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Capitaine Superslip

CAPITAINE SUPERSLIP

Sans dégâts dès : 7 ans - Âge conseillé : 7 ans

 

DUREE
85 minutes
MONTAGE

Film en images de synthèse. Il n’y a pas beaucoup d’effet de structure, en jouant avec une certaine stylisation des personnages. On utilise aussi une séquence de marionnettes en chaussette et des autres avec des dessins style enfantin. L'introduction parodie Star Wars et Superman dans un style dessin d'enfant. Le rythme peut être rapide. Flash back, elllipses, fausses fin. Un générique de fin qui montre ce qui peut se passer après le film. On peut briser le quatrième mur, les héros peuvent faire un arrêt sur image et expliquer des choses au spectateur.

MESSAGE


Amitié. Quand on a un vrai ami, rien ne nous sépare (la pire punition ce serait de mettre ces deux amis dans des classes différentes). Solitude. Les enfants découvrent la vie de leur directeur, il n’a personne et vit seul. Cela crée des personnes agressives de se retrouver seul, la meilleure façon d’aider l’autre, c’est de l’aider à se faire des amis.

École. L'école est montrée comme lobotomisante et ennuyeuse pour les enfants. Découverte que l’école n’est plus la gentille garderie où on pouvait s’amuser, ici on commence à devoir faire partie du système où on doit rester à écouter les professeurs barbants et où on ne peut plus s’amuser. Critique d'un directeur autoritaire qui fait disparaitre le cours d'art et de musique.

Joie de vivre. C’est important de pouvoir passer du bon temps. On critique l’école qui risque d’embêter les enfants (l’art est un plaisir qu’il faut revaloriser). On nous montre deux enfants qui aiment bien s’amuser. Le méchant de l’histoire aimerait que les enfants cessent de rire. Rire. Ce qui fait ici rigoler, c’est surtout le dénigrement de l’autre, les références aux pets ou au caca. Liberté. On sent aussi le besoin de se sentir libre, vouloir s'amuser et ne pas être à l'école.

Artistique. On revalorise la création. Bande dessinée. On nous montre deux enfants créatifs qui font de la bande dessinée (un scénariste et un dessinateur). Coopération. Avec le travail en commun.

Quatrième mur. Les héros peuvent faire un arrêt sur image et expliquer des choses au spectateur.

Contestation. Ne pas se laisser faire. Un enfant ne doit pas hésiter à se battre contre l'adulte qui le contraint.

Couple. Ce n'est pas facile d'oser se mettre en couple (cela reste une histoire d'adulte, les enfants en sont à autre chose).

Punition. On nous montre des enfants qui se font prendre après avoir fait plein de bêtises et on voit bien que les grandes sanctions ne changent rien.

Malbouffe. Le sucre rend les enfants hyperactifs.

Maladie psychique. Un enfant de l’école n’a pas le sens de l’humour, il est décalé et pas compris des autres.

Agressivité. On nous montre que c’est parce que l’on souffre de quelque chose que l’on devient méchant. Moquerie. On nous montre un vieux monsieur qui toute sa vie a été moqué à cause de son nom, à cause de cela il déteste les rires. Et on est censé comprendre qu’il a surtout le problème de ne pas rire de lui-même.

SCENES DIFFICILES

Mises en danger. Combat de robots avec tirs laser, arrivée d'une grenouille géante qui détruit tout avec gros bruit. Le capitaine ne réalise pas que ce n’est pas un vrai héros, il se met en danger en croyant pouvoir voler, il saute par une fenêtre. Accroché à une baudruche, il ne réalise par qu'il pourrait s'écraser au sol. Le directeur aurait voulu traverser des cercles de feu pour se projeter en haut d’un tremplin avec un autocar. Combat entre un robot WC géant et le capitaine, il risque de se faire marcher dessus. Quand tout semble résolu, des wc se transforment en monstre aux yeux verts, on en voit un avaler un homme dans un restaurant

