Quels films pour nos enfants ?Des films pour les enfants, série adaptées à leurs âges

 

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Amer Béton, le film d'animation

AMER BETON - TEKKONKKINKREET

ATTENTION DECONSEILLE AUX ENFANTS !

Sans dégâts dès : 15 ans - Âge conseillé : 16 ans

 

DUREE
110 minutes
MONTAGE

Film d'animation de 2006 avec un style bien particulier et avec une bonne qualité d'animation. Caméra très mobile, effet de flash-back, de rêve, gestion rapide des séquences, beaucoup d'intrigues en parallèle. Linéarité complexe.

MESSAGE

Jeux. Les enfants ont droit de jouer, il leur faut des terrains de jeux. Ici on nous montre des jeunes qui s'approprient des territoires. Importance de se sentir appartenir à un environnement, de s'identifier à un espace.

Risque d'écouter son côté obscur. Critique des ténèbres, qui sont fortes et qui peuvent nous offrir un pouvoir immense, mais en nous imposant la solitude. Importance de garder sa part claire, et de ne pas céder à la tentation. Quête identitaire.

Les temps changent. Difficulté de garder les choses comme avant. Critique de la société de consommation qui veut un parc d'animation, pour réaliser des bénéfices, en détruisant tout un quartier.

Accepter l'autre. Contraste entre Blanc et Noir, bien et mal, liés. Deux enfants bien différents. Handicap. Blanc à 11 ans semble fonctionner comme un enfant de 3 ans, il se sécurise avec ses histoires et objets, il a certainement un handicap, on le présente comme pur, il recherche le bonheur avec une sorte de naïveté. Il est motivé par tout, parle de Dieu, joue et est bien protégé par son ami noir. Souffrance intérieure. Noir lui est sérieux, taciturne, il joue avec la violence avec agressivité quand c'est nécessaire. Après la séparation des deux enfants, noir s'enfonce dans l'obscurité et devient vraiment violent, proche de la folie. Débrouillardise d'enfants des rues. Amitié forte entre deux enfants. Vol, violence.

Pauvreté. Être orphelin et sans sous rend forcément la vie plus difficile. Ne pas avoir une maison fait que l'on considère la ville comme sa maison. Liberté. Deux enfants qui semblent faire ce qu'ils veulent.

Protection de l'autre. Avec un ami qui va jusqu'à faire croire qu'il ne veut plus de son partenaire pour qu'il ne se mette plus en danger. Dévouement pour protéger l'autre.

Faire respecter la loi dans une ville. Avec différentes manières de s'y prendre. La jeunesse utilise leur force, leur agilité. Yakusa, avec pression pour s'approprier la ville. Alliance avec la police. Implication d'étrangers mal vus par les autochtones qui aimeraient régler les problèmes par eux-mêmes.

Parentalité. Devenir parent peut changer les gens, un yakusa est informé par son amie qu'il va devoir être papa, il va vouloir se ranger.

Soutien de la police. La police est montrée comme plutôt incapable, on va plus l'apprécier dans sa tentative d'aide sociale à l'enfance.

Le temps passe. On parle de la vieillesse, de la mort. Mais aussi de la naissance.

Spiritualité. On parle d'astrologie, et des caractéristiques des personnes, les personnages parlent de Dieu (certainement pas celui que l'on connaît dans nos contrées).

Espoir. Le générique de fin montre qu'il y a toujours l'espoir que de belles choses puissent pousser, même là où tout semble détruit.

SCENES DIFFICILES

Mises en danger. On voit les jeunes se battre entre les voitures. Boîte avec des oreilles coupées à l'intérieur. Pression des Yakusa qui ne respectent pas les règles du jeu, qui peuvent prendre en otage une mère pour faire pression. Se faire poursuivre par un gros méchant armé d'une machette. Blanc est poursuivi seul, il se retrouve acculé, on craint pour sa vie, on le retrouve plus tard une machette enfoncée dans le corps, se vidant de son sang. Des personnages armés entrent dans le parc d'attractions en tirant.

Violence. Beaucoup de combats plutôt réalistes. Combat de boxe, coups aux parties. On peut voir du sang. Personnage surpuissant capable de démolir un mur à main nue. Il peut y avoir des morts. Apparition du Minotaure qui tue deux personnes, on voit le sang.

Malaise. La folie de Noir, qui décompense quand Blanc n'est plus avec lui. Il se fabrique une poupée à son effigie, on le voit baver quand il croit que son ami s'est fait éclater la cervelle. Blanc est aussi en mauvais état, il se met à hurler. Étrangeté. Flash d'images déformées qui montrent des souffrances d'humains. Rêve éveillé de Noir, qui lutte avec son côté obscur matérialisé. Couleurs saturées, effets de chute. Peur en sursaut. Minotaure rouge et affreux grognant dans l'obscurité. Une lumière vive apparaît soudainement, une allumette qui s'allume.

Misère. Des orphelins se débrouillent seuls dans la ville. On voit un vieillard clochard se faire rejeter. On nous montre les enfants faire les pickpockets. On parle d'une boîte de strip-tease qui permettait aux enfants de devenir des hommes, on voit un effeuillage.

Différentes morts. Étranger que l'on croit mort, ensanglanté, qui va finir par mourir uniquement quand il sera aspergé d'essence et brulé vif. Un Yakusa est obligé de tuer un vieil homme qu'il respecte, on le voit pleurer. Un futur père qui voulait partir pour s'occuper de son bébé et de sa femme se fait assassiner parce qu'il a lui-même tué le méchant chef.

VOCABULAIRE
Langage actuel, quelques petits moments de vulgarité (connerie, merde).

Commentaires. Un film incroyable, tiré d'une bande dessinée japonaise dont le caractère design est à mille lieues de l'apparence des shonen classiques. Ne laissez pas tous les dessins animés à vos enfants, celui-ci sera pour un adulte.

Ce que disent les autres. Très intéressante analyse d'Amer Béton.

Thèmes. Protection. Combattre. Différence. Handicap. Jeux extérieurs. Loi. Nostalgie. Pauvreté. Industrie. Quête identitaire. Amitié. Liberté.