Des films pour les enfants, série adaptées à leurs âges

 
 

 

 

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CHAHUT

Sans dégâts dès : 2 ans - Âge conseillé : 6-15 ans

DUREE
11 minutes 45 secondes
MONTAGE

Court-métrage de 2005, linéaire, mais avec entre l'introduction et l'apparition du clown une pause dans le temps, et peut-être l'espace; film lent et proche du rêve

MESSAGE

Folklore. On y présente une coutume du Nord. Le film est truffé de références au carnaval de Dunkerque, le maire jette des harengs du haut de la mairie, le parapluie est un accessoire typique, la statue de Jean Bart.

Carnaval. Le carnaval est présent dans ce film, il y est prétexte à la recherche la fête, le bruit, le contact avec les autres, le contact social.

Solitude. L'absence est ressentie, dans son côté perte de contenant, en générant de la mélancolie, le connu devient inconnu.

SCENES DIFFICILES

Malaise. Crainte et surtout questionnement du personnage quand il se met à pleuvoir des poissons. L'angoisse du vide, quand on se retrouve dans une ville où il n'y a personne (mais c'est peut-être une angoisse d'adulte).

Tristesse. La fin est triste, même si on n'y croit pas vraiment. Le personnage principal semble mourir (même si le réalisateur pense autrement...).

VOCABULAIRE
Il n'y a pas de paroles. Contraste entre le bruit de l'introduction et le silence qui s'ensuit.

Commentaires. La musique est intra-diégétique : le personnage entend la bande-son, ce n'est pas spécialement fait pour le spectateur. Un film tout en poésie et tranquillité qui peut être montré à des enfants (pour autant qu'ils n'aient pas peur des clowns), mais qui est surtout intéressant pour les adultes.

Thèmes. Fête. Folklore. Solitude. Clown.

Ici, le court-métrage visible sur le site d'ARTE.

Ce que disent les autres: « Le film s’inscrit à l’instant où – à peine sorti du sommeil – l’émotion du rêve est toujours vivante sans que l’on parvienne à restituer l’enchaînement des faits. Vestige de la cérémonie passée, une pluie de harengs s’abat sur la ville. En opposition à l’explosion habituelle de joie, le « chahut » représente désormais la tourmente intérieure du clown qui, au-dehors, se manifeste par une violente tempête. Une manière peut-être pour Gilles Cuvelier de rappeler que le carnaval est aussi une commémoration de la fête qui, jadis, précédait le départ des pêcheurs pour l’Islande. » Caroline Lebrun, Bref n°67, 2005. et ici une bonne présentation d'un site sur l'animation