Malaise. Le directeur d'école déchire la bande dessinée que viennent de créer deux enfants. Les deux enfants tentent d'aller récupérer leur vidéo compromettante, ils tentent de ne pas se faire remarquer. Ils entrent dans le bureau et on craint qu'ils soient découverts (ce qui finalement se réalise, les deux enfants ne savent pas vraiment que faire, ils sont même prêts à utiliser une bague hypnotisante trouvée dans un paquet surprise pour tenter d'arrêter leur directeur). Les enfants abusent du directeur en le transformant beaucoup de fois en animal (poule, singe) en se moquant de lui. Les enfants conduisent une grue et risquent de faire des accidents. On comprend qu’un méchant apparaît et s’intéresse d’aller faire le professeur de sciences au collège. L’inventeur fou postule et le directeur l’engage. La grande fête foraine à l’école dégénère, des enfants sont en danger (mais on ne fait rien de spécial). Il pleut et les héros ne peuvent plus transformer le directeur, ils sont séparés. Rêve où George et Harold se sentent séparés par deux mondes, sur des planètes différentes, on entend crier. Tous les enfants de l’école se retrouvent sans le sens de l’humour, on les voit l’œil vide. Les deux héros sont maintenus pendant qu’on les met sous un rayon qui lobotomise leur fonction de rire. On voit autour d’eux que des enfants le regard vide. Les héros qui pensaient s’être débarrassé du robot se retrouvent à combattre le méchant qui utilise son rayon spécial, ils sont en danger. On pense que le capitaine pourra s’en débarrasser, mais il fait une bêtise qui rend le méchant immense, il reprend le dessus et a l’école minuscule entre les mains.

Maltraitance. Les enfants s’amusent avec l’adulte en le transformant plusieurs fois de suite leur professeur en personnage comique. Ils se permettent de fouiller la maison de leur directeur. On se moque de la secrétaire qui reste en attente durant tout le film et qui finalement raccroche le téléphone accidentellement lorsque les héros lui répondent.

Banalisation de la violence. On ne peut que rire de voiture qui renverse le professeur. On peut donner une tape parce que l’autre le mérite. Les bêtises des enfants ont une certaine violence sur les enseignants, et c'est montré comme marrant.

Moquerie. Deux héros qui sont dans la spécialisation de se moquer des autres. Avec un thème qui aurait pu être pensé dans la direction du respect de l’autre, mais cela ne cesse d’aller du côté du dénigrement (autant dire que l’on ne pense qu’à rire de l’autre). L’enfant un peu intéressé par les études va être l’acolyte du méchant et montrés comme un super embêteur. L'autorité est dénigrée (surtout dans l'école). Gag autour de l'amour qui n'existe plus après le mariage.

Sans fin. Le méchant s’échappe à la fin.

Tristesse. Les deux enfants font le choix de laisser tomber leur héros.

VOCABULAIRE
Les enfants ont des voix d'adulte (en tout cas dans la version canadienne). On peut rire de jeu de mots caca pipi (uranus).

Commentaires. Un film qui flatte les enfants en revalorisant leur puissance et leur capacité de se moquer des autres (une impressionnante utilisation de l’adulte par des enfants). Le contenu est résolument politiquement incorrect, et mieux vaut avoir le deuxième degré pour savoir jongler entre les différentes bêtises de ces enfants. Le film est tiré d’une bande dessinée américaine qui n’était pas spécialement pensée à la base au moins de 7 ans, le film risque d’être vu par des plus jeunes et la vision montrée de l’école n’a rien à voir avec ce qu’un petit peut y vivre (par contre plus tard, on peut comprendre le message de ces deux jeunes enfants qui voient que l’école n’est pas un lieu de plaisir).

Thèmes. Superhéros, Déjanté, École, Amitié, Solitude, Joie de vivre, Liberté, Couple, Agressivité, Artistique, Coopération,