt pensé pour les adultes ou les adolescents.

Thèmes. Suicide. Mort. Imposition familiale. Différence. Consommation. Travail. Équipe. Amour parental. Santé. Loi. Maladie psychique. Réaliser son rêve. Optimisme. Comédie musicale.