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Il était une forêt

IL ETAIT UNE FORÊT

Sans dégâts dès : 3 ans - Âge conseillé : 6 ans

 

DUREE
78 minutes
MONTAGE

Documentaire de 2013. Images en accéléré. Effets de synthèse pour générer différentes explications pédagogiques. Mouvements de caméra impressionnants, qui nous élèvent du sol, qui se rapprochent du tout petit, on va même entrer dans le monde microscopique.

MESSAGE

Sensibilisation à l'environnement. On nous fait comprendre, et on nous montre que l'homme peut détruire la forêt, et qu'il lui faut des centaines d'années pour parvenir à retrouver ce qu'elle était avant d'être détruite. Protection de la nature. Sans être uniquement axé là-dessus, on nous fait bien comprendre que l’on doit protéger nos forêts, qu’elles sont précieuses, et que ce sont ces végétaux qui nous fournissent en oxygène. En cinquante ans, l’homme a fait disparaître une grande partie des forêts tropicales.

Beaucoup de phrases pleines de sens. L'animal règne sur l'espace, l'arbre sur le temps. Ne pas garder l'inutile, en se débarrassant de ses fleurs. Nous souffrons de notre propre puissance, regardons les arbres, il y a dans leur sérénité immobile les racines de ce que furent notre berceau et notre sagesse.

Se décentrer. Un film qui nous permet de voir le monde autrement. De ne plus toujours penser l'Humain au centre de tout.

Revalorisation de la nature. Belles images, importance des interconnexions entre espèces, richesse d'un système qui a plusieurs centaines d'années.

Le végétal est vivant. Sous forme de graine peut traverser des océans, se déplacer dans le ventre d'un animal. Il arrête de pousser seulement quand il ne peut plus amener de l'eau à sa cime. Un être de flux, l'eau, la sève, le traverse, il a besoin de liquide pour vivre, et de soleil. Un arbre est une île, il va pouvoir accueillir des centaines d'espèces de plantes qui vont elles-mêmes contenir des centaines d'espèces animales. Entre eux, les arbres peuvent se livrer combat, le soleil est l'enjeu, et la destruction de l'autre le risque. Communication, en utilisant le parfum. Pour nous c'est invisible, mais l'arbre communique. Peuvent appeler la pluie, alerter leur congénère d'un danger, ils vont séduire et envouter pour parvenir à procréer.

Transmission de l'information. Le narrateur est un vieux botaniste, on le sent sage et posé, il a atteint le stade de la contemplation, il dessine. Il nous accompagne dans notre découverte, se trouve à la cime du plus grand arbre. Son message ne peut qu'être rempli que de sagesse et de vérité. - Des effets de synthèse viennent compléter visuellement les informations, avec cet apport technologique on est encore plus imprégné du message.

La forêt a des rythmes. On nous explique comment elle naît après une destruction (elle peut renaître en 700 ans) avec des arbres pionniers qui naissent en masse, puis meurent à 50 ans et qui serviront de terreau pour les suivants. Trois siècles plus tard, c'est le combat pour le soleil. Pendant cinq siècles, les végétaux se retricotent les uns aux autres. On ne trouvera pas l'un à côté de l'autre deux arbres d'une même famille, un arbre adulte condamne ses propres graines qui doivent aller voir ailleurs pour pouvoir grandir. Temporalité. On nous renvoie un autre rapport au temps.

Méthodes pour survivre. Trouver des stratégies pour s'en sortir, s'adapter à son milieu. Récupérer les feuilles qui feront du terreau. Cannibaliser son hôte.

Fonctionner avec l'autre. On voit comme il y a des interactions entre différentes plantes, ou avec des insectes, soit pour s'en protéger (l'insecte risque de faire mourir l'arbre en lui mangeant ses feuilles), soit pour trouver une utilité à l'autre.

À la croisée de deux mondes. Ce qui se trouve à ses pieds, le sol, et ce qu'il y a sur ses sommets. À sa mort, quand il tombe, ces deux mondes se rencontrent pour la première fois depuis des centaines d'années. L'arbre interagit avec un vaste monde souterrain, dans lequel il a des relations avec des filaments champignons qui l'aident à se nourrir.

Reproduction. Si les autres espèces doivent entrer en relation avec leur partenaire, les arbres utilisent un tiers pour leur acte d'amour, ils font agir les autres.

Le dessin. Prendre le temps de saisir ce que l'on voit en dessinant. Ici le narrateur fait des tableaux, l'introduction du film nous dévoile une feuille de dessin en gros plan. Artistique.

La naissance et la vie d'une forêt. Avec une explication sur comment se forme une forêt primaire.

Activisme. L'exemple de Francis Hallé nous motive à nous bouger nous-même.

SCENES DIFFICILES

Petites tensions. Quelques moments où la musique se fait un peu plus tendue. L'apparition d'un oeil d'éléphant qui semble agressif. Scène de nuage avec tonnerre.

Malaise. Un arbre qui tombe, on le sent que c'est quelque chose qui meurt. On ressent une tristesse, on le voit désarticulé, avec une impression de cercueil.

VOCABULAIRE
Classique.

Commentaires. Un beau film pour réaliser que la forêt est vivante, que les arbres ont un rythme différent du nôtre, mais qu'ils grandissent et vivent. Le film peut être long pour les plus jeunes, mais il reste intéressant pour toute la famille.

Thèmes. Documentaire. Nature. Écologie. Se décentrer. Artistique. Temporalité. Activisme. Poétique.