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la belle au bois dormant

LA BELLE AU BOIS DORMANT

Sans dégâts dès : 6 ans - Âge conseillé : 7 ans

DUREE
75 minutes
MONTAGE

Film d'animation de 1959. Récit linéaire, mais avec deux époques distinctes : la princesse est encore bébé, puis, grâce à un petit intermède qui ressemble à une lecture, une ellipse, 16 années sont passées.

MESSAGE

Amour. C'est tiré d'un conte, donc chargé de significations, mais pas des plus explicites. Sexualité. La princesse a 16 ans, risque de faire couler son sang sur une quenouille, son père les fait toutes disparaître du royaume. On peut faire le lien entre la sexualité qui apparaît dans ces tranches d'âge et le parent qui veut préserver sa fille. Critique du mariage arrangé. Les parents avaient déjà prévu le lien entre Aurore et Philippe, pour unifier leur royaume, ils imaginent déjà les petits enfants avant même que ces jeunes soient au courant. Le prince n'est pas d'accord et se rebelle contre cela (par contre, la demoiselle est plus soumise et accepte). Coup de foudre. On peut tomber amoureux juste en se voyant.

Se préserver avant le mariage. Ici, on fait bien comprendre à la princesse qu'elle ne doit avoir aucune relation. Elle aura juste le droit de fantasmer sur un prince qu'elle aura rencontré en rêve, au moins 100 fois. C'est à ses 16 ans qu'elle va le voir en vrai... un conte qui montre aux demoiselles qu'elles ont intérêt à se tenir tranquilles et ne pas trop aller batifoler, et que c'est comme cela que le prince charmant viendra les choisir.

Accueillir une naissance. Importance de faire une fête pour le bébé qui vient de naître. Espérer de bonnes choses pour l'enfant.

Gentillesse, don de soi. Les fées acceptent de perdre leur pouvoir magique pour s'occuper d'Aurore et ainsi tenter de la soustraire au regard de Maléfique. On va les voir prendre soin de la princesse jusqu'à la fin, en aidant le prince à la sauver (dans la ville réelle, ce sont un peu les vieilles filles qui chaperonnent et qui expliquent les choses de l'amour).

Apparence. Il faut être beau et belle comme les héros. Les dons des fées vont surtout dans la direction d'une perfection, et on obtient une princesse parfaite, à taille de guêpe impossible. Jolie robe. L'apparence passe par de jolis vêtements.

Héroïsme. Pour obtenir une princesse, un prince doit être fort, il doit pouvoir se battre pour elle. Courage.

Belle nature. On nous montre de beaux paysages, beaucoup d'animaux.

Bien tenir sa maison. En dehors de devoir être sage, une véritable femme doit savoir faire à manger et créer des habits (pas comme les fées qui ont besoin de magie).

Alcool. Si on voit que le vin peut rendre heureux, il peut déclencher des bagarres agressives et des "propos d'ivrogne" (ainsi qu'une incapacité à travailler).

SCENES DIFFICILES

Mises en danger. Attaque du prince Philippe quand il pensait retrouver sa belle chez elle, sombre, musique agressive, il finit bâillonné, attaché devant Maléfice. Combat du prince contre l'armée de Maléfice, rochers qui risquent de l'écraser, flèches, huile brulante, doit sauter par dessus le pont-levis qui se lève, explosion du chemin par Maléfice qui envoie des boules de feu, forêt de ronces. La magicienne se transforme en dragon noir, elle tente de lui donner des coups de dent, crache des flammes, il doit les éviter en montant une falaise, risque de tomber dans un précipice.

Peur. Du vent apparaît, éclair, affreuse malédiction de Maléfique, qui prédit la mort de la princesse. Maléfique qui est cachée dans le feu de cheminée, qui va hypnotiser Aurore avec une lumière verte. Long moment dans le château de la sorcière, où les fées tentent de découvrir ce qui se trame, on ne sait pas ce qu'elles vont découvrir, ambiance stressante, noirceur, elles doivent se cacher des gardes, un corbeau va les découvrir et lancer l'alerte.

Malaise. Après avoir été cachée durant 16 ans, Aurore est guidée vers une chambre secrète, elle y touche un fuseau et tombe à terre, les fées pleurent devant sa dépouille. Crainte des parents d'imaginer leur enfant mourir, la reine prend son bébé dans ses bras.

Crainte. Colère de Maléfique, qui se fâche contre ses hommes, cris, ambiance sombre, jets d'éclairs. Transformation de la sorcière en dragon noir qui crache des flammes, impressionnant.

Propos d'ivrogne. Un des rois se fâche, on l'entend crier fort, il avait certainement trop bu.

Tristesse. Pleurs d'Aurore qui ne veut pas de son statut de princesse, elle souhaite revoir son amoureux. Moquerie de Maléfice qui va narguer le prince en lui disant que c'est son aimée qui est maintenant endormie pour 100 ans et qu'il sera vieux quand il la retrouvera.

VOCABULAIRE
Classique.

Commentaires. Les plus jeunes risquent d'être impressionnés par la sorcière, et d'avoir de la peine à aller au lit, même si Maléfice n'est pas très présente finalement. Petit problème avec la mort de la sorcière, elle tombe dans un précipice, transpercée d'une épée, mais les enfants ne voient pas le corps, elle a disparu. Cette mort étrange pourrait être source d'angoisse pour certains enfants qui peuvent se demander où elle est. Les méchantes belles-mères, sorcières périssent souvent de mort atroce dans les contes originaux, ce qui permet d'exorciser la peur. Comme pour tous les contes traditionnels, que ce soient ceux de Grimm ou de Perrault, nous conseillons de les lire d'abord avec les enfants, pour qu'ils puissent se les approprier avant de regarder les versions Disney, souvent dénaturées de leurs symboliques premières.

Thèmes. Amour. Princesse. Naissance. Courage. Force. Apparence. Sexualité. Conte. Sacrifice de soi. Comédie musicale. Dragon. Sorcière. Magie.

Ce que disent les autres: Extrait de "Psychanalyse des dessins animés" de Geneviève Djénati. "Contenu latent: chaque film reprend grossièrement les symboliques sous-tendues par les contes de Grimm. Par ailleurs, l'imaginaire enfantin est fortement influencé par le conditionnement lié à la représentation universelle des personnages, ce qui permet peu de s'approprier l'histoire de manière individuelle. Cependant, les évènements, bien que relatés avec une assez grande fidélité au contenu de l'histoire, sont réinterprétés par Disney à la manière américaine, qui raconte l'histoire en édulcorant les problématiques ou en les rendant peu perceptibles. Notre avis: les contes merveilleux sont faits pour être transmis oralement. Ils sont enracinés dans la culture et mettent en oeuvre la capacité de rêverie de chacun. Leur mise en image est souvent bien reçue par les adultes. Leur visionnage trop précoce (avant ou remplaçant l'histoire racontée) est à éviter: elle crée une stéréotypie des représentations qui se substitue à la créativité personnelle de l'enfant."