Des films pour les enfants, série adaptées à leurs âges

 
 

 

 

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Les Saisons

LES SAISONS

Sans dégâts dès : 5 ans - Âge conseillé : 7 ans

DUREE
97 minutes
MONTAGE

Film de 2016. Une sorte de documentaire qui nous présente différentes scènes à la suite, elles sont courtes, nous montre beaucoup d'animaux. On nous fait avancer dans le temps, depuis 80.000 ans en arrière, jusqu'à nos jours (donc nombreuses ellipses). Le réalisateur parvient plutôt bien à faire en sorte que l'on ne sente pas que l'on a fait jouer ces animaux (et heureusement, en dehors d'une scène avec un ours qui se cache le visage, on ne leur a pas prêté des émotions humaines).

MESSAGE

Nature et animaux. De belles images d'une nature vierge et d'animaux. Un temps où ils avaient encore un environnement où ils pouvaient s'ébattre. La forêt. Une température adaptée à une végétation de forêt a fait apparaître un océan de verdure en quelques siècles.

Animaux. On nous montre beaucoup d'espèces (aurochs, renards, rennes, chevaux, ours, écureuils, loups, oiseaux, hérisson, bouquetins, araignée, lynx, biche). Mignons bébés. Ce sont les renardeaux qui auront le plus de succès. Disparition. Les humains ont chassé les grands animaux de leurs territoires, ils ont été responsables de la disparition d'espèces. Animaux du froid. Il existe des espèces qui résistent bien au froid, avec fourrures. Se trouver de la nourriture. Les animaux peuvent avoir de la difficulté à trouver de la nourriture dans la neige. Les carnivores veulent tenter d'attraper des animaux.

Écologie. Comprendre comment la nature et les animaux ont bien fonctionné sans les hommes, puis comprendre comme ces humains se sont imposés.

Cycle de la vie. La naissance, on nous montre une biche qui fait naître son faon. Des bébés animaux qui sont nourris par leurs parents, puis qui apprennent à devenir indépendants (oiseaux qui apprennent à voler, sortent du nid, ourson qui veut grimper à l'arbre, apprendre à chasser les proies).

Temporalité. On nous fait faire un saut dans le temps. Le film commence avec la dernière ère glaciaire, il y a 80.000 ans et plutôt rapidement, on va nous montrer la forêt qui est apparue il y a 12.000 ans (les nombreux animaux, l'homme y compris, qui la partageaient). On nous montre qu'il n'y a pas grand-chose qui évolue pendant des milliers d'années, jusqu'au moment où l'homme a commencé à domestiquer et faire de l'agriculture, puis encore plus de changement avec l'industrie. Les saisons. Ce n'est pas qu'une question d'automne d'hiver, de printemps ou d'été, mais de temps qui avance, de rythme dans la nature.

L'influence des humains. Une grande partie du film se déroule sans que l'humain ait une grande influence sur ce qu'il y a autour de lui. Sur la fin, on nous montre comme l'humain va de plus en plus prendre l'ascendant sur ce qu'il y a autour de lui. Danger de l'activité humaine. Nous en sommes à un stade où on réalise que c'est dangereux de continuer ainsi, nous nous sommes approprié la terre, nous avons modifié le paysage (cela pouvait encore être acceptable, les abeilles pouvaient encore butiner de nouvelles plantes qui avaient remplacé les arbres), mais maintenant on pollue et c'est risqué. Heureusement que l'humain apprécie son environnement ou les animaux, nos enfants sont ceux qui vont pouvoir montrer l'exemple.

Se décentrer. Percevoir que l'on n'est pas le centre du monde.

Pollution. À la fin du film, on nous montre un humain qui asperge des arbres avec des herbicides. On fait le lien avec ces produits et les gaz élaborés en temps de guerre.

Animaux utiles ou nuisibles. On nous renvoie l'absurdité de cette représentation. L'humain est parvenu à annihiler ceux qu'il ose nommer nuisible (donc inutile pour lui en fait). En plus, ceux qui ne seraient pas dans ces catégories sont censés porter malheur.

Évolution de l'humain. Des chasseurs-cueilleurs aux sédentaires, on nous montre comment l'homme (ici plutôt une enfant) a apprivoisé le loup. L'homme a ensuite cultivé, domestiqué, bâti des châteaux, industrialisé et pollué, on attend la suite.

Religion. L'humain a toujours divinisé des endroits. On nous montre comme au début, il posait des cornes et colliers autour d'une source située dans une forêt profonde et comme l'endroit s'est finalement retrouvé au coeur d'un monastère.

Contemplation. Des moments où on se laisser bercer par notre vibration intérieure, sans scènes trépidantes ou tristes, avec seulement de belles images d'eau ou de feuilles qui tombent (mais ce n'est pas ce qui est le plus courant dans ce film).

SCENES DIFFICILES

Mises en danger. Hordes de loups qui poursuivent des sangliers, ils sont grosses dents en avant, caméra qui suit bien les animaux, cela fonce, on a l'impression que l'on est bien en immersion. Loups qui poursuivent des chevaux, il y en aura un qui se fera acculer, on craint qu'ils se fassent manger, la musique crée des tensions (mais il parvient à se défaire des vilains). Petits renards qui risquent de se faire attraper par un lynx, ils se font poursuivre et ont juste le temps de se cacher dans leur terrier (on voit la patte du lynx qui tente encore de les atteindre de l'extérieur du trou). On nous montre des scènes de guerre, avec utilisation d'une bombe, l'obus tombe et blesse un oiseau.

Violence. Combat de chevaux, on les voit se mordre, confrontation impressionnante, beaucoup de bruit, la caméra fait des gros plans. Combat de deux gros ours, coups de batte, bruits violents, ils sont impressionnants.

Mort. Un lynx a tenté d'attraper une biche, mais celle-ci s'est enfui très vite, on les retrouve en hivers, on voit que l'animal a de la peine à avancer dans la neige, le lynx s'élance, on entend la biche pousser des petits cris derrière un monticule de neige, on comprend qu'elle est morte. On voit un animal mort avec un corbeau dessus (on pourrait presque imaginer qu'il dort). Attaque d'un hérisson par un rapace de nuit, on le voit se mettre en boule, mais cela semble trop tard, on entend craquer les os. Les humains deviennent aussi prédateurs, du chasseur qui tue un animal d'une flèche à la chasse à court où l’on voit un cerf se faire poursuivre par une meute de chiens, l'animal est acculé, un noble sort son épée (on devine ce qui va se passer). Hérissons qui s'engagent sur une route pavée, une charrette tirée par un cheval leur passe dessus. Loups qui se font tirer dessus, on les voit bien tomber quand les chasseurs tirent.

Malaise. On voit des animaux dans le froid, l'enfant peut se demander s'ils ont froid. On se demande pourquoi il y a une horde de sangliers qui se suivent en courant. Pluie et animaux que l'on plaint, ils sont tous trempés. Papillon qui risque de se faire manger. On craint que les canetons qui sautent d'un arbre se fassent du mal. On nous montre un long serpent, on pourrait craindre qu'il attrape une petite souris. Orages, avec effets de tonnerre de nuit, avec éclairs.

Visuel effrayant. Il n'y a pas grand-chose, juste une naissance où on voit le faon qui est dans son placenta suspendu à la biche, puis elle le lave, c'est plutôt beurk (puis cela vient mignon). Des oisillons qui reçoivent de gros insectes beurks dans leurs gros gosiers beurks.

Tristesse. On nous dit bien que les forêts disparaissent, que les animaux ont petit à petit perdu leur lieu de vie, que cela devient difficile pour eux d'y trouver refuge (des pièges sont posés, renard attrapé, loups qui se font chasser, des hommes les descendent, on craint que l'ours qui approche des humains ait un problème, il part plutôt dans les montagnes). Image d'une biche seule dans une forêt qui n'en est plus une, elle touche un arbre qui tombe. On voit beaucoup d'arbres coupés (que ce soit pour les cultures ou pour les bateaux de la flotte royale).

VOCABULAIRE
Classique. Peu de paroles, il y en a un peu au début, puis à la fin du film.

Commentaires. Les messages présentés dans cette analyse ne sont pas vraiment représentatifs de ce qui est montré dans ce film, on y voit en fait principalement des images de nature et d'animaux. Et c'est bien là la force de cette production, qui nous offrant une remontée dans le temps, nous permet de réaliser ce que l'on a perdu. Car, nous allons tous saisir le message de ce film, il va se vivre à travers ces images (la forêt contient des animaux, puis quand l'homme commence à évoluer et avoir des moyens, il va tout utiliser à son avantage, il risque de tout détruire). Pas besoin de paroles, ce sont les images qui nous guident, et même les enfants vont pouvoir comprendre. Quelques moments un peu tendus pour les petits qui n'aimeraient pas voir des animaux se faire manger, mais c'est pensé pour qu'ils ne voient pas de sang ou d'images crues (ils auront juste à faire avec les grosses dents). Pour certains, cela pourra paraître un peu long.

Un film nécessaire. Vraiment pour tous.

L'âge légal est de six ans en Suisse (pour une fois que l'on propose un âge plus bas que le légal, rappelons que le cinéma n'est pas toujours adapté pour cet âge, et que si vous voulez le voir avec votre petit, ce ne sera pas évident de mettre sur pause au cinéma. Dans la salle où je me trouvais, il y avait des enfants de quatre, cinq ou six ans qui n'étaient pas à l'aise avec certaines séquences (plutôt les grosses confrontations entre animaux) certains genoux ont été utilisés. Un sept ans paraît raisonnable, mais comme c'est rare cette thématique si bien amenée, ce serait dommage de ne pas faire profiter toute la famille (oui des fois je me fais avoir par l'intérêt que je peux porter aux messages du film).

Thèmes. Documentaire. Animaux. Nature. Écologie. Cycle de la vie. Temporalité. Religion. Contemplation. Se décentrer. Évolution. Poétique. Saisons